Publié 24 juin 2025
dans Franck Dubosc
Un plan pas simple.
4.5 Si les références d’Un ours dans le Jura vont de Fargo à Un plan simple, en passant par Poupoupidou et Polar Park, il faut bien reconnaître que la promesse ne va pas plus loin que sa correcte mise en place et qu’on vogue rapidement vers le n’importe quoi. C’est pas si simple, la comédie noire. Sans parler de mise en scène – au mieux fonctionnelle ici – c’est aussi une affaire de personnages, de scénario, de rythme, de dosage, de suspension d’incrédulité. Le film fait donc illusion une demi-heure mais on se lasse vite de ses rebondissements improbables. Et puis on n’y voit quand même pas beaucoup le Jura. Tu tournes ça dans la forêt de Fontainebleau c’est pareil. Reste une douce sympathie pour Dubosc, Calamy et Poelvoorde.
Publié 8 septembre 2018
dans Franck Dubosc
Coup de foudre en fauteuil.
6.0 Beaucoup aimé. Et j’en suis le premier surpris. Il y a des trucs assez gênants parfois, des gags lourds ou des situations téléphonées, mais il y a aussi des choses réjouissantes, situations qui fonctionnent plein gaz et des gags vraiment réussis – dont une séquence dans un restaurant chinois vraiment très drôle, j’avais pas ri comme ça depuis la scène du repas dans Elle, de Verhoeven. Et il y a même une idée géniale (que je ne révèlerai pas) dans le dernier quart qui fait définitivement basculer le film du bon côté. Alors c’est pas du Farelly mais on y pense parfois, d’une part car il y a un vrai boulot d’écriture, ainsi qu’une interprétation au-dessus du lot – Toujours eu du mal avec Lamy mais ici je l’ai trouvé excellente, par exemple ; quant à Elsa Zylberstein elle donne suffisamment de sa personne pour que le film vaille qu’on se déplace rien que pour elle – en ce qui concerne le genre de la comédie romantique à la française.