Archives pour la catégorie Guillermo del Toro

La forme de l’eau (The Shape of Water) – Guillermo del Toro – 2018

43. La forme de l'eau - The Shape of Water - Guillermo del Toro - 2018L’étrange créature de la cuve verte.

   6.0   Je crois bien que c’est la première fois que je suis séduit par un film de Guillermo del Toro. Il y a encore plein de trucs qui me gênent mais l’ensemble m’a plu. Une affaire de lieux sans doute : Je trouve chacun d’eux hyper travaillés, beaux, marquants. La pièce de la cuve, les couloirs de l’établissement, la salle de bain, le canal, cet appartement au-dessus d’un cinéma. Ainsi que la grande place offerte à la télévision. Tout fait (un peu trop) ode gentillette au cinéma des années 50/60, mais j’ai été emporté. Sally Hawkins est magnifique – pourtant j’ai du mal avec elle d’habitude. Le méchant est un vrai méchant, super flippant, irrécupérable – même si Michael Shannon rappelle trop Sergi Lopez dans Le labyrinthe de Pan. Après y a aussi des trucs qui devraient être géniaux et qui sont un peu foirés comme la scène d’amour, la fin ou le moment magique (mais hyper attendu) que je tairais. Tout y est pour que ce soit sublime, bouleversant sur le papier et c’est anecdotique, pour ne pas dire complètement raté, on passe à la scène suivante sans problème. Sans parler d’une écriture sabots dans la caractérisation des personnages et d’une utilisation des codes horrifiques, de façon un peu trop ostentatoire à mon goût, pour contrebalancer l’aspect enfantin du film. En fait c’est tout aussi mal branlé que d’habitude avec cet auteur, mais il y a un décorum et une émotion qui me chatouillent un peu pour une fois. C’est La belle et la bête revisitée. On pense aussi à L’Atalante, de Vigo. Ainsi qu’à Jeunet, avec son esthétique verdâtre écrasante et son héroïne candide (et muette !). Mais en mieux. Bref, ça vaut quand même le déplacement. 

Crimson Peak – Guillermo del Toro – 2015

15936532_10154320359032106_1436933441282092460_oCrimson boring.

   4.0   A ce jour j’ai donc vu huit films de Guillermo del Toro. C’est en checkant sa filmo sur Wikipedia que je m’en suis rendu compte, ce n’est pas bon signe. Et en effet, je n’aime rien de ce mec. Hormis L’échine du diable que je trouve raté mais intéressant, et Hellboy que je trouve simplement cool, je ne retiens pas grand-chose. Et Crimson Peak vient se loger dans le même panier que Le labyrinthe de Pan : Deux films beaux visuellement, aboutis formellement mais devant lesquels je n’éprouve rien, je ne suis jamais surpris, je m’ennuie terriblement. Crimson Peak c’est un peu le The Assassin gothique, en gros. C’est whaou (parfois) mais surtout boring. Mention spéciale aux 45 premières minutes, d’une paresse effarante. Et longues. Quand débarque Crimson Peak, ce grand manoir qui suinte de partout et s’enfonce dans une terre argileuse, le film éveille un peu la curiosité. Après, ça fait souvent Bava du pauvre, quand même. La fin, quoique prévisible et conventionnelle dans son déroulement, est bien torchée, tout en rouge argile et neige. Le rôle de méchante sied bien à Chastain. Wasikowska est toujours aussi soporifique, en revanche. Et globalement, j’ai déjà tout oublié.

Pacific rim – Guillermo del Toro – 2013

PACIFIC RIMBouillie visuelle.   

   4.0   J’y croyais puis j’ai vite déchanté. Traduction : Je me suis quand même fait un peu chier. Alors certes c’est parfois impressionnant – Techniquement c’est bluffant – mais purée ce que c’est convenu, je ne vois absolument rien de neuf là-dedans – ni en terme de blockbuster ni en terme de film de monstres ni en terme de film catastrophe – si ce n’est un chouette divertissement pop corn mais c’est tout. De Del Toro je continue d’avoir un léger faible pour Hellboy.


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silencio


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