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Paterson – Jim Jarmusch – 2016

30One week.

   8.1   Le nouveau Jarmusch est un bijou d’un raffinement exquis, qui donne envie d’écrire des poèmes en mangeant des cupcakes, conduire des bus dans une bourgade du New Jersey, observer les chutes d’eau en lisant William Carlos Williams, aller siroter un demi dans le bar paumé du coin. Plus Jarmuschien tu meurs, tant Paterson pourrait être un croisement improbable entre Only lovers left alive et Stranger than paradise, une version encore plus sobre, apaisée et épurée. Un geste quotidien, mais jamais naturaliste. Où les jours se répètent autant qu’une étonnante bifurcation, chaque fois, s’immisce : Ici la rencontre avec une adolescente poète en herbe, là celle avec le poète japonais, williamsien. Des rencontres, toujours chez Jarmusch. Et même simplement parfois la rencontre des mots, puisque le personnage aiment beaucoup écouter les conversations de son bus, et s’en inspire probablement dans l’élaboration instinctif de ses proses.

     Paterson est aussi bien le nom de la ville dans laquelle le film se déroule, celui du recueil de poèmes de William Carlos Williams, que celui du personnage, campé par Adam Driver. Il y a quatre ans je me disais en découvrant Girls qu’il finirait par être un jour partout, voilà on y est, mais je ne m’attendais pas à ce que sa filmo soit déjà si folle et déroutante que son personnage dans la série de Lena Dunham. La vie de Paterson est minimaliste et répétitive : Il se lève le matin avant 6h30, prend son petit déj de Cheerios, rejoint à pied le hangar de bus, écrit un peu avant de démarrer sa journée, conduit son bus, rentre chez lui retrouver Laura, sa femme, toujours encline à tester diverses recettes de cuisine, confectionner frusques et rideaux exclusivement en Noir et Blanc, puis file promener son chien la nuit, l’attache devant un bar dans lequel il boit une bière. Ce sont sensiblement les mêmes actions que l’on voit. Par exemple, on ne le verra jamais se brosser les dents, on ne le verra pas non plus rentrer chez lui du bar.

     Paterson, le personnage, serait comme la réincarnation du poète ou bien l’incarnation de de ce que celui-ci est parvenu à transmettre, à créer d’autres William Carlos Williams, à ériger la routine en véritable puits créatif et poétique. Et pour alimenter cette inspiration, il faut un monde autour du piète, un monde autour de Paterson. Il faut Golshifteh Farahani (Sans commentaires, cœurs dans les yeux, je veux lui faire des câlins) merveilleuse incarnation du bonheur partagé. Un moment elle est nue sous la couette mais cette dernière, bien que lui recouvrant pieds et poitrine, laisse échapper un peu de sa hanche. Driver se réveille et l’embrasse dans le cou. Elle chuchote alors un « Cold » sur quoi il la borde entièrement, délicatement. Scène érotique de l’année, il m’en faut peu avec Golshifteh. Il y a aussi Marvin, le chien, un bouledogue, qui offre la meilleure prestation canine depuis celui de Tonnerre, de Guillaume Brac.

     Paterson est un film en sept tableaux, comme autant de jours de la semaine. Chaque fois, le jour s’inscrit sur le réveil de Laura & Paterson. Chaque fois le jour se ferme sur un fondu au noir. Et chaque journée, si elle est empreinte d’un bonheur simple et d’une parfois discrète mélancolie, est guidée par l’humour, élégant au même titre que les divers costumes affublés à « Paterson » : Ville, livre, bus, personnage. Mais le running gag n’est jamais gratuit, il trouve systématiquement un écho ou bien une résolution, comme celui de la boite à lettres. Des idées vont à peine éclore puis revenir, mystérieusement, à l’image de la gémellité, des bus prêt à exploser, des boites d’allumettes qui font écrire – Alors qu’elles achevaient les contrats de The limits of control – ou de la récurrence du noir et blanc, cher à Laura, et que l’on retrouvera dans leur unique sortie ciné de la semaine : L’île du docteur Moreau. En noir et blanc, donc.

     Déjà très envie de revoir ce film dans lequel il se passe à la fois Tout et Rien, dans lequel on s’y sent comme dans un plaid au coin du feu, dans lequel la routine est plus harmonieuse et attirante que les agitations des scénarios hollywoodiens habituels, le rituel plus exaltant que le coup de théâtre. Etrange le retour dans le vrai monde après, on plane, on se sent bien, c’est un peu comme d’aller au boulot juste après avoir fait l’amour.

Only lovers left alive – Jim Jarmusch – 2014

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Blood simple.

   8.5   Jim Jarmusch est un cinéaste à la filmographie atypique, qui m’a longtemps plus ou moins indifféré (bien que j’entrevoyais ci et là de belles réussites) avant de me fasciner aujourd’hui. Il me fascine car je ne raffole pas de sa période souvent la plus aimée, couvrant 20 ans entre Down by law et Broken flowers. Je trouve ça parfois bien mais globalement ça m’ennuie. En fait, de Jarmusch aujourd’hui, je garde vraiment ses deux premiers films et ses deux derniers. Et je vais même jusqu’à penser que ses deux chefs d’œuvre sont aux extrémités de sa filmographie, à savoir Permanent vacation et Only lovers left alive. J’ai la sensation de ressentir ses obsessions dans ces deux (voire quatre) films-là. J’aime la tentative, j’aime leur humilité, leur simplicité. La verve mélancolique et hypnotique qui habitait ses deux premiers magnifiques essais semble avoir été retrouvée dès The limits of control et confirmée ici.

     C’est la première fois, j’ai l’impression, que le mythe du vampire est traité de cette manière, au cinéma. Habité par une tristesse infinie provoquée par la solitude et cette fascination pour le suicide. Le vampire va jusqu’à se procurer une balle de revolver en bois massif. Le film est très fort sur ce qu’il évoque de la peur, de la transformation des époques, de l’idolâtrie qui les traverse. Je trouve cela plutôt osé de le traiter sous cet angle, réactionnaire d’apparence. Pourtant, la question se doit d’être posée car si l’être humain est sans cesse traversé par la nostalgie d’une époque révolue de quelques dizaines d’années, qu’en est-il du vampire qui en traverse des centaines ?

     Adam est un passionné de musique. Dans un film de Jim Jarmusch, ce n’est pas nouveau. Il collectionne les plus grands vinyles et les plus célèbres guitares. Adam a composé l’adagio du quintette en ut de Schubert. Il a aussi probablement joué un rôle dans la musique contemporaine. Sa demeure n’est qu’un studio d’enregistrement. Il fait aussi sa propre musique mais se la garde pour soi pour ne pas attirer la notoriété, surtout aujourd’hui, dans cette période d’ouverture artistique absolue, où l’on peut guetter et s’emparer des œuvres sans que l’on s’y attende, être téléchargé sans vendre. Sublime séquence dans ce bar dansant où il y effectue une sortie avec les deux frangines et est abasourdi d’entendre un groupe reprendre l’un de ses morceaux. Le film avait d’ailleurs démarré dans l’obscurité totale, le ciel étoilé, puis sur un tourne-disque. Les étoiles s’y fondaient. Un procédé de vertige qui disait mille ans, l’éternité.

     Only lovers left alive se déroule dans deux lieux bien distincts et définis, deux villes quasi antipodiques sur le globe, Détroit et Tanger. Deux villes fantômes. Traversées par la crise qui semble s’y être abattue plus ici qu’ailleurs. D’une obscurité désolée d’un côté à une lumière sans vie de l’autre. Nouveaux berceaux/tombeaux d’Adam et Eve, vampires du nom, dont les âmes se répondent spirituellement depuis des siècles. Deux amants modernes qui n’ont plus besoin de vivre ensemble pour s’aimer. Il ne faut pas longtemps à Eve pour comprendre qu’elle doit sauver Adam de l’impasse et sauter dans le premier vol de nuit pour Détroit, ville inqualifiable, aussi bien moyenâgeuse que post apocalyptique.  

     La retrouvaille à Détroit les engloutit plus qu’elle ne crée de rebond. Cette déliquescence dangereuse est bientôt accentuée par l’arrivée d’Ava, la petite sœur d’Eve, en manque de sang O négatif. Il faudra attendre Tanger pour que leur résurrection émerge de merveilles, de surprises, bien plus pures que cet amanite phalloïde qui prenait vie entre des câbles à Détroit. C’est d’abord une voix orientale talentueuse qui émeut et transporte Adam, le misanthrope invétéré. Puis un superbe luth que lui offre Eve, pour le consoler d’avoir abandonné ses plus belles guitares. Pour finir sur une dernière vision de bonheur, alors qu’ils étaient résolus à s’en remettre, quasi épuisés, au lever du jour. Devant eux se dresse alors un couple d’amoureux, si magnifique, qu’ils vont ironiquement le dévorer.

     La beauté ironique de cette fin provient d’une peur globalisée de l’être humain pendant tout le film, où il est sans cesse réduit, du haut d’un dandysme rock’n’roll savoureux, à l’appellation Zombie. Ils n’apparaissent jamais vraiment offensifs (ce sont même souvent de très beaux ou bons personnages comme Ian, Bilal ou Yasmine) mais leur caractère diurne et régressif ne permet de toute façon pas de cohabitation avec les vampires, sans compter que c’est de leur sang que ces derniers aiment mais s’interdisent de se nourrir. Adam et Eve, figures vampiriques post-moderne, se bornent exclusivement au sang des hôpitaux (la fameuse merveille, pure) qu’ils dégustent dans de magnifiques verres à pied ou sur bâtonnet glacé.

     Si le cinéma fascine à traduire obsessions et névroses d’un auteur, il me semble que Jarmusch en est l’un de ses plus dignes représentants, tant ses personnages sont des dandys cyniques coincés dans une temporalité disloquée, immortelle, immobile. La vision rationaliste d’Eve et d’Adam, respectueuse des coutumes et des rites humains qu’ils se condamnent à s’approprier les oppose à Ava, consommatrice sans vergogne, qui écume les bars accompagnée de sa flasque sanguine. Ava est l’argument politique, la représentation d’une époque capitaliste, arriviste et consumériste. Le cinéaste, 60 ans, est en quête de sa grâce. De la perfection simple. D’un monde idéal où le dandy serait au-dessus du monde.

     Jim Jarmusch a donc fait un film de vampire qui n’en est pas un ou  disons plutôt qu’il n’a jamais fait que des films de vampires. Ses vampires à lui, qu’ils soient gangster ou samouraï, célibataire endurci ou amants éternels sont systématiquement englouti par le monde, dans la marginalité de leur solitude. Only lovers left alive peut être vu comme une version encore plus dépressive du déjà dépressif Mystery train. Un comique dépressif. Une mélancolie de chaque plan rythmée et hantée par l’ironie. Les films de Jarmusch ont toujours forcé cet état dépressif pour atteindre la jubilation. Et cela bien qu’ils soient en apparence des sommets de désenchantement. C’est la musique, régulièrement, qui exercera ce lien paradoxal. Only lovers left alive est un sublime Jarmusch qu’on n’attendait plus.

Permanent vacation – Jim Jarmusch – 1984

Permanent vacation - Jim Jarmusch - 1984 dans 200 6654749_origNew York, New York.

   8.9   Ceci est le premier film de Jim Jarmusch. Il le réalise avec l’argent qui devait payer ses études. C’est le récit d’une déambulation urbaine. Aloysius Parker, désenchanté, vit ses dernières heures sur le sol américain. Ensuite il partira sur le vieux continent. Il passe un peu de temps avec ce qui semble être sa petite amie, junkie complètement passive puis il rend visite à sa mère en asile. Avant de partir, quelques rencontres imprévues jalonnent encore son chemin dont un John Lurie tellurique qui effectue un solo de saxo ou encore un garçon qui lui raconte une drôle d’histoire. Le dernier plan est le même que le dernier de News From Home de Chantal Akerman, mais ils ne signifient pas la même chose. Chez Akerman il ravive le souvenir, chez Jarmusch c’est l’oubli, la page qui se tourne.

Le dialogue final sur le port est magnifique : le garçon en partance pour Paris croise un garçon sensiblement de son âge qui arrive de Paris, espérant que New York sera sa Babylone. Le premier lui demande s’il pense que Paris peut lui plaire. Le second lui répond que Paris sera sa Babylone. L’itinérant ne se pose pas la question de l’espoir dans le cinéma de Jarmusch, il sait qu’il doit changer de cap, que lorsqu’il n’est plus en symbiose avec un lieu il en change. Permanent vacation suit une multitude de rencontres. Le cinéma de Jarmusch n’aura de cesse de reproduire à l’infini ce procédé, à son paroxysme dans son dernier, The limits of control (son meilleur film à mes yeux avec Permanent vacation justement) puisqu’il s’agissait à un tueur à gages de rencontrer plusieurs personnes afin de le guider jusqu’à sa cible. Jarmusch c’est donc la rencontre. Sans elle, tout s’écroule. La rencontre avec une petite fille dans Ghost dog condamne le personnage autant qu’elle lui permet de s’en aller en toute sérénité. Dead man c’est un voyage dans les bois, semé de rencontres avant la mort. La rencontre ne permet pas au personnage de rester en vie, elle lui permet d’avoir conscience de sa mort. Réelle ou symbolique. Dans Permanent vacation c’est la mort du personnage à New York. Il laisse une partie de son âme dans les vagues, pas étonnant qu’après son départ Jarmusch ne le filme plus, le plan restera fixe sur les tours de Manhattan. La suite c’est un autre film. Idem pour The limits of control. Le contrat est réglé, mais y a t-il un après, un éternel recommencement, nous n’en savons rien. C’est un autre film.

Jarmusch filme l’Amérique moderne, celle que l’on ne voit pas dans les films d’Hollywood, l’Amérique délabrée, abandonnée, traumatisée par la guerre du Vietnam, une Amérique qui n’a pas suivi l’essor de l’autre, celle qu’on a l’habitude de voir. Une séquence dans des ruines est fabuleuse. Le garçon est en contact avec sa mémoire, sans doute veut-il s’imprégner d’images avant de laisser tout cela derrière lui. Il y rencontre un homme qui croit être sous les bombes, qui n’hésite pas à lui sauter dessus pour lui éviter la mort. Permanent vacation atteint une dimension à mon sens chef d’oeuvresque dans son utilisation sonore, une partition absolument démente, ce genre d’ambiance grinçante que l’on retrouvera quelques années plus tard dans un film comme Clean Shaven, qui proposait cette déstructuration sonore comme illustration de ce que le personnage avait à l’intérieur de sa tête. C’est la même chose ici. Pour ce personnage, la musique est devenue insupportable. Et cette musique elle doit changer. Tout Jarmusch était déjà dans ce premier film : l’histoire d’un état que l’on quitte pour en rejoindre un autre, ce déplacement qui sépare le passé du présent, cet au travers. C’est cet au travers là que filme Jarmusch. Qu’il a toujours filmé.

The limits of control – Jim Jarmusch – 2009

The limits of control - Jim Jarmusch - 2009 dans Jim Jarmusch the-limits-of-control_5     7.8   Le dernier film de Jim Jarmusch n’est pas facile à définir. On est pourtant bien chez Jim pas de doutes possibles. Cinéma de l’errance métaphysique, du dialogue rare et habité, cinéma du vide aussi. The limits of control c’est un peu comme son titre l’indique le film total du cinéaste, celui où il repousse ses propres limites, peut-être celui où on le retrouve le plus depuis Permanent Vacation. Parce qu’on le sent se délester de tout. Filmer, ne rien contrôler. Parcourir son film (comme son œuvre entière d’ailleurs) de moments contemplatifs, de touches humoristiques, de ses runnings gags coutumiers, ses dialogues sans issue. S’il peut faire l’effet d’un film caricatural il n’en est pas moins l’un des plus passionnants que le cinéaste ait eu à nous offrir.

     Passionnant par sa musique d’une part. Et de son utilisation. La musique de Sunn O))) n’aurait jamais pu être si bien utilisée que chez Jarmusch, et ces images ralenties, où il nous envoûte, nous hypnotise. Cet homme rencontre chaque fois une nouvelle personne, généralement à la terrasse d’un café, où il prend systématiquement deux expresso. Chacun a sa personnalité. Chacun lui parlera brièvement ou davantage d’un sujet en particulier. Une opinion sur le cinéma ou la peinture. Ou une sur les molécules, une autre sur les hallucinations. Discret, excentrique, expressif, peu bavard, intéressant, artificiel. La plupart questionneront notre homme (on ne saura jamais son nom) se laissant aller à des opinions et suppositions aussi géniales qu’imperméables. L’une d’entres elles se contentera de lui montrer ses nibards. Mais tous auront cet échange à faire. Une mystérieuse boite d’allumettes. A chaque fois. Chaque mot – depuis la première entrevue – a une importance capitale. Chaque objet aussi. C’est un film qui avance comme on reconstituerait un puzzle. Un puzzle blanc, immaculé, sans issue, sans lendemain. A l’image de cette toile recouverte d’un drap blanc à la fin du film. Tous ces personnages qui interagissent, participent à un échange dans l’unique but d’emmener notre homme à destination.

     Certaines rencontres sont fabuleuses. Ne serait-ce que la première par exemple, où notre homme apprend les paramètres de sa mission par deux types un peu bizarres, joués par Alex Descas et Jean-François Stevenin, le premier débitant tout un tas de dialectes en gerbant des phrases dont on ne comprend pas grand chose, du moins pour le moment, le second se contentant de traduire. La rencontre avec Tilda Swinton et son avis du cinéma aussi. La merveilleuse et bandante rencontre avec Paz de la Huerta. Et la rencontre finale bien entendu.

     The limits of control parle de pas grand chose. Mais il est habité d’une ambiance remarquable. Le genre d’ambiance que l’on garde en tête post visionnage. Comme si l’on avait participé à une séance d’hypnose ! 

Mystery Train – Jim Jarmusch – 1989

Mystery Train - Jim Jarmusch - 1989 dans Jim Jarmusch mystery-train-1989-01-g

     6.3   C’est totalement ce genre de film qu’il faut pour me détendre, que je regarde une bière à la main. J’aime beaucoup cette ambiance « rock’n'roll au ralenti » et ces grands espaces citadins désertiques filmés par Jim Jarmusch sont magnifiques. Mystery Train c’est trois histoires. A Memphis, Tennessee. Un couple japonais qui vient voir Graceland et les traces laissés par le King. Une jeune femme qui ère dans la ville après avoir récupéré les restes de son mari. Et quelques amis ayant un peu trop abusés de la bouteille, dont un qui fou la merde dans une épicerie. Ces trois histoires, se déroulant sur à peine vingt-quatre heures, vont se « chevaucher » dans un petit hôtel… Ce n’est pas fait avec les gros sabots, il y a de l’humour à la Jarmusch mais c’est très soft, surtout beaucoup d’errance, c’est très agréable et plutôt bien cadré. Tous les passages avec les deux gardiens de l’hôtel sont extraordinaires…


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