Archives pour la catégorie Francois Ozon

Frantz – François Ozon – 2016

16730095_10154429318257106_2829221840116034782_nL’étranger.

   6.1   1918 en Allemagne. Anna se rend chaque sur la tombe de son bien-aimé, mort au front. Elle croise bientôt un homme qui vient lui aussi pleurer sur la tombe et y déposer des fleurs, fait sa connaissance et apprend d’une part qu’il est français et qu’il était un ami de son Frantz. Il y a deux films en un. La première partie est déstabilisante car autant la douceur d’approche et de compréhension entre l’étranger et la belle-famille en deuil d’Anna est très belle, autant il y a un curieux suspense, un peu gênant puisqu’un peu roublard, sur son identité. Comme le film est vu du point de vue de la jeune femme, ça passe. On pense d’abord qu’Adrien (Le jeune français, Pierre Niney, donc) a tué Frantz et qu’il vient, rongé par les remords, pour s’en excuser. Avant de croire qu’il était son amant. Ça aurait fait un beau film d’ailleurs, de voir ce garçon français, tomber amoureux de la petite amie de son amant allemand. C’eut été plus casse-gueule c’est sûr. On y croit d’autant plus que d’étranges flash-back en couleur (qui n’en sont finalement pas) tentent de nous tromper. La deuxième partie, une fois le pot aux roses dévoilée perd en mystères ce qu’elle gagne en quête romantique et spirituelle. Anna (Paula Beer, révélation, j’espère qu’elle aura son César) devient le personnage mobile et fort là où elle était figée et chétive. Si le film manque d’émotion et d’ambition formelle et romanesque, il ne rate pas grand-chose surtout dans sa manière de brosser le (double) mensonge – La thématique qui parcoure quasi toute l’œuvre du cinéaste – comme vecteur de vie, d’émancipation, d’apaisement voire de résurrection puisque Adrien incarne un peu malgré lui, auprès des parents de Frantz, le fils d’adoption avant qu’il ne serve de simple tremplin pour l’élan nouveau de la jeune femme. Que le film s’en serve en tant que discours pacifiste le rend plus beau encore. Un poil trop rigoureux dans sa plasticité, avare dans son intensité et binaire dans ses enchaînements couleurs / noir et blanc pour prétendre égaler les meilleurs Ozon, mais dans le haut de son panier, déjà bien garni (C’est son seizième long métrage) quoi qu’il en soit.

Jeune et jolie – François Ozon – 2013

10850229_10152533127327106_7609262439397902957_nJe suis moi.

   7.0   Jeune et Jolie rappelle un peu A nos amours. J’imagine que sur cette comparaison lapidaire, gratuite et indémontrable, j’en perds la moitié d’entre vous. Pourtant oui, j’ai pensé au film de Maurice Pialat – J’aurais très bien pu parler de Buñuel, difficile en effet de ne pas citer Belle de jour. Isabelle, comme Suzanne, s’émancipe par la découverte de sa sexualité au point d’utiliser son corps à des fins purement expérimentales – Pour la science, aurait-on dit, dans une société reculée. L’une le fait en multipliant les aventures amoureuses, l’autre en se prostituant. Isabelle confiera pour sa défense aux policiers et à son psy – après la mort soudaine de l’un de ses clients – que ce qu’elle faisait relevait de l’expérience.

     L’environnement familial n’a rien de comparable chez Ozon et chez Pialat. Au climat électrique de l’un répond une entité douce et alchimique ou presque chez l’autre. Presque, oui car il y a quelque chose d’assez destructeur là-dedans, de contaminé, mais qui parvient à rester masqué même lors des paroles de trop d’Isabelle ou lors de la découverte de son secret. Le fait que le foyer soit une famille recomposée n’est pas étranger à cette impression, d’autant que le mari de sa mère n’est pas son père ce qui occasionne un jeu de séduction étrange et maladroit. Rien n’est précisé concernant le petit frère mais il pourrait tout aussi bien être issu de ce mariage là ce qui crée une relation déroutante entre ce pré-adolescent et sa grande (demi) sœur.

     Le film s’ouvre d’ailleurs dans une bulle estivale familiale où l’on ne soupçonne aucunement le portrait sous forme de saisons (rythmé par quatre morceaux de Françoise Hardy) que s’apprête à nous offrir Ozon. Pourtant, Isabelle est très vite guettée par les hommes, tout converge subtilement ou non vers un monde de désir et de séduction. C’est même à travers les yeux de son petit frère que le film s’ouvre puisqu’il observe sa sœur seins nus sur le sable à travers des jumelles. Le ver est dans la pomme, d’autant que quelques scènes plus tard, il la surprend cette fois en train de se masturber dans son lit.

     Les parents ont aussi leur rôle à jouer là-dedans tant ils recèlent d’une grande ouverture d’esprit, jamais gênés d’évoquer l’amour et la sexualité de leur fille. Des parents cool, en somme. Sa mère voudrait qu’elle soit amoureuse de cet allemand comme elle voudrait plus tard, au printemps, qu’elle soit amoureuse d’un autre garçon. Mais l’allemand s’il pouvait devenir l’amour de vacances idéal (pour sa mère mais aussi pour Isabelle, qui quelque part à cet instant-là cherche encore peut-être l’adolescence sentimentale, le sexe idéalisé) sera juste bon à lui ôter sa virginité. Le film baigne déjà dans la transgression, le scandale. C’est une première fois inattendue, qui l’embarque ailleurs. Et si le lien avec la mère semblait fort, il semblait fort seulement, disparaissant progressivement au fil des saisons. Jusqu’à la rencontre finale avec Charlotte Rampling qui apporte là encore tout un tas de questionnements, d’inconnue.

     Isabelle fête ses dix-sept ans comme Adèle fêtait ses seize ans dans le film de Kechiche. Festivité témoin d’une dernière alchimie avant les grands bouleversements que ces âges déterminent. Dans la scène suivant l’ellipse chez Kechiche, Adèle habite chez Emma tandis que chez Ozon, Isabelle s’engouffre dans les couloirs d’un hôtel dans lequel elle s’apprête à effectuer une passe habituelle. Kechiche utilisait de grands trous de plusieurs années quand les ellipses sont saisonnières chez Ozon. Souvenons-nous qu’Ozon a par ailleurs jadis déjà élaboré son (plus beau) film en jouant de cette thématique séquentielle Une partie / Un moment de vie. C’était le conceptuel 5×2.

     C’est le récit d’une transformation au sein d’une souche familiale, comme souvent c’est le cas chez Ozon. Le portrait d’une fille qui devient femme en prenant une bifurcation aux conventions inculquées par son environnement familial. Pourtant, de ces fameuses conventions, la famille en est déjà porteuse d’une déroute et le film s’amuse à triturer cela dans chaque séquence qu’ils ont en commun, où il s’agit de surprendre quelqu’un (on ne compte pas le nombre de scènes construites là-dessus) et de dévier imperceptiblement des trajectoires (le beau-père qui se rapproche anormalement de sa belle-fille alors qu’il est au courant de son secret ; Isabelle qui surprend sa mère en plein flirt suggestif avec leur meilleur ami).

     C’était Mia Hansen-Love qui avait aussi superbement traité la fragilité du cocon familial dans Tout est pardonné, dans ses autres films aussi cela dit, mais plus encore ici où un père se droguait et détruisait son foyer. Ici c’est une fille qui fait la pute. Dans chaque cas, secret ou non, tout s’ébranle. Marine Vacth véritable révélation est un personnage opaque jusqu’au bout, dont on ne saura jamais vraiment les grandes motivations. Jeune et jolie est un beau film sur une libération adolescente bouleversée et sur l’éclatement à petit feu d’une cellule familiale bourgeoise qui ne soupçonne rien et pouvait tout envisager sauf ça.

Une nouvelle amie – François Ozon – 2014

10409650_10152509915217106_8688151935435916664_nJe suis femme.

   6.0   C’est fou ça. J’ai vu douze films d’Ozon déjà. Oui, douze ! C’est en les listant que je m’en suis rendu compte. On me l’aurait demandé, au débotté j’aurais dit cinq ou six. C’est dire si son cinéma me passe relativement au-dessus, sans que je le déteste par ailleurs. Bon, Une nouvelle amie, le cru Ozon 2014 est une réussite totale. J’ai marché à fond. Putain, Anaïs quoi. Je t’aime. Et Romain Duris qui est génial.

     C’est l’histoire d’une fille qui tombe amoureuse de sa nouvelle meilleure amie parce que c’est un garçon, mais se refuse à elle parce que c’est un garçon. Enfin, au début ce n’est pas tout à fait cela mais ça le devient et c’est ce que le film réussit de plus beau : la relation ambiguë et vertigineuse entre David/Virginia et Claire.

     C’est un film sur la brèche, beaucoup plus touchant que caricatural. Et le film s’amuse beaucoup de ce statut-là, il est aussi très drôle et il me surprend sans cesse. C’est un peu à double tranchant le cinéma de François Ozon. Les personnages sont ici très beaux je trouve, ailleurs non. Alors oui ce n’est pas toujours finaud c’est vrai, A la rigueur j’aime moins le personnage joué par Personnaz, pas toujours bien dessiné. Mais la magie m’emporte dans son ensemble.

     C’est un peu ce que pourrait aujourd’hui faire Almodovar s’il savait encore faire des films. Bref, dans le top 5 Ozon, à l’aise.

Potiche – François Ozon – 2010

Potiche - François Ozon - 2010 dans Francois Ozon 19534590Les jeux de société.    

   4.2   Adaptation d’une pièce de théâtre, comme l’était avant lui Huit femmes, Potiche n’est rien d’autre que du théâtre filmé. Au pire c’est insupportable et suffocant. Au mieux c’est agréable, on passe un bon moment, et même si le film cherche à dire des choses intéressantes, il ne les véhicule pas par la mise en scène, souvent absente. Heureusement, Potiche appartient à cette deuxième catégorie. Très peu au tout début du film tout de même, les premières minutes sont hideuses. Disons que d’entrée (avec cette femme qui fait son jogging, parle aux animaux, affronte un mari despote et naïvement fait tout ce qu’il lui dit de faire) la mécanique tant attendue est en marche, mode Ozon, gros sabots, pantouflard, cliché à la manière de « je ne peux pas voir tes clients, je ne dois pas faire la cuisine, mais où est ma place ? ». Pourtant c’est d’abord dans la reconstitution que le film interpelle bien avant de séduire. Tout est kitch, criard, gentiment rétro, hyper appuyé (dans le bon sens : anti-naturaliste) et le film semblerait aussi vieillot s’il avait été fait dans les années 70.

     Puis peu à peu quelque chose de savoureux, dans les rapports, la réplique commence à se créer. Lorsque le mari tente d’apaiser une grève qui le mène à être séquestré, dérailler puis faire un infarctus, c’est la femme potiche (qui fait ça si bien depuis plus de trente ans) qui est amenée à reprendre les rennes. Schéma basique et attendu encore une fois. Mais c’est grâce à sa palette de personnages que le film rebondit. Car Luchini est excellent mais ça ne suffirait pas. Il y a d’abord les interventions (comme au théâtre) de la fille, qui ramène ses problèmes de cœur dont on apprend aussi à connaître les penchants politiques, très proche de son père. Il y a l’arrivée du fiston, fils à papa d’apparence, rebelle dans les faits, qui ne veut ni parler de l’usine de son père, ni de politique (ou alors seulement la politique de l’art) mais de son aventure amoureuse (qui pourrait très bien être de l’inceste contre son gré, ça il faudra attendre pour le découvrir) et de ses choix professionnels incertains. Mais c’est en la présence de Depardieu, en député-maire communiste que le film s’envole un peu encore. Evidemment tout ça n’est que du théâtre. Mais les acteurs en l’occurrence sont excellents. On se prend au jeu même si ça fait un peu politique d’entreprise pour les nuls. On se prend au jeu même si c’est un film d’étiquettes. De toute façon ça l’était déjà sur l’affiche du film, chaque personnage portait une étiquette sur son front qui ne lui correspondait plus, comme si tout avait été bouleversé, redistribué. Et Ozon joue beaucoup de ça.

     Le problème de ce cinéaste c’est la question de la distanciation qu’il offre avec ses films. Quand il fait Huit femmes, Potiche et même Sitcom je ne vois là aucune prétention, juste la volonté d’éveiller des sujets de sociétés, un peu barrés, théâtraux mais volontairement dérisoires. Ses films plus sérieux ne fonctionnent jamais. A l’exception de 5×2 qui restera encore aujourd’hui un grand mystère pour moi. Potiche ne révolutinne pas, il ne cherche pas à le faire. On pouvait s’attendre à un film féministe un peu bateau mais même là Ozon s’intéresse à l’évolution de ce personnage dans sa prise de pouvoir et sa volonté de reprendre les rennes matriarcaux qu’elle a définitivement perdu dans son foyer (il y a une très belle scène où la femme se voit refuser l’éducation de ses petits enfants par sa fille parce qu’elle est trop laxiste). Madame Pujol, désormais élue député (sans étiquette – l’expression est marrante) s’en va chanter une hymne à la vie (on reste dans le kitch, Ozon assume) après avoir remercier ses votants et les avoir réduit à être ses propres enfants, qu’elle veut chérir et cajoler. C’est donc moins une prise de pouvoir féministe que la volonté de revivre (par la jeunesse – une femme au marché dira que la Pujol rajeunit) une situation de famille à l’échelle du monde (enfin d’abord d’une région) et c’est à mon sens ce que réussit de mieux le film.

Sous le sable – François Ozon – 2001

under the sand5La disparition.

     6.3   Il y a les films de deuil (Après lui, Shara, La chambre du fils…) qui mêlent lente agonie et espoir enfoui et il y a les films de disparition (L’avventura, A propos d’Elly, Sous le sable…) où il ne peut justement y avoir deuil tant qu’il n’y a pas réalité matérielle. Dans les deux premiers films de ma seconde parenthèse plane, logiquement, la possibilité d’une disparition accidentelle ou planifiée. Une mort injuste ou la volonté de se faire passer pour mort afin de changer de vie. Sous le sable déploie davantage car il y a aussi la possibilité que cet homme se soit suicidé. C’est même ce qui semble peu à peu être le plus plausible (médicaments douteux à l’appui). Il y a au moins une scène formidable dans le film c’est la rencontre avec la belle-mère, soit la mère du disparu. C’est un échange difficile qui en dit long sur l’instabilité – au sens entente fantaisiste – du couple. L’idée d’un départ volontaire n’a pas effleuré l’esprit de cette femme et pourtant c’est bien ce que lui assène sa belle-mère, qui voyait en son fils un être malheureux dans son couple. Auparavant nous observons cette femme qui ne pratique aucun deuil. Les quelques échanges avec des amis laissent penser que la vie a repris son cours. Elle semble aller mieux même si elle continue de parler de son mari au présent. Elle continue de vivre avec, se l’imagine, parle avec lui, n’a rien changé dans sa vie. Jusqu’à ce que le drame tant attendu pointe le bout de son nez : un corps a été repêché et pourrait très bien correspondre au signalement initial de cette femme, qui n’a désormais probablement plus envie de connaître la vérité. Ces larmes finales sur la plage peuvent vouloir dire deux choses : soit ce sont des larmes de joie, le corps retrouvé n’étant vraiment pas celui de son mari elle va continuer de vivre à ses côtés, de l’imaginer. Soit ce sont des larmes de joie mitigée, où pour ne pas sombrer cette femme s’est convaincue d’un mensonge. Son mari serait bien celui retrouvé, mais elle se serait persuadée du contraire afin de préserver l’entente éternelle avec son fantôme. J’aime l’idée d’une manière générale, c’est un film d’Ozon qui me parle, plutôt rare. Malheureusement il y a ça et là des choses plus grossières comme cette scène de visite d’appartement qui donne sur un cimetière. Comme souvent Ozon s’étouffe sous ses symboles, son film en pâtit. Heureusement qu’il a une actrice, superbe Charlotte Rampling. Heureusement qu’il a un lieu, Les Landes, car se faire bercer durant une bonne partie du film par le bruit des vagues c’est un point très positif, en ce qui me concerne.

Le refuge – François Ozon – 2010

Le refuge - François Ozon - 2010 dans Francois Ozon

Summer son.    

   3.9   Le refuge ressemble à un film bâclé, qui ne laisse pas le temps aux personnages de s’incarner, qui ne profite d’aucun de ses moments intéressants. Isabelle Carré était vraiment enceinte pendant le film, pourtant c’est un film qui fait toc. Je ne crois absolument à rien, à aucune rencontre, à aucun choix. Il y a pourtant quelque chose qui aurait pu me plaire c’est la relation entre Mousse et Paul. Cette relation paraît sinon impossible au moins improbable. Il y a une fascination mutuelle qui s’opère entre cette fille et le frère de son petit copain mort. Elle ne se drogue plus mais plane toujours et refuse tout sentimentalisme à l’égard de sa condition. Il est homo et vit son truc de son côté. Que les deux s’exposent à une attirance relève presque du fantastique. Ozon aurait dû exploiter cette relation un maximum. On sait qu’il y a le fantôme de Louis derrière eux, à chaque seconde, mais il est beaucoup trop présent ici et nuit au développement intime de ses personnages.

     Il y a une rencontre dans le film qui est à l’image du plantage. Une rencontre rohmérienne, avec Marie Rivière. Là aussi tout sonne faux. Ozon s’en débarrasse trop vite. Comme s’il voulait s’en servir pour ne pas nous perdre, nous rappeler que la relation entre cette fille et le bébé qu’elle porte est particulière. Pour nous rappeler que Mousse se réfugie, qu’il ne faut pas chercher à la comprendre. J’ai détesté cette séquence. D’ailleurs, même cette idée de refuge ne perce pas. Celui de la drogue dans un premier temps, où l’on découvre Mousse et Louis en junkies invétérés. Même problème, ce début de film n’est pas du tout convaincant. Il y a le refuge toujours concret de l’endroit recherché pour le repos, cette maison en bord de mer. Là aussi j’aurai adoré y voir des fuites, le cinéaste pouvait se servir du cadre, des dunes, de ses plages. Puis il y a le refuge principal, celui qu’on ne voit pas vraiment sur le visage de Mousse malheureusement – excepté dans cette scène en boite de nuit, plutôt pas mal – c’est celui d’une solitude, d’une extase, d’une fusion convoitée entre elle et son bébé. Entre elle et le nouveau Louis.

     Il y a cet homme en moitié de film que Mousse rencontre. Séquence totalement détachée. Elle est assise à la terrasse d’un café. Il vient l’accoster. Il lui dit qu’il a une chambre avec une vue imprenable sur l’océan. Elle lui demande si les femmes enceintes l’excitent. Il lui répond que oui sauf s’il est le père. Elle le suit dans sa chambre. Ils ne font pas l’amour. Il s’installe derrière elle et la berce. Cette scène n’a pas grand chose à faire ici mais elle est intéressante car je crois tout simplement que cet homme c’est Ozon. Enfin, son personnage. Que pour une fois il nous parle de lui. Pas trop tôt.


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silencio


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