Archives pour la catégorie James Watkins

La dame en noir (The woman in black) – James Watkins – 2012

31.5Hell house.

   2.8   C’est en flirtant avec le nanar que James Watkins, réalisateur faut-il le rappeler de l’éreintant autant qu’il était génial Eden Lake, garde un certain savoir-faire mise en scénique loin d’être déplaisant. Personnellement, le film m’a fait flipper et en bon produit de la Hammer qu’il est, ce sont majoritairement des coups de flips de pure mise en scène, des procédés maintes fois utilisés qui fonctionnent encore. Toutes les séquences dans la maison isolée sont assez terrifiantes. C’est archi rebattu mais l’effet est escompté. En revanche dès l’instant que le film veut être plus que ça, suivre un scénario par exemple – et le faisant avec un sérieux d’un ennui insondable – on s’en fiche complètement. La démarche, de base, est commerciale bien entendu (Racliffe est là, sans ses binocles) et l’on se dit qu’avec cette capacité (je veux dire que le produit ait atterri dans les mains de Watkins auteur du film le plus éprouvant de ces dernières années) La dame en noir aurait pu être très beau sans aucun dialogue, ce qu’il tient pendant une bonne partie d’ailleurs et qui reste comme le meilleur moment. Un film qui s’appuierait uniquement sur ce riche atmosphère sonore qu’il arrive parfois à déployer. Mieux vaut maintenant qu’il revienne au survival, au réel, une autre épreuve, j’adorerais le voir faire un film complètement épuré, reste à espérer, et le choix de faire La dame en noir ne plaide pas en sa faveur, qu’il ne se laissera pas attirer dans le guêpier bankable dans lequel est tombé Sam Raimi pour ne citer que lui.

Eden Lake – James Watkins – 2008

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   7.5   En tant que survival horrifique on n’a rarement vu aussi efficace. La tension est crescendo et le climat forestier est des plus flippants. Il est par ailleurs très proche de The Descent (qui prouve que les britanniques semblent avoir une longueur d’avance en ce moment) en ce qui concerne la transformation du personnage, ici Kelly Reilly, à la fin couverte de merde, une flèche à travers le pied, qui devient aussi dangereuse, aussi terrifiante que ses bourreaux. Musique extra. Grands espaces biens filmés. Un certain mal aise constant. De ce point de vue là aucun reproche, c’était du bon gros horror movie un peu old school, diablement efficace, qui supportant pas mal de stéréotypes du genre n’en demeure pas moins surprenant.

     Après il y a un constat social, peu importe ce qu’on en dira. On pourrait passer outre ou presque s’il n’y avait pas cette fin, mais il y a cette fin. Et là j’ai peur qu’on le prenne pour un film qu’il n’est pas. Celui vendu par les producteurs, avec son affiche bidon mentionnant un énorme « Attention aux enfants! » Un peu façon Ils je trouve ça consternant, ce cachet histoire vraie afin que le film circule mieux. Alors qu’au contraire il semble être plus torturé qu’il n’en a l’air ce film. En tout cas le thème de l’effet de groupe (superbement exploité dans un Mean Creek par exemple) est une grande trouvaille. Quant à cette fin, ce tout dernier plan je ne sais toujours pas quoi en penser. Fierté ou mauvaise conscience ? J’ai un doute. Quoi qu’il en soit un Must dans le genre.


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Auteur:

silencio


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