Archives pour la catégorie Fritz Lang

Les bourreaux meurent aussi (Hangmen Also Die!) – Fritz Lang – 1943

24. Les bourreaux meurent aussi - Hangmen Also Die! - Fritz Lang - 1943Le criminel évincé.

   4.5   Punaise, c’était laborieux. Bon, je suis pas très Lang de manière générale, ceci explique sans doute cela. Quand bien même, Les bourreaux meurent aussi me semble beaucoup moins intéressant qu’un M le maudit ou un House by the river, qui brillent, eux, par leur ambivalence – Si je les rapproche c’est dans leur façon de traiter l’ambiguïté du crime. Reste qu’on est en 43, c’est la guerre et Lang est moins dans une inspiration de mise en scène que dans la propagande antinazie. Son film est donc une ode à la solidarité collective et résistance tchécoslovaque avant tout. Difficile de critiquer l’idée, ce bien que cinématographiquement ce soit peu intéressant ou très maladroit. Car si le film est visuellement fort (Les jeux d’ombres et de lumières chers à Lang, on peut même y trouver un côté Secret derrière la porte avant l’heure, au détour de quelques plans) il est surtout écrasé par sa mécanique scénaristique, souvent lourde, pour ne pas dire grossière. Avec pareil sujet en fond, c’est un peu gênant de le voir jouer sur de tels éclats esthétiques. Et puis cet air complètement ahuri que trimballe l’actrice pendant tout le film, c’est pas possible.

Le Secret derrière la porte (Secret Beyond the Door) – Fritz Lang – 1948

Le Secret derrière la porte (Secret Beyond the Door) - Fritz Lang - 1948 dans Fritz Lang secret-derriere-la-porte-1948-08-gLa septième obsession.

   6.5   Au même titre que le Hitchcock de Strangers on a train, je ne suis séduit que partiellement, cette fois plutôt la seconde partie d’ailleurs, dès l’instant que Joan Bennett fait connaissance avec la passion étrange de son homme, qui collectionne des chambres de reconstitution de véritables meurtres et les fait visiter comme des caves musées. Dès lors et ce bien que l’on sente tout venir, la mécanique parait plus aléatoire, les jeux d’ombres plus abstraits, l’atmosphère devient anxiogène et surtout le film se libère un peu de l’omniprésence de sa voix off archi envahissante (Qui commente ce que Celia pense en permanence) qui plus est en finissant par la faire échoir au mari mystérieux et malade. Si je ne suis pas entièrement convaincu, il y a quelque chose qui persiste dans cette intrigue à la Barbe-bleue, qui hisse le film vers la nuit, vers cette porte que l’on doit ouvrir pour en percer son mystère, vers des bougies asymétriques à la symbolique terrifiante, vers un passé funeste qui surgit de toute part et les flammes du présent qui viennent engloutir ou presque ce Caïn moderne dans son manoir hanté.

Le diabolique Docteur Mabuse (Die Tausend Augen des Dr. Mabuse) – Fritz Lang – 1961

10425007_10152533127497106_8428611340678654114_n     6.0   Je me rends compte que je connais mal Lang, enfin soit c’est trop loin (j’avais dû en voir quelques uns il y a dix ans) soit je n’ai pas vu (et il y en a un sacré paquet). Hormis La femme au gardénia et House by the river, vus l’an dernier que j’avais beaucoup aimés. Ce dernier volet des Mabuse est aussi le dernier film de Lang et j’ai trouvé ça très bien. Une sorte de série B parfaite rehaussée d’une mise en scène magnifique. Du coup ça me donne envie de faire une rétro de l’allemand.


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Auteur:

silencio


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