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Game of thrones – Saison 6 – HBO – 2016

13631616_10153800357122106_1944173727140183386_nRenaissance.

   8.0   C’est la saison de la résurrection des Stark, clairement. Lors du final de l’opus précédent, chacun se voyait ancré dans un futur au moins indécis (Arya perdait la vue, Sansa s’échappait mais où ?) sinon anéanti (Jon Snow « For the watch ») et très vite ici leur avenir se pare de promesses, d’une nouvelle donne : Mélisandre (Pile : Bombasse ; Face : Shining) c’était attendu, ramène Jon à la vie et l’épisode en question fait les choses dignement ce qui permet au futur king in the north d’affronter Ramsay « Pire ordure » Bolton dans un traditionnel épisode 9 de grande tenue (Immense réalisation de  Miguel Sapochnik) ; Arya est en plein apprentissage guerrier chez les Sans-Visages de Braavos ; Sansa est en route pour récupérer Winterfell, Théon Greyjoy puis Lady Brienne puis Littlefinger (un retour sobre mais toujours là quand il faut celui-là) aidant ; Et dans un registre parallèle (car les saisons précédentes l’avaient un peu abandonné) Bran réapparait affublé d’un pouvoir lui permettant de voir le passé, les débuts de son père compris. C’est donc l’occasion d’un retour de Ned Stark (Et d’un Sean Benn lookalike un peu foiré) et d’un épisode titanesque autour de Hodor, Lostien en diable. Que demander de plus ? Un peu plus d’embrasement, peut-être. A King’s Landing et à Meereen, surtout. La partie Daenerys est plus intéressante cette année, plus ambigu, mais il manque encore le souffle qu’on voudrait lui trouver – Quoique de beaux instants s’en échappent ci et là, comme Thyrion et les dragons, Daenerys s’extirpant des flammes, encore. La famille Lanister décimée, King’s Landing n’a que peu d’envergure (Vraiment le point faible de la saison, chaque séquence là-bas provoque l’ennui) mais il faut attendre les vingt premières démentes minutes du season final pour se prendre une claque dans la gueule. On savait Cersei capable de tout, mais là, eh bé. Elle a quelque part sa propre résurrection puisque d’une marche expiatrice (5.10) elle termine sur ce qu’elle convoitait plus que tout : le trône. L’échange de regard qu’elle tient avec Jaime dit tout de la cassure idéologique et affective qui s’est immiscée entre eux et les sépare probablement de manière définitive. Quoiqu’il en soit, Jon Snow et Bran de côté il s’agit clairement de la saison du Girl power. Cersei et Daenerys prennent de la place, comme d’habitude. Mais ce sont les transformations de Sansa et Arya qui sont les plus imposantes. Sans parler de Yara Greyjoy, Lyanna Mormont et les Dorniennes. Une fois encore, chaque épisode pris un par un, chaque semaine, semble offrir un ensemble inégal. Mais au sortir, c’est bien sa richesse dans ses enjeux et dans ses différentes intrigues qui l’emporte.

Game of thrones – Saison 5 – HBO – 2015

11061319_10152981930167106_1047643884083260129_nThe wars to come.

   8.0   Comme l’an passé, le grand frisson aura pour moi été atteint sur le final de l’épisode 8. L’attaque des marcheurs blancs succède donc au combat entre Oberyn « La vipère » Martell et Gregor « La Montagne » Clegane. C’est un grand moment, admirablement construit, tout simplement parce qu’il nous prend au dépourvu. On attendait quelque chose, mais pas comme ça. Plutôt entre la Garde et les sauvageons, quoi. C’est hyper fluide, lisible et crescendo à l’image de cette saison toute entière. On ne donnait pas cher pour John Snow, après ça. Bref.

     J’ai vraiment la sensation, pour la première fois, avec Game of thrones, qu’un cap est passé, que le combat des trônes se relègue progressivement derrière cette menace infiniment plus grande, derrière le mur, plus si loin en fin de compte. Et puis ils sont nombreux, ces cons de white walkers, n’empêche et n’ont pas fini de l’être. On est quoiqu’il en soit loin du sprint final (Combien de saisons en perspective ? Difficile à dire) mais un avant-goût est lancé. Reste à savoir comment les grosses entités vont se croiser. Dragons/Marcheurs, Daenerys/Snow, Feu/Glace. Si tant est qu’ils se croisent, tu me suis, toi qui es allé jusqu’au bout de cette saison. No spoiler ! Je fais au mieux.

     Dans les à-côtés, Braavos reste floue mais très excitante ; A Meereen ça me plait ; A Dorne c’est assez anecdotique mais je suis archi fan des décors et des Aspics des sables, évidemment. A Winterfell on attendait que ça pète. Et ça a pété. Trois secondes. Carnage absolu, inattendu, magnifique. Il y a une élégance dans les partis pris qui me fascine. Comment peut-on autant mousser un lieu (qui engage Ramsay, Theon, Sansa, Stannis, Brienne…) et le dissoudre aussi violement ? J’adore. Dingue de constater combien cette cinquième saison aura pris son temps. Et ça l’est tout autant de la voir aussi saisissante et démesurée lors de ces trois épisodes finaux. Je ne sais d’ailleurs pas si je la trouve aussi réussie que la précédente – Haut fait de Game of thrones, définitivement, de bout en bout – mais la plupart des choix force le respect. Les types sont vraiment balèzes quand même.

     On pourrait d’ailleurs parler construction. Celle des deux dernières saisons assez différentes, pour ne pas dire inversées. Cette année on peut dire que durant sept épisodes (qui m’ont laissé quelque peu sceptiques) ça aura bien ronronné jusqu’à lâcher les chevaux à la fin (Trois derniers épisodes d’une puissance hallucinante) même si toujours dans un esprit de cohérence, de crescendo adéquat. L’an passé, il y avait ce deuxième épisode (Les noces de Joffrey) qui redistribuait toutes les cartes très vite, même si là encore la série avait fini en furie (Oberyn, l’attaque du mur). Quoiqu’il en soit, le dernier épisode marque une vraie rupture. A celui lumineux, espacé, optimiste de fin de saison 4 répond celui terrible, confiné et funeste de cette saison 5.

     C’est fou comme cette série parvient à renverser toutes les certitudes, contourner toutes le attentes, Cette dernière heure qui clôture donc notre plongée dans GoT avant sa reprise dans un an, est probablement ce que la série aura offert de plus fort, une totale maitrise, autant dans l’écriture, la mise en scène, la gestion de chaque séquence, sa brièveté (Winterfell, donc), sa longueur (Sublime dialogue entre Daenerys & Tyrion), son malaise (Cersei, séquence hallucinante), sa violence (Arya), sa soudaineté (Snow). Un crescendo dramatique d’orfèvre. Je ne savais plus où j’habitais, à l’image de Daenerys perdue avec son dragon dans ce qui ressemble à une steppe de Dothraki. Quant à la marche expiatoire, c’est probablement le truc le plus terrifiant jamais vu dans du Game of thrones. Pour en arriver à avoir de la compassion pour Cersei, il fallait frapper fort. Jamais la série n’avait atteint ce point de malaisance.

     J’ai lu des trucs désespérants à son propos, on a vraiment l’impression que certains aiment vomir leur bile pour se décréter une forme de pouvoir. Surtout que la plupart de ces lignes, il faut le reconnaître, sont mal écrites, à peine argumentées. Je trouve que c’est un season final honnête pour du GoT au sens où il correspond parfaitement à son dessein, se glisse dans son univers. Ce qui aurait mal fonctionné peut-être c’est de se servir de tout ça comme d’un twist un peu fumeux, alors que tout parait cohérent, inéluctable. Non, franchement, je trouve cette saison admirable à tout point de vue. Tous les arcs narratifs mis en place durant dix épisodes se ferment à la perfection pour en ouvrir d’autres à l’image de la fuite de Sansa. De quoi alimenter une attente considérable. Avec un peu de frustration, aussi. Bref, tout ce que l’on aime.

Game of thrones – Saisons 1 à 4 – HBO – 2011/2014

20. Game of thrones - Saison 4

   8.0   Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

Game of thrones, saison 1

     J’étais très curieux de me pencher sur la grosse vitrine HBO de ces dernières années et pourtant ce n’est sur le papier vraiment pas mon truc. Mais ô surprise : grosse calotte ! Je trouve ça prodigieux d’un bout à l’autre, passionnant, superbement écrit, soigné sur tous les points, personnages, lumière, étirement des scènes, enchainements dramaturgiques. Et dans le même temps je ne comprends pas grand-chose, en terme de géographie je suis perdu et il m’est impossible de retenir les noms. Parfois même, je me fais chier mais je n’ai jamais autant aimé me faire chier devant une série, tout simplement parce que au-delà de quelques séquences ennuyantes (bavardes) et bien je suis fasciné par l’audace formelle qui les traversent, cette impression qu’on ne cherche jamais à me prendre par la main, à jouer la facilité. Dire qu’il y a une bataille mais ne pas la montrer (mais j’imagine que c’est un problème de fric) par exemple. Ou supprimer des éléments quand on ne l’attend pas (l’épisode 1.09 m’a scié). On ne sait jamais où elle va nous emmener, les 2 derniers épisodes sont à ce titre très représentatifs, aussi bien concernant les destins de Ned Stark, Drogo, Joffrey ou Arya et j’en passe. C’est ahurissant d’intelligence (les dialogues, quel caviar !) et de surprises et le tout sans en faire des caisses : pas d’effets superflus, une musique fondue dans l’ensemble, une subtilité d’interprétation. Et puis c’est beau. Complexe dans le fond mais simple et limpide dans sa construction. Et puis quelle scène finale, avec Daenerys ! C’était attendu et je le craignais un peu mais moi qui ne suis habituellement pas trop friand de ce côté fantaisiste et bien j’ai trouvé ça sublime, magnifiquement amené, tout en douceur et poésie. En fait, il faudrait pour bien faire que je la revoie entièrement. Je ne pense pas en avoir le courage et puis j’ai surtout envie d’enchainer sur la 2 là tout de suite mais c’est d’une telle richesse et d’une telle profondeur que ça mérite bien de s’y attarder plus longuement. Je serais Tolkien je l’aurais mauvaise qu’on ait fait un truc si chiant et pantouflard de l’adaptation de son œuvre comparé à ce qui est fait ici de celle de Martin. Je n’ai lu ni l’un ni l’autre et ne les lierais jamais mais je voulais apporter ma petite contribution de mauvaise foi.

Game of thrones, saison 2

     Quelle série exemplaire ! Je suis accroc comme jamais, de plus en plus dans la mesure où je suis de moins en moins perdu tout en étant constamment surpris et fasciné. Quel plaisir de voir des séquences durer, durer sans que l’on ne ressente cette durée comme un fardeau ou une quête de performance… Je ne me suis pas attardé plus que ça dans la mesure où j’ai directement enchainé sur la saison suivante.

Game of thrones, saison 3

     Belle saison, transitoire (entre deux grandes batailles en gros) qui révèle des personnages jusque-là dans l’ombre ou inconnus. Tout d’abord Brienne de Torth et Jamie Lannister, voyage à deux aussi beau qu’improbable avec deux aboutissants de marque : l’arène à l’ours puis le bain commun (l’une de mes séquences préférés de la saison). Stannis et Melisandre, avec quelques moments et images fortes même si ce n’est pas la storyline la plus palpitante. Et plus tard Arya et le Limier, j’adore ce qu’ils traversent tous les deux (climax de leur relation atteint lors la saison 4 principalement). Assez peu d’affinités avec ce qui se passe au-delà du mur, excepté peut-être cette fois ci un peu plus avec Jon Snow et la petite sauvageonne, j’aime beaucoup les séquences qu’ils ont en commun. Concernant Daenerys j’aime bien mais je trouve ça un peu mou du genou quand même, depuis Drogo finalement l’Est est assez peu passionnant. Mais forcément tout cela est dû aux moments passés à Port-Réal où la série n’a jamais été aussi remuante, en fin de compte il aura fallu attendre qu’elles se concentrent principalement sur les Lannister pour les rendre plus terrifiants mais plus beaux encore (Tyrion toujours aussi phare mais Tywin qui prend une ampleur magnifique et que dire de cette méga maxi tête à claques ultime que campe Joffrey qui n’a d’égal que l’œil du mal de sa mère). Pourtant, cette saison 3 trouve son climax ultime ailleurs. Aux Twins. Les fameuses noces pourpres. Je n’en dis pas plus mais c’est bien entendu le truc le plus dingue qu’aura fait la série, fameux épisode 3.09 que je n’oublierais pas de sitôt, autant dans sa construction, son déroulement (cette tension qui s’installe progressivement) et la violence extrême qui la boucle. C’est tellement puissant que le 10 passe un poil trop crème derrière, même si j’aime beaucoup la séquence finale à Yunkaï, probablement le point d’orgue de la révolution parfaite de la mère des dragons (la suite sera plus nuancée).

Game of thrones, saison 4

     Voilà, j’ai rattrapé le wagon. Je suis un peu triste. Doublement triste qui plus est puisque j’ai démarré le premier épisode de la saison 1 il y a un mois, la veille du lancement du mondial. Et je termine le dernier épisode en date, le 4.10 le lendemain de la finale. J’ai le cœur meurtri. J’aurais vibré un mois sur une histoire de royaumes se disputant un trône et sur une compète de ballon rond. Il faut sortir de cette bulle maintenant. Simplement quelques mots sur cette quatrième saison : C’est sans doute à mes yeux la plus belle, maitrisée, la mieux construite, la plus étonnante sur la durée, la plus osée sans doute aussi. Je pense que c’est ma préférée. S’il fallait piocher deux moments (TRES TRES) forts dedans, je choisirais la deuxième partie de l’épisode 4.02, probablement ce que la série a offert de plus contradictoire. Une suite aux noces pourpres, en somme. Une séquence de 25min à Port-Réal (aucun Cut Mur ou Dragons, non, juste des noces de roi, c’est tout) absolument grandiose, malaisante (l’humiliation avec les nains, mon dieu) jouissive, tout y passe. Je ne vais pas m’en remettre. Ensuite, beaucoup doivent mettre en avant le 9e comme toujours mais disons que ce n’est pas ce que je préfère ces épisodes de batailles même si je dois reconnaître que celui-ci a vraiment de la gueule (réalisé par Neil Marshall, encore, après celui de La Néra dans la saison 2, qui était bien mais nettement plus cheap, cette fois on sort l’artillerie !) et qu’hormis certaines prouesses jouissives (un plan-séquence panoramique faramineux, made in HBO) l’épisode brille surtout dans sa mécanique et son parti pris de centrer 1h sur le Mur, sur un rythme effréné. A priori ça ne m’excite pas trop sur le papier et ça ne me bouleverse d’ailleurs pas vraiment au final, mais gageons que le résultat envoie du bois. Non, pour moi (je mets de côté l’épisode 10, fin absolument parfaite, dans ce qu’elle ferme et ouvre comme boucles, avec l’émotion dont elle est chargée de part et d’autres, les surprises qu’elle engage, sa manière de redéfinir tous les enjeux) la grosse grosse baffe c’est le 4.08. (The viper and the mountain) soit celui plus ou moins centré sur ce duel judiciaire car ce nouveau personnage, le prince de Dorme Oberyn Martell, est devenu rapidement mon personnage préféré avec Tyrion. Il apporte cette touche méditerranéenne nouvelle, cet aura orgueilleuse très ibérique que je trouve bienvenue. Et puis le mec pourrait s’appeler Vengeance quoi. Le combat en plus d’être un haut fait m’a mis dans tous mes états. J’ai beaucoup, énormément, intensément souffert mais je n’en dis pas plus. J’en ai des frissons rien qu’en y repensant. Magnifique saison donc, d’une grande richesse (tout ce qui touche aussi bien Sansa aux Eyries qu’Arya et Clegane sur la route est superbement traités). Toujours peu d’affinités avec le reste même si je commence à beaucoup aimer Jon Snow, enfin. La série perd un peu de son charme de l’autre côté, à Meereen, où tout est un peu trop vite amené, de façon un peu programmatique jusqu’aux doutes de Daenerys face à Jorah et face à ses dragons adultes. Mais j’imagine que la saison 5 lui redonnera bientôt un peu de peps à cet Est d’autant qu’on a découvert Braavos, que j’ai hâte de connaître davantage.


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silencio


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