Publié 5 août 2025
dans Jérémy Clapin
J’ai perdu le corps de mon frère.
2.0 La curiosité de voir le deuxième film de Jeremy Clapin (l’auteur de J’ai perdu mon corps, que je trouvais intéressant et original sans toutefois être très sensible à son concept) et Megan Northam (que j’avais trouvé très bien dans Salade grecque, de Cédric Klapisch) m’a conduit à rattraper ce film sur Canal. Pas loin de trouver cela complètement nul. Rien ne fonctionne. J’ai l’impression de voir un joli story board ou un roman graphique mais que la transposition à l’écran ne passe pas. Aussi bien dans l’interprétation globale, la musique, la mise en scène, le découpage, le rythme, la voix off. Tout est laborieux à l’image de ces ralentis ridicules et de ces dialogues désastreux. Et le mélange de passages animés en noir et blanc et prises de vues réelles ne fonctionne pas non plus. La SF est flinguée, le thriller parano amorphe, le body-horror au rabais. C’est la cata.
Publié 4 février 2020
dans Jérémy Clapin
Main dans la main.
5.5 C’est vraiment pas mal en effet mais j’ai un peu de mal à n’y voir plus qu’un chouette concept. Cette histoire de main ne m’intéresse pas vraiment et quand elle rejoint « l’’autre storyline » je trouve que ça manque de spontanéité et d’émotion. C’est trop théorique. Les flashbacks aussi sont un peu trop « fabriqués » à mon goût. Ma scène préférée restera celle de l’interphone. Où l’écriture est au diapason et où l’on prend le temps d’apprécier pleinement l’animation, qui est superbe. Et où l’on déploie l’univers qui m’intéresse, soit celui de Naoufel, ce jeune livreur de pizza effacé et traumatisé, qui vit au gré de ses prises de sons et bientôt de sa rencontre avec Gabrielle, cette voix du trente-cinquième étage, cette fille de menuisier. En fait ça m’embête de dire ça car je pense que c’est le cœur du projet mais t’enlèves cette histoire de main, de personnage fantôme et le film est une merveille. Ma main à couper.