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The Assassin (cìkè niè yǐnniáng) – Hou Hsiao Hsien – 2016

hou-hsiao-hsien-si-j-ai-voulu-porter-a-l-ecran-the-assassin-c-est-peut-etre-parce-qu-il-y-avait-des-femmes,M311912Magie chinoise.

   5.1   Hou Hsiao Hsien, Shu Qi, film de sabre, prix de la mise en scène à Cannes. Il faut reconnaître que ce sont des données qui, réunies, attisent au minimum beaucoup de curiosité. Il faut préciser la relation que j’entretiens avec le cinéaste taïwanais : Si Millennium mambo m’est cher, très cher, je m’y perds souvent, qu’il en advienne d’une admiration plastique distanciée (Les fleurs de Shanghai) ou d’une construction inégale (Three times). The assassin est un choc esthétique sans précédent. D’une beauté formelle hallucinante. Quelque part entre Aguirre, d’Herzog et Tabou, de Gomes – Deux de mes films préférés. Est-ce suffisant ? Je l’ai cru un moment, puis j’en suis sorti progressivement, avant de décrocher. Comme pour Les fleurs de Shanghai (Ce sont deux films miroirs, je crois) je n’ai aucune empathie pour ce que je vois, autant pour les personnages que le récit qui les porte. Je ne vibre qu’avec les couleurs, battements de tambours, drapées, paysages colossaux, éclairages bougies, fulgurances sabreuses. Ça pourrait durer ainsi longtemps si je n’avais pas l’impression continue que ce sont les personnages qui occupent l’écran, ces mêmes personnages pour lesquels je n’éprouve rien. Sans parler des codes et d’une dynamique volontiers épileptique que je ne maîtrise pas. Les vibrations s’amenuisent alors parce que ce récit tutélaire (dans lequel je ne suis jamais entré) m’empêche d’accéder à l’hypnose convoitée, cet état que Millennium mambo avait miraculeusement trouvé : Entre l’ascèse et la giclée émotionnelle. Déjà, le segment central de Three times m’avait beaucoup gêné ; à croire que Hou et moi sommes plutôt fait pour nous entendre dans une dimension plus contemporaine.

Three times – Hou Hsiao Hsien – 2005

Three times - Hou Hsiao Hsien - 2005 dans Hou Hsiao Hsien 0342p1

Beautés inégales.    

   6.0  Hou Hsiao Hsien n’a pas son pareil pour filmer des corps errants, suspendus dans le temps. Il décide même ici de montrer trois histoires, trois temps, mais en ne montrant qu’un unique couple (les mêmes acteurs) indépendants de leur situation temporelle. Procédé ô combien dangereux, car suivant le principe du film fait de courts-métrages. Malheureusement je l’ai senti. Car autant la première et la dernière partie, soit les temps les plus récents (1966 et 2005) sont les plus belles, celles qui me touchent le plus, celles dans lesquelles je voyage, presqu’autant que dans un Millennium Mambo, autour d’un table de billard, ou dans un climat électronique, très moderne. Et il y a cette seconde partie, très Fleurs de Shanghai dans laquelle je m’ennui profondément, parce qu’elle ne parle pas, et pire encore, je ressens son inutilité. Ce n’est pas le procédé film muet qui me gêne puisque un film de Hou muet n’est pas vraiment une surprise en soit, tant qu’il est accompagné d’une ambiance, d’un décor, d’une musique, d’un mouvement. Mais c’est justement dans ce décor que je n’entre pas. Malgré tout, la caméra virevoltante du cinéaste Taïwanais, son obsession des couleurs vives, la photo hallucinante qui l’accompagne, l’envoûtement (presque) permanent dont son film fait l’objet m’ont encore relativement convaincu. Et je suis définitivement amoureux de Shu Qi.


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silencio


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