Archives pour la catégorie Isao Takahata

Panda petit panda (Panda-Kopanda, Panda-Kopanda Amefuri, Circus no Maki) – Isao Takahata – 1973

03. Panda petit panda - Panda-Kopanda, Panda-Kopanda Amefuri, Circus no Maki - Isao Takahata - 1973Le conte de Mimiko.

   6.0   Etrange comme ce film peut sembler bisounours, dans sa relation entre la petite fille et les pandas échappés d’un zoo, autant que tragique, dans la mesure où l’on sait en filigrane, d’une part que cette petite fille n’a pas de parents, d’autre part qu’elle raconte ses aventures à sa grand-mère – qui est parti on ne sait trop où dès la première séquence du film et en un sens on peut s’imaginer qu’elle ne reviendra pas – de façon épistolaire. Et tout le film est habité par ce surplus de naïveté, disons plutôt de fine tendresse contagieuse, jusque dans l’épisode du cirque et de l’inondation, dans lequel on se sent bien sans pour autant qu’on n’oublie ce statut d’orpheline de Mimiko et celui de Pandi, ce petit panda sans mère. Si la première partie du film raconte cette cohabitation insolite, c’est aussi pour composer une famille qu’ils se rencontrent. Et ça c’est très beau. Mais un peu chelou puisque Mimiko se réclame à la fois comme maman de Pandi et fille du papa de Pandi. Mais c’est pas grave, c’est que de l’amour. Quand enfin ils aident tous trois un petit tigre perdu, échappé d’un cirque, à retrouver sa mère, on peut se dire que la boucle est bouclée et qu’on a dans ce récit tout simple beaucoup de Miyazaki (il est à l’écriture ici) avant l’heure. Pour ce qui est du dessin, Takahata est loin de l’aura esthétique qui parcourt Le conte de la princesse Kaguya, c’est moins ambitieux, plus schématique mais les cadres sont déjà beaux, dans leur composition et leur étirement. Ravi d’avoir fait la découverte de l’un des tous premiers films de Takahata, en salle, accompagné de mon fiston. Un beau médicament qui donne le sourire et te fait fredonner sa petite musique un long moment après son visionnage.

Le conte de la princesse Kaguya (Kaguya-hime no monogatari) – Isao Takahata – 2014

Le-conte-de-la-princesse-Kaguya-Kaguya-hime-no-monogatariTakenoko.

    7.0   Je connaissais déjà la signification japonaise de Pousse de bambou grâce au jeu de société du même nom, génial au passage, donc ça m’a plu de retrouver cela ici d’autant que ce surnom convient à merveille à cette petite future princesse, qu’il symbolise son attachement à la nature, à son enfance, à son côté sauvage, que le film ne cessera de mettre en parallèle face à sa condition aristocratique forcément plus sclérosée. C’est un beau film devant lequel j’ai traversé plusieurs états. Entre la passion et l’ennui (je trouve ça parfois un peu long), l’impression de rester relativement loin et admiratif avant que l’instant suivant je n’ai la sensation de découvrir l’un des plus beaux dessins animés ever. Là aussi, plastiquement (bien que ça ne soit pas la même plastique que chez Miyazaki) c’est absolument magnifique. Le dessin s’aligne sur la finesse du récit, les traits sur la profondeur des personnages. Y a pas à dire c’est quand même super beau.


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