Archives pour la catégorie Guillaume Nicloux

The end – Guillaume Nicloux – 2016

12. The end - Guillaume Nicloux - 2016Le néant.

   1.2   On est un cran au-dessus (dans la nullité) de Valley of love. Ou alors il faut être aveuglément amoureux de Gégé, surtout quand il répète et hurle « Yoshi », « merde », « putain », « putain de merde », « mon fusil ». Ça pourrait être intéressant en tant que film théorique sur Gérard Depardieu lui-même mais qu’est-ce que c’est chiant. Le prétexte Depardieu, son corps et son aura, est devenu un standard pour camoufler un manque d’idée et de mise en scène. J’avais aimé le film d’Abel Ferrara qui me semblait être le point d’orgue de ce genre de dispositif. Valley of love et son côté Loulou 30 ans plus tard c’était déjà le vide total. The End enfonce le (Ni)clou(x).

Valley of love – Guillaume Nicloux – 2015

4639068_7_d51b_isabelle-huppert-et-gerard-depardieu-dans-le_2c9f91199586c52a41b3e30e8b3539b5Boring valley.

   3.3   Il faut, je crois, avoir des étoiles dans les yeux chaque fois que ces deux dinosaures du cinéma français apparaissent dans le plan, pour être submergé par le film. Pour passer outre, en somme. Et même sans ça, qu’y a-t-il de Loulou là-dedans ? Je veux dire qu’il y avait sans doute une percée à créer là-dessus, mais Nicloux n’est pas Pialat. On a moins affaire à un film de fantômes qu’à un film sur deux acteurs incontournables, ceux d’aujourd’hui, dont finalement nous n’avons plus rien à faire. Alors on pourra toujours dire que les deux sont liés, puisqu’en un sens, ce sont devenus des fantômes. Mais il faut dans ce cas proposer des choses, que çà se libère, que ce soit plus indomptable que ce produit Van Sant raté et son beau morceau de Charles Ives repris en boucle. Tout semble archi mécanique, même les pseudos mystères égrenées sont forcés. Gérard joue Gérard, Isabelle joue Isabelle, la vallée de la mort, ok. Elle ne cesse de geindre contre son téléphone qui ne capte pas, lui ne fait que de se plaindre de la chaleur accablante. Il y aurait pu avoir quelque chose à faire avec l’exaspération, la transpiration. Mais tout parait là aussi très fabriqué, clignotant, racoleur. Ici d’étranges marques sur les jambes, puis sur les bras. Là, la mort qui prend forme humaine sur un terrain de tennis. De nombreuses séquences de chutes de pierres sur les dunes de sables, bref attention, il y a des fantômes partout. Pour mener à quoi ? Une simple retrouvaille – entre un couple (de cinéma) – en forme de souffrance partagée. L’idée m’attire mais le rendu est bien trop sage. Tous les ingrédients sont distillés sans accrocs (les acteurs, le lieu, la mise en abyme, la musique) pour faire un parfait film de fantômes pour lecteur du Figaro.


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Auteur:

silencio


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