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THX 1138 – George Lucas – 1971

xYZfYEUTknFr61lp7OX1CxLZlDeDiscussion surréaliste.

   1.5   Moi : Je trouve ça atroce. J’ai eu envie d’éteindre toutes les cinq minutes. Je rapproche ça de films comme Pi ou Antiviral où leur suffisance n’a d’égal que leur ennui mortel. On ne peut plus désagréable.

Nico : Pas d’accord. Je trouve que ce film fourmille d’ idées visuelles surtout quand on sait qu’il a été fait avec trois sous. Et puis il est précurseur de bien des films par la suite.

Moi : Il est en effet précurseur d’une flopée de mauvais films.

Nico : Tu ne peux nier que visuellement c’était nouveau. Même si parfois on pense au Jeanne d’arc de Dreyer.

Moi : Je ne sais pas, ce fut un tel calvaire que je ne peux lui trouver d’intérêt. Tiendrais-je là tout ce qui m’est détestable au cinéma ?

Boris : On recherche la forme par le sens. Et le montage lui même est une forme symbolique qui se passe du jeu des comédiens à certains moments. Il ne faut pas oublier quelque chose, c’est un film vraiment expérimental. Dire que le film est chiant et inabordable, c’est comme dire que tu n’arrives pas à lire une thèse car c’est indigeste. La thèse n’est pas un roman, ce n’est pas fait pour prendre du plaisir mais pour chercher à expliquer différemment, sérieusement. THX c’est la même chose.

Moi : Pas d’accord du tout ! je ne vois rien d’expérimental là-dedans, en tout cas pas cinématographiquement, tout me semble éculé. Alors en tant que thèse pourquoi pas, mais c’est de cinéma dont on cause. Et plus j’y pense plus je rapproche ça du cinéma de Maddin, notamment Des trous dans la tête, ce nanar qui se prend pour dieu, cette vieille bâtisse qui s’érige en édifice post moderne. En fait ça m’évoque le cinéma d’ado boutonneux hyper sérieux qui croit révéler la vérité au monde, style Brazil (je provoque un peu). Je ne suis cependant pas définitif (peut-on l’être sur quoi que ce soit ?) et si ça se trouve si je le revois dans dix ans je lui trouverais du crédit, c’est juste qu’à l’heure actuelle je trouve ça ridicule.

Boris : Tu t’acharnes parce que c’est Lucas et qu’on t’a forcé à regarder Star Wars quand tu étais trop vieux pour l’apprécier pas vrai ?

Moi : Exactement. Mais non, la preuve : j’ai découvert American graffiti il y a peu, et j’ai beaucoup aimé  Et puis j’aime bien la première trilogie Star Wars, surtout le premier volet d’ailleurs, le seul que Lucas met en scène si mes souvenirs sont bons. Mais là, désolé, c’est au-dessus de mes forces.

American graffiti – George Lucas – 1974

FA_image_00028101   6.2   Je ne m’attendais pas à aimer, c’est une bonne surprise. C’est le meilleur Lucas vu à ce jour. J’avoue je la joue un peu provoc mais je reconnais ne porter que très peu d’estime pour sa grande saga. Maintenant je trouve qu’ici il y a vraiment un truc fort, sur la durée, l’unité de lieu. Le film n’est ni séducteur, ni abyssal. On est entre les expérimentations premières de Lucas et le divertissement. Le film vaut aussi bien comme teen movie qu’en tant que film théorique ou pensée cinématographique, c’est très intéressant. Et puis je me rends compte qu’il a inspiré, de près ou de loin, une partie du cinéma que j’aime.


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silencio


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