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Sans queue ni tête – Jeanne Labrune – 2010

Sans queue ni tête - Jeanne Labrune - 2010 dans Jeanne Labrune isabelle-huppert

     3.5   C’est un film en dent de scie, à défaut d’être un film sans queue ni tête. Il y a des instants passionnants, presque des moments de grâce qui butent sur d’autres, ennuyants voire soporifiques. D’un côté Isabelle Hupert, Alice, prostituée qui gagne bien sa vie (séances d’une demi-heure/une heure entre 100€ pour une pipe simple et 500 pour un coït avec mise en scène) mais qui voudrait tout arrêter, avoir une autre vie. C’est alors qu’elle décide de se payer un lustre, avec son dernier client, qui symbolisera sa fin dans ce métier qui la ronge de plus en plus, avec ses clients attachés et ceux complètement tordus. Ce lustre, car c’est comme ça qu’elle l’appellera auprès de sa meilleure amie, elle aussi prostituée mais plus jeune, n’est autre que Bouli Lanners, Xavier, que l’on suit depuis le départ aussi, dans un montage parallèle plutôt astucieux. Ce dernier est psychanalyste, mais supporte de moins en moins son travail, dans un appartement qu’il partage avec sa femme elle aussi psy, avec laquelle il vit des moments conjugaux plutôt délicats. Ils se séparent rapidement et par un concours de circonstances qui lui fera rencontrer Alice, il souhaite alors la revoir, par curiosité ou fascination. Finalement leur travail quand on y pense est assez proche. C’est de cela qu’il est question dans cette première partie et à mon sens c’est passionnant. La mise en scène l’est moins en revanche, très anecdotique.

     Puis le film s’aventure ailleurs, au moyen d’une vente aux enchères d’apparence anodine qui aura très vite des conséquences lumineuses. Xavier effectue la rencontre d’un confrère, avec qui il échange une sculpture dont ils se sont disputés le prix précédemment. C’est de cette absurdité que le film redémarre. Cette histoire d’ange (la sculpture) qui guidera ces âmes perdues vers une forme de conscience, de sérénité. Un passage de relais assez beau en fin de compte.

     Le film est à la fois très drôle et très triste. Mais c’est dans sa construction, sa narration qu’il devient plombant. Il manque une énergie, un truc qui en ferait un film fort davantage que riche. Car il y a de la richesse ci et là j’en suis certain mais c’est difficile d’accrocher à un trip aussi peu affecté, aussi peu inspiré. L’idée est passionnante mais le film ne l’est pas en gros.


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Auteur:

silencio


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