Archives pour la catégorie Jean-Paul Civeyrac

Mon amie Victoria – Jean-Paul Civeyrac – 2014

Mon amie Victoria - Jean-Paul Civeyrac - 2014 dans Jean-Paul Civeyrac 12265826_10153297932937106_5749089594613113308_o     4.3   Ce n’est que le deuxième film que je voie de Civeyrac, après Des filles en noir, sorti quatre ans plus tôt. J’ai un problème avec le cinéma de Civeyrac : à la fois je trouve ça très beau la manière qu’il a de faire quelque chose d’aérien sans pour autant tomber dans une tendance arty. C’est à la fois sobre et harmonieux. Après ce n’est pas non plus Claire Denis. C’est la face B de son cinéma qui malheureusement m’apparaît la plus limitée et ostensible, ce manque de personnalité, de glissement imprévu, de séquences si puissantes qu’elles peuvent en avaler le film ou l’élever en un claquement de doigts. Idem pour son côté mélo, terne à l’image de cette envahissante voix off, peu enclin à l’émotion comme si le cinéaste s’y refusait. Bref, ce n’est pas Mirage de la vie. J’en tire somme toute les mêmes conclusions que pour l’autre, globalement car ce dernier me semble un peu moins empesé, plus empathique. Très Fémis style quoiqu’il en soit. C’est assez beau parfois. C’est assez chiant souvent. Plus chiant que beau au départ d’ailleurs mais heureusement plus beau que chiant à la fin. Après, de là à ce que ça me marque… Il faudrait qu’un jour, je tente le Civeyrac des débuts pour voir.

Des filles en noir – Jean-Paul Civeyrac – 2010

des-filles-en-noir-2010-20353-990412197   3.7   Ce film ne fonctionne pas car il ne nourrit aucune empathie pour ses personnages, qui rappelons-le ici sont deux adolescentes pas encore majeures, trouvant toutes deux une fascination dans la mort comme réponse à une société atroce. Là on se dit qu’Elephant de Gus Van Sant n’était pas plus sympathique envers ses personnages, c’est vrai, sauf que c’était justement cette neutralité poétique qui était sublime dedans, cette impression de flottement, de ballet musical, ballet du plan-séquence, ballet de l’espace, du vide, du silence, d’une mort qui s’approche. Des filles en noir est carrément antipathique au sens où tous sont détestables, de ces adolescentes capricieuses au professeur intransigeant, de cette mère (et cette famille) qui ne cherche pas à comprendre aux infirmières d’un hôpital. Tout le monde est pourri. Et c’est sans surprise. En gros on attend que la mort se pointe. C’est un film qui parle de la mort, mais c’est un film mort, qui ne vit justement pas, tout le contraire du dernier film de Weerasethakul. Là où le film tente donc d’être hyper complaisant envers ces deux adolescentes, il échoue lamentablement (puisqu’elles sont énervantes au possible) et ne suscite absolument plus aucun intérêt, étant donné qu’il est accompagné d’une mise en scène sans relief, sans évolution, qui enchaîne les gros plans sur les grimaces et ne prend guère le temps de s’intéresser à l’espace. En même temps il ne semble plus y avoir d’espace autour des deux filles qui sont en plein étouffement permanent. Reste alors que l’interprétation. C’est maigre.


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