Archives pour la catégorie James Watkins

Bastille day – James Watkins – 2016

BDay_D14_174flat.TIFCity on fire.

   3.6   James Watkins restera probablement l’homme d’un seul film, l’éprouvant Eden Lake. La dame en noir, avec Harry Potter dans le rôle titre, se regardait un dimanche soir dans un moment de paresse mais c’est tout. Bastille day est un film d’action britannique, réalisé à l’américaine, en partie sur le sol français. Ça aurait pu faire un chouette film du dimanche soir mais ça veut tellement être plus, c’est dommage.

     À la veille du 14 juillet, Zoé Naville, une jeune Française, prépare un attentat à Paris. Son objectif : créer un choc dans la société, sans tuer le moindre civil. Michael Mason, pickpocket américain, dérobe le sac à Zoé. Il en extrait ce qui l’intéresse et se débarrasse du reste dans une poubelle. L’explosion fait 4 morts. Au même moment, dans une base secrète de la CIA de la capitale française, l’agent Sean Briar, de retour de difficiles missions en Syrie et en Irak, est chargé de l’enquête mais se rend compte qu’il tient le mauvais bougre. C’est alors qu’on apprend que cet attentat a été planifié par le ministère de l’Intérieur, qui avait pour intention un transfert d’argent colossal. Commence alors une course contre la montre, où les deux hommes vont devoir faire équipe pour déjouer les plans d’une puissante organisation criminelle. (Mixture de synopsis Wikipedia/SensCritique). 

     Bastille day aurait gagné à ne pas la jouer trop sérieux. James Watkins veut embrasser trop large, au début ça passe, puis ça devient très vite un puits d’invraisemblances monstres, à commencer par la nullité des séquences avec les manifestants : FRISSONS DE LA HONTE. Alors qu’il a à sa portée deux qualités relatives : Son duo, qui finit par presque fonctionner, comme dans n’importe quel buddy-movie qui se respecte. Et la gestion de ses séquences d’action. Les courses-poursuites notamment, qui rappellent celles d’Eden Lake, surtout celle se déroulant sur les toits de Paris puis sur les marchés de Barbès, mix entre Frantic et French connection. Et puis il y a du rythme, on ne s’ennuie pas une seconde.

     Richard Madden, que les amateurs de Game of thrones auront reconnu puisqu’il incarnait Robb Stark, campe ce petit voleur là au mauvais endroit au mauvais moment. Il est un peu nul, on dirait une version écossaise de Raphaël Personnaz. Idris Elba, dont la présence ravira les fans de The Wire, joue un agent de la CIA aux méthodes peu orthodoxes. Il fait le job. Et Thierry Godard, qu’on aime tellement dans Engrenages, la joue over the top dans ce rôle over the top de flic-terroriste. Au reste du casting on aperçoit aussi Charlotte Le bon, Kelly Reilly et José Garcia. Oui, c’est à peu près n’importe quoi.

     Pour l’anecdote, à l’instar de Made in France, le film de Nicolas Boukhrief, les attentats (Ceux de Nice en l’occurrence) auront raison de sa sortie en salle. Bastille day est retiré des écrans trois jours après ses premières projections.

La dame en noir (The woman in black) – James Watkins – 2012

31.5Hell house.

   2.8   C’est en flirtant avec le nanar que James Watkins, réalisateur faut-il le rappeler de l’éreintant autant qu’il était génial Eden Lake, garde un certain savoir-faire mise en scénique loin d’être déplaisant. Personnellement, le film m’a fait flipper et en bon produit de la Hammer qu’il est, ce sont majoritairement des coups de flips de pure mise en scène, des procédés maintes fois utilisés qui fonctionnent encore. Toutes les séquences dans la maison isolée sont assez terrifiantes. C’est archi rebattu mais l’effet est escompté. En revanche dès l’instant que le film veut être plus que ça, suivre un scénario par exemple – et le faisant avec un sérieux d’un ennui insondable – on s’en fiche complètement. La démarche, de base, est commerciale bien entendu (Racliffe est là, sans ses binocles) et l’on se dit qu’avec cette capacité (je veux dire que le produit ait atterri dans les mains de Watkins auteur du film le plus éprouvant de ces dernières années) La dame en noir aurait pu être très beau sans aucun dialogue, ce qu’il tient pendant une bonne partie d’ailleurs et qui reste comme le meilleur moment. Un film qui s’appuierait uniquement sur ce riche atmosphère sonore qu’il arrive parfois à déployer. Mieux vaut maintenant qu’il revienne au survival, au réel, une autre épreuve, j’adorerais le voir faire un film complètement épuré, reste à espérer, et le choix de faire La dame en noir ne plaide pas en sa faveur, qu’il ne se laissera pas attirer dans le guêpier bankable dans lequel est tombé Sam Raimi pour ne citer que lui.

Eden Lake – James Watkins – 2008

Eden Lake - James Watkins - 2008 dans James Watkins eden-lake-eden-lake-08-10-2008-12-09-2008-4-gContact.   

   7.5   En tant que survival horrifique on n’a rarement vu aussi efficace. La tension est crescendo et le climat forestier est des plus flippants. Il est par ailleurs très proche de The Descent (qui prouve que les britanniques semblent avoir une longueur d’avance en ce moment) en ce qui concerne la transformation du personnage, ici Kelly Reilly, à la fin couverte de merde, une flèche à travers le pied, qui devient aussi dangereuse, aussi terrifiante que ses bourreaux. Musique extra. Grands espaces biens filmés. Un certain mal aise constant. De ce point de vue là aucun reproche, c’était du bon gros horror movie un peu old school, diablement efficace, qui supportant pas mal de stéréotypes du genre n’en demeure pas moins surprenant.

     Après il y a un constat social, peu importe ce qu’on en dira. On pourrait passer outre ou presque s’il n’y avait pas cette fin, mais il y a cette fin. Et là j’ai peur qu’on le prenne pour un film qu’il n’est pas. Celui vendu par les producteurs, avec son affiche bidon mentionnant un énorme « Attention aux enfants! » Un peu façon Ils je trouve ça consternant, ce cachet histoire vraie afin que le film circule mieux. Alors qu’au contraire il semble être plus torturé qu’il n’en a l’air ce film. En tout cas le thème de l’effet de groupe (superbement exploité dans un Mean Creek par exemple) est une grande trouvaille. Quant à cette fin, ce tout dernier plan je ne sais toujours pas quoi en penser. Fierté ou mauvaise conscience ? J’ai un doute. Quoi qu’il en soit un Must dans le genre.


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