Archives pour la catégorie Joe & Anthony Russo

Captain America, Le soldat de l’hiver (Captain America, The winter soldier) – Joe & Anthony Russo – 2014

34. Captain America, Le soldat de l'hiver - Captain America, The winter soldier - Joe & Anthony Russo - 2014Bucky, bras d’acier.

   6.5   Je ne m’attendais pas à ce gigantesque clin d’œil à GoldenEye. Les frères Russo doivent avoir un profond attachement pour ce dix-septième épisode de James Bond, c’est pas possible autrement – Et ça me va puisque c’est celui avec lequel j’ai grandi, autant dire que c’est un peu mon préféré (avec L’espion qui m’aimait) voilà pourquoi la référence me semble évidente. Déjà, il s’agit d’une retrouvaille entre de vieux amis, aussi anciens collègues de travail, qui vont devoir s’affronter, puisque l’un d’eux est passé du côté obscur on va dire. C’était Alec (Sean Bean, qui meurt, comme d’habitude) qui affrontait James (Pierce Brosnan, que j’ai toujours trouvé parfait pour ce rôle, mais passons, ce n’est pas le sujet) c’est ici Steve qui recroise Bucky. Tous deux – James & Steve – ont en commun qu’ils pensaient leur ami mort. Mais surtout, là où le film rejoue clairement une séquence, en écho au final du film de Martin Campbell : L’action se déroule sur les passerelles d’un bâtiment (La tour du Triskel abritant le SHIELD / L’antenne radio télescopique de la base de Janus) qui s’effondre. L’espace d’un instant j’ai pensé qu’ils iraient jusqu’au bout, que Bucky, sur le point de tomber, dirait « Pour l’Amérique, Steve ? » et que Rogers lui répondrait « Non, pour moi » mais ils ne sont pas allés jusque-là, heureusement. Ils ont fait mieux, la fin de la scène est très belle et scelle le retour du vrai Bucky. C’est un épisode qui par ailleurs, soigne bien ses scènes d’action. On sent qu’il a tout plein de modèles, de Heat à Mission impossible, de GoldenEye à The dark night. Qu’elles se déroulent à l’horizontal – la poursuite centrale est vraiment puissante – ou à la verticale – Revoir la scène magistrale de l’ascenseur en sortant d’Endgame, ça fait son petit effet il faut bien le reconnaître – on en sort chaque fois un peu lessivé et admiratif. Et on comprend, avec ce film, pourquoi les Russo ont réalisé tant d’épisodes ensuite : Il y a quelques chose de très grandiose mais aussi de très ramassé dans leur façon d’aborder le récit, la scène. On sent que tout est parfaitement à sa place, c’est vraiment impressionnant. Je suis certain qu’ils pourraient faire un excellent James Bond. Comment je retombe sur mes pattes, là, c’est beau.

Avengers, Endgame – Joe & Anthony Russo – 2019

avengers-4-endgameSnap to the past.

   8.0   Je poursuis mon voyage à travers le cinéma des Studios Marvel, je fais des ponts, découvre de beaux échos, butte sur un détail avant d’en apprécier pleinement un autre. La vue d’ensemble est de plus en plus nette, les pièces du puzzle s’imbriquent et la grosse machinerie apparemment sans âme, parfois grossière, révèle ici un troublant vertige. En allant voir Endgame, je savais qu’il me manquerait encore quelques pièces, tant pis, c’est le jeu, apprécier l’univers de façon non linéaire est un fonctionnement comme un autre.

     A l’heure où j’écris, le film vient de passer devant Titanic dans l’histoire du box-office mondial. En gros il a franchi la barre des 2 milliards de recettes. En seulement douze jours d’exploitation. Record absolu, évidemment. Si je serais toujours plus admiratif de la double anomalie réalisée par James Cameron puisqu’il n’a pas eu besoin de 21 films pour tout péter avec le 22e, je dois avouer que ce colossal succès m’impressionne beaucoup et curieusement me réjouit bien plus qu’il ne me terrifie : Au moins, les gens continue d’aller au cinéma. A l’heure où tu me lis il a probablement battu Avatar. Qu’importe ce qu’on pense du film, de cette saga et du box-office en général, le raz-de-marée que le film provoque est inédit, fascinant, flippant. Mais que reste-t-il du film lui-même après la démesure de son plan marketing ? Attention, spoilers en veux-tu en voilà.

     Le film se découpe clairement en trois parties. Il sera d’abord question de deuil puis il faudra élaborer la solution avant de filer vers le grand affrontement. La partie centrale est un pur délice. On traverse le temps et on retourne dans les films précédents afin d’aller chercher les pierres et faire en sorte que Thanos ne les récupère pas. Et c’est assez jubilatoire. On retourne dans la temporalité du premier Avengers mais aussi dans celle de Captain America 2 et le film a l’audace de rejouer une scène de Thor 2, le plus mauvais épisode de la série et d’en faire une scène très belle, entre Thor et sa mère. Sur Morag, il faut devancer Quill, toujours en train d’écouter Come and get your love. Steve Rogers se bat contre son lui-même de 2012 et Tony Stark retourne chercher le Tesseract en 1970 et y fait la rencontre de son propre père. Mais avant cela, le film tente déjà beaucoup, autrement.

     L’ouverture d’Endgame prolonge la cruauté sur laquelle se fermait brutalement Infinity war et demande à partager les derniers instants de bonheur familial de Clint Barton – qui était oublié, absent de ce final tétanisant – avant que sa femme et ses trois enfants ne s’évaporent en poussière. La séquence n’est pas très longue pour un « film normal » mais pour un blockbuster, c’est tout de même un étirement surprenant – que le film se permet, comme toute sa première heure de deuil, parce qu’il dure trois heures. C’est une grâce bucolique quotidienne qui soudain vire à la quadruple disparition, qui n’est pas sans rappeler la séquence introductive de The leftovers, voire celle, moins anonyme, qui touche le personnage incarné par Carrie Coon dans la série de Damon Lindelof. Comme elle, Barton perd tout. En un claquement de doigts, c’est le cas de le dire. Pas autour d’une table de cuisine mais en plein pique-nique dominical. Dans la séquence suivante, le récit fait un bond de cinq ans. La table rase n’est donc pas encore au programme.

     En parcourant les papiers qui fleurissent autour du film, je remarque en priorité un nombre conséquent de déception vis-à-vis de l’abandon du radicalisme qui parcourait le final du film précédent. Curieux reproche tant je ne vois pas ce qu’il y a de si inattendu dans ce déroulement ? Je veux dire, on savait bien que « ceux qui restent » trouveraient un moyen de faire revenir « ceux qui sont partis », évaporés parmi la moitié des êtres humains évaporés de la planète. On savait bien que le génocide serait effacé. Que Thanos finirait par perdre. Restait plus qu’à savoir comment ? Le « comment » peut être déceptif, oui. Mais il ne tombe pas comme un cheveu sur la soupe non plus, nous étions un peu prévenu. Avant de laisser la dernière pierre à Thanos, Dr Strange avait clairement annoncé à Tony Stark que son rôle serait prépondérant. Ant-man nous avait familiarisé avec la physique quantique – Et Ragnarok et son bifrost avait un peu joué là-dessus aussi. La scène post-générique d’Infinity war montrait que Nick Fury avait envoyé un SOS à Captain Marvel juste avant de se volatiliser. Et si je ne l’ai pas vu, comme par hasard quel film sort avant Endgame ? Captain Marvel, évidemment. Si l’on a appris un truc avec le MCU et sa façon d’écrire une saga de cinéma, c’est que tout s’imbrique, tout est toujours utile, il n’y a que des pistes, jamais de fausses pistes. Et tout cela, en effet, nous le verrons dans Endgame. Ça peut être déceptif mais c’est aussi un vrai tour de force, ainsi qu’un plaisir de fan service, cet opus agira en opposition au précédent : Retrouver l’humour de nos héros et retrouver nos héros. Alors si en plus tout ça s’opère en faisant du pied à Retour vers le futur, hein, allons-y gaiement. C’est un film qui semble sans cesse récompenser ses fans, leur offre pile (ou presque) ce qu’ils souhaitent. Un film qui se fait ses propres clins d’œil et revisite sa propre légende. Au moins autant que lorsque Spielberg revisite dans Ready player one, ce qu’il a en grande partie engendré. Quant aux reproches focalisés sur l’impossibilité au film de montrer le chaos que ce claquement de doigts a généré, oui, en effet, c’est pas The Leftovers. Mais bon, cette saga n’a jamais eu cette prétention, elle n’a jamais filmé le Monde. La population a toujours été réduite à de la simple figuration abstraite. Donc ce chaos ne s’incarne pas dans une dimension globale et mondiale mais uniquement via ses personnages, fortement touchés (Barton) ou non (Stark).

     Cinématographiquement, le film ne tente aucun vrai pas de côté, mais ce n’est pas nouveau, c’est comme ça depuis le premier Iron man, tous les films se ressemblent plus ou moins dans cette écurie, il ne faut surtout pas prendre le risque de briser la fidélité de la clientèle. Avec un tel marché financier et de tels chiffres, on les comprend. Il y aura parfois eu de ridicules déraillements – Thor 2, évidemment – mais aussi d’agréables interférences – l’ovni Ragnarok – mais rien qui n’entache l’univers produit par Disney. C’est donc majoritairement du fond vert dans chaque séquence d’action. Et majoritairement du plan télévisuel durant les dialogues, dont on désamorce systématiquement le sérieux, l’aigreur et/ou la lourdeur par une petite vanne, efficace, bien placée comme un produit. Thor est encore un peu dans Ragnarok, apparemment, puisque c’est lui, panse pendante et joues boursouflées, grimé en The Dude (The Big Lebowski cité ouvertement, trop, puisqu’on le voit et que les personnages le disent, deux fois ! On préfèrera, plus loin, la subtilité de son clin d’œil à l’ouverture des Aventuriers de l’arche perdue) sur qui reposera l’essentiel du potentiel comique d’Endgame. La fourmi aura aussi son rôle à jouer là-dedans. Ainsi que Le cul de l’Amérique.

     C’est curieux car l’univers de la pop culture est un peu chamboulé ces temps-ci, puisque le calendrier superpose la sortie du dernier volet d’Avengers avec la diffusion de l’ultime saison de Game of thrones. D’autant que c’était le 8.03 de GoT cette semaine-là. Loin de moi l’idée de les comparer, mais vivre cet épisode dingue et Endgame à quelques heures d’intervalle c’est l’assurance d’avoir vécu un truc à part, dans « l’histoire de la pop culture » si j’ose dire, d’être dans le vent, quoi, c’est très bizarre. Si j’ai suivi la série de Weiss & Benioff depuis ses quasi faits d’arme – J’avais rattrapé les wagons au moment de la diffusion de la quatrième saison, il y a cinq ans donc, je m’en souviens bien puisque le season finale tombait pile avec le début de la coupe du monde au Brésil – je recolle les morceaux avec la saga produite par Kevin Feige seulement depuis le mois dernier. Pourtant, je ressens des frissons similaires, quand je vois une discussion au coin du feu d’un côté, dans un bureau de l’autre, une bataille face aux marcheurs blancs ici, face à Thanos là : L’ambition n’est pas la même, la qualité d’écriture et de réalisation non plus, mais il y a le parfum de la mélancolie qui s’en dégage, une volonté de dire adieu aux personnages, qu’ils survivent ou bien qu’ils meurent. Cette même sensation de frissons s’exprime aussi via l’utilisation musicale : Dans l’un c’est au retentissement de son générique d’intro, dans l’autre c’est au moment d’une réunion dans la bataille. Deux thèmes bien bourrins comme il faut, mais qui te collent à ton siège.

     Il y a l’idée du « endgame » puisque le titre le revendique. C’est la fin d’un jeu. Evidemment le jeu s’est un peu durci, s’est un peu fait avaler par la mort à l’image du vaisseau de Thanos débarquant à la toute fin de Ragnarok et bien entendu à l’image de cet impressionnant goût de cendres que l’on respire depuis Infinity war, mais malgré tout il y a toujours l’idée du jeu et il reprend le dessus ici, très clairement, d’une part dans ses velléités comiques – la saga n’avait jamais été aussi drôle – et d’autre part dans sa volonté de tout faire péter dans un gigantesque feu d’artifice et l’idée du voyage temporel est une partie de ce feu d’artifice. Alors oui il y a une mélancolie quasi permanente parce qu’on prend le « risque » de perdre un présent parfois convenable (Les moments de complicité entre Stark et sa fille sont par ailleurs très beaux) pour revoir ceux qui se sont évaporés. Mais il y a le jeu. Et le film ira ouvertement là-dedans en citant d’abord Fortnite puis Retour vers le futur. Ce n’est pas faire offense au film de Zemeckis je crois, même si Endgame va gentiment s’en moquer, puisqu’il s’amusait déjà de ces ascenseurs émotionnels.

     Je pense, malgré tout un tas de défauts évidents – Punaise, le vrai héros du film c’est un RAT, quoi. C’est Rémy qui fait revenir Scott Lang, on croit rêver – qu’il est le plus stimulant, avec Infinity war, des films du MCU. Mais contrairement aux opus de Captain America, je ne crois pas que ces deux films s’apprécient indépendamment du reste, tant ils fonctionnent dans un ensemble, ils fonctionnent parce qu’ils sont la convergence de cet ensemble et sont donc touchants – vraiment, moi ça m’a collé un tas de frissons à plusieurs reprises voire quelques larmichettes, mais chut – si l’on a quelque atome crochu avec cet ensemble, cet univers, cette galerie de personnages.

     Il est possible que mon enthousiasme soit provoqué par le fait que je sois plongé à fond dans l’univers depuis peu – et qu’il retombe vite comme un soufflé mais qu’importe – ou bien c’est simplement le fait d’y être allé en Day2, de le voir en Imax 3D dans une salle blindée, aux côtés de ma femme et mon fils, tous deux aussi enthousiastes que moi, mais en l’état, j’ai pris un pied monstrueux. Un plaisir de divertissement idéal doublé d’une vraie mélancolie. Si on m’avait dit, il y a encore un mois, que je pourrais être ému par un film de super-héros, punaise. J’ai presque envie d’y retourner, tant ça m’a semblé aussi jubilatoire qu’astucieux. Le film réussissant aussi l’exploit d’être une belle conclusion pour les fans mais aussi de ne pas être réfractaire quant à l’idée de séduire les néophytes – Et j’en suis donc la preuve.

Avengers, Infinity war – Joe & Anthony Russo – 2018

15. Avengers, Infinity war - Joe & Anthony Russo - 2018Le mur porteur de l’édifice.

   7.5   Plus je (re)vois les films de la MCU, plus je les réhabilite ou tout du moins cerne leur existence au sein de cette interminable entreprise qu’est « The Infinity Saga », qui une fois qu’elle sera bouclée, englobera donc vingt-trois films – tous sortis durant ces onze dernières années – qui parfois se seront recoupés outrageusement (Dans le beau Civil war, notamment), parfois plus discrètement, le temps d’insérer un nom, un visage, parfois seulement pour une scène intra ou post générique.

     Il y a peu de temps encore, je n’y éprouvais aucun intérêt, aucun désir de tout raccorder – D’autant que je ne connais pas l’univers des comics et que je découvre les films dans le désordre – au mieux un petit plaisir immédiat, indépendant – J’avais plutôt apprécié Iron Man, à l’époque. Black panther (vu en février cette année) changea un peu la donne. Mais Spiderman, Homecoming fut le premier vrai tournant. Ça remonte à pas si longtemps, c’était en décembre dernier. J’ai toujours apprécié ce personnage plus que les autres, et de le voir pris dans quelque chose de plus large, avec les Avengers, de relier son esprit geek avec leurs caractères à tous, son humour avec celui des autres, d’un coup ça me plaisait beaucoup. 

     Il me fallait toutefois revoir et un peu réhabiliter les deux premiers Avengers avant de plonger dans Infinity war. Depuis j’ai vu les très chouettes films sur Ant-Man et les nettement moins chouettes films sur Thor. Il faudrait que je boucle les aventures de Thor (Ragnarok) et que je revoie Les gardiens de la galaxie, que je poursuive l’aventure Captain America, que je découvre Captain Marvel. J’ai du pain sur la planche.

     Mais là je voulais voir Infinity war, c’était ma priorité. Sans doute car j’ai pensé que si ça me plaisait j’irai voir la seconde partie qui sort ce jour – Mon premier Marvel en salle. Allez je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré. Avengers, Infinity war, troisième volet des films Avengers et dix-neuvième opus de la franchise a tué le game, mis la saga entière au tapis. Au point de donner raison d’exister aux précédents films – qui franchement parfois faisaient bien pitié – qui demandaient en réalité à converger vers lui, première partie d’un incroyable ( ?) bouquet final.

     Une ribambelle de super-héros réunis pour affronter un méchant hors pair, Thanos, qui leur vole la vedette puisqu’il est Le personnage fort de cet opus. Celui qui cristallisait toutes nos attentes tant il était teasé dans nombreux des films précédents. Teasing à la hauteur de l’impact qu’il laisse ici, puisqu’il est partout et réussit tout ce qu’il entreprend, SPOILER ON jusqu’à voler les pierres et réussir pleinement son entreprise de destruction dans un final d’une force et d’une cruauté terrible au point que l’on se demande comment il est possible que les studios aient laissé faire ça, de cette manière-là. Laissé tuer la moitié de l’humanité et donc par la force des choses la moitié de nos super-héros.

     D’aucuns diront qu’on va les revoir. Evidemment, mais qu’importe, l’image reste, le geste aussi, jusque dans la scène post générique, qui désintègre Nick Fury et Maria Hill mais demande d’ores et déjà à compter sur Captain Marvel. Les théories ont dû enfler de toute part depuis un an, j’imagine. Je m’en fiche un peu, à vrai dire, mais punaise j’en veux davantage, quoi. Car au-delà de cette fin c’est tout le film qui est d’une véritable noirceur narrative – malgré les toujours disséminés traits d’humour de la franchise – puisque Thanos gagne tout.

     Les Avengers eux-mêmes – alors qu’ils avaient déjà bien galéré à faire front ensemble face à Ultron – sont totalement désynchronisés, à, l’image de Steve Rogers et Tony Stark qui se font la gueule. Thor n’a plus de marteau, Captain America plus de bouclier, quant à Banner il ne parvient plus – Et n’y parviendra pas, enfin pas avant Endgame en tout cas – à faire venir Hulk. Le d’ores et déjà célèbre claquement de doigts final scelle ce fort climat de lose qui règne 2h40 durant. SPOILER OFF

     Et même au-delà de ça encore, le rythme et la mise en scène n’ont jamais été aussi brillants, point barre. Il y a une grande limpidité dans le passage d’une planète à une autre, déjà parce que chacune d’elles tient une vraie identité visuelle, mais aussi car le récit prend le temps de s’y implanter. Le montage est plus clair, plus posé. L’image ne fait pas mal aux yeux comme dans Thor, le monde des ténèbres.

     C’est un plaisir permanent, dans ses réjouissantes multiples retrouvailles du premier acte du film, comme durant les nombreux affrontements, en rupture avec l’héroïsme habituel. Le combat à New York entre Ebony Maw et Dr Strange avec celui qui déforme la matière et balance des blocs de béton partout et celui qui ouvre des portails dans tous les sens, est hyper impressionnant. La suite souffre un peu de ce superbe combat pour être honnête, mais le film se reprend vite, notamment grâce à Thanos mais aussi parce qu’on y croise Peter Dinklage en nain géant. Bref.

     Le choc est tel qu’il m’a décidé à entamer un marathon de rattrapages Marvel. Pour le meilleur et le pire, je le sais, mais qu’importe. Je l’ai déjà dit j’ai depuis beaucoup aimé Ant-Man et sa suite avec la Guêpe, pas trop Thor et encore moins celui qui suit. J’ai été impressionné par Civil war. J’essaie de me faire Ragnarok dans les heures à venir. Et je reparlerai de tout ça bientôt. Car finalement je le reçois un peu comme je reçois une série, c’est moins un épisode (en l’occurrence un film) en particulier que la vue d’ensemble que chacun génère qui m’intrigue.


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