Archives pour la catégorie Isabel Coixet

Ma vie sans moi (My life without me) – Isabel Coixet – 2003

ma-vie-sans-moi_12517_1282     5.7   Pas facile de revenir là-dessus, c’est un mélo hyper chargé mais c’est aussi d’une belle justesse, c’est souvent déchirant, parfois un peu simpliste et complaisant peut-être. En tout cas ce n’est pas le genre de film que je pourrais revoir, ça ne laisse que peu de place à un semblant d’espoir et j’ai quand même un certain problème avec la hauteur du regard que porte le film sur les petits malheurs de tout un chacun qu’il confronte un peu cyniquement à cette agonie centrale d’une tristesse sans nom.

The secret life of words – Isabel Coixet – 2006

The secret life of words - Isabel Coixet - 2006 dans Isabel Coixet the_secret_life_of_words

    5.6   C’est un film très touchant et plein de pudeur. Je pensais qu’il irait là où je ne le suivrai pas et finalement plus ça allait plus ça fonctionnait. Je n’aime pourtant pas le début du film, dans sa distribution de rôles, de personnalités, de handicaps. Je voyais déjà le mélo larmoyant où l’aveugle tomberait amoureux de la fille sourde. Ce n’est pas trop sur ces handicaps que la réalisatrice construit son récit, ils existent uniquement comme toile de fond, ils permettent cette rencontre tout simplement. Car c’est davantage un film sur la puissance des mots. On pourrait penser qu’ils utiliseraient ce pouvoir comme un vecteur simple de leur relation naissante, et si c’est bien ce qui en découlera par la suite, la route est dans un premier temps laborieuse, l’un se confiant en cherchant une réciproque, l’autre écoutant tout en gardant ses secrets. C’est sans doute durant ce laps de temps que le film me parle moins. Il manque un rythme, un mystère qui insufflerait une certaine fascination. Au lieu de cela j’attends le moment où elle parlera d’elle car je sais qu’il arrivera. Pas de mystères. Cela dit lorsque vient cette séquence, j’attends tellement quelque chose de banal – finalement avec le recul c’est un peu ce que me laisse le film comme sensation : un cruel manque de personnalité, la faute principalement à ces deux séquences en musique – que je suis surpris, presque choqué, par ce monologue fabuleux, qui n’est pas loin d’avoir la charge de celui de Bibi Anderson dans Persona. Je trouve Sarah Polley absolument magnifique dans ce film de toute façon et elle explose littéralement dans cette scène. J’aime aussi beaucoup la fin, principalement ce dialogue devant cette épave de bateau. Ce n’est pas un happy-end au sens où on s’attend à le recevoir. Ici il y a quelque chose de fort c’est le manque de rebondissements dans l’intrigue de leur relation. D’habitude on aurait un suis moi je te fuis, fuis moi je te suis et là, mis à part lors de cette scène, mais durant seulement quelques secondes, cette attirance, cette relation est intacte, pure, elle pourrait tout aussi bien se passé de mots. Elle l’emporte sur le passé douloureux. Je ne pense pas que ce film me laissera une marque indélébile mais quoiqu’il en soit j’ai trouvé ça vraiment pas mal. 


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Auteur:

silencio


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