Archives pour la catégorie John Dahl

Red rock west – John Dahl – 1993

21. Red rock west - John Dahl - 1993Big trouble in Wyoming.

   6.0   Retour sur un film dont je gardais un excellent souvenir, pour avoir lancé plusieurs fois la VHS à l’époque. C’est un néo-film noir – La spécialité de John Dahl, puisque celui-ci vient après Kill me again et avant Last seduction – aux allures de Western, puisque l’action se déroule au fin fond du Wyoming.

     On y suit Michael, qui vit dans sa Cadillac blanche. C’est un type à la dérive, sans un sou, probablement trop honnête pour survivre dans une Amérique aussi cynique.

     Fraichement débarqué dans le village paumé de Red rock, le gérant d’un bar le confond avec un autre et l’embauche, comme il était convenu. Michael accepte sans broncher avant de découvrir qu’il n’est pas engagé pour servir des tequilas mais pour éliminer une femme, moyennant dix mille dollars.

     Il y a une histoire de vétérans de guerre, un ancien marine ayant fait le Vietnam, un autre ayant combattu au Liban. Et ce sont les deux personnages qui seront confondus, comme s’ils étaient éternellement oubliés, embourbés dans leurs forêts et tranchées – Le final ne raconte rien d’autre que ça, par ailleurs.

     Il y a un plan récurrent sur le panneau d’entrée et de sortie de la ville, qui finit par faire office de running-gag – Le film est parfois assez drôle d’ailleurs – et qui semble dire que Michael a mis les pieds dans un enfer qu’il ne pourra jamais quitter, à moins de se transformer en ce qu’il rejette au départ et qu’incarne son double éphémère, Lyle.

     Il y a tout un tas de rebondissements. Des lieux très identifiés : Un ranch, un bar, une forêt, une route. Et forcément, il y a une femme fatale.

     C’est un scénario classique du film noir. C’est Assurance sur la mort, de Billy Wilder. C’est La fièvre au corps, de Lawrence Kasdan. C’est Blood simple, des frères Coen. C’est un peu voire beaucoup moins bien que ces trois films, quand même.

     John Dahl vient du clip. Puis il a fait des story board. Il fait quelques films noirs dans les années 90 avant de se reconvertir dans la réalisation d’épisodes télévisés. Et quelque part on comprend : Il fait le boulot. Mais sa réalisation manque de relief, de personnalité.

     Le casting est top : Nicolas Cage, qui sort de Sailor & Lula. Lara Flynn Boyle, qui sort aussi de Lynch, mais de Twin Peaks. Dennis Hopper, dans un rôle entre ceux qu’il arbore dans Blue velvet puis Speed. J.T.Walsh, qu’on retrouvera plus tard dans l’excellent Breakdown.

     Je suis content de l’avoir revu, c’est bien, mais je reste un poil déçu.

Les joueurs (Rounders) – John Dahl – 1999

14362604_10153987814332106_3749957662026549437_oPas si « All-in » que ça.

   4.5   La première séquence annonce tout le film à venir, à la faveur d’un savant suspense qui ne marche pas du tout, puisque l’on sait très vite que Matt Damon va faire un gros bad beat contre un Malkovich grimé en ruskov qui cabotine à mort – Mais il est loin d’être le seul. Tout est ultra prévisible et le restera, jusque dans les grandes lignes (l’évolution du personnage, les obstacles qui vont le contrarier, le happy ending mais pas trop) et son schématisme indigent avec la relation amoureuse, chiante et castratrice d’un côté, la passion du jeu, énergique et dangereuse de l’autre. C’est le poker mais ça aurait très bien pu être des courses de bagnoles ou du cambriolage, on est vraiment dans un registre proche de Fast & Furious, Braquage à l’italienne et autre Ocean’s eleven. Agréable en tant que produit pop-corn du dimanche soir mais ça ne va pas plus loin. Matt Damon ne cesse donc d’expliquer comment gagner au texas hold’em, en observant les autres, en regardant davantage les émotions que les cartes, pourtant le film ne le fera jamais, se contenant d’aligner les séquences de jeu brèves, sans saveur, sans ambiance, pas une partie endiablée (On est loin des meilleurs instants jeu de Casino Royale) alors que le film traîne cette réputation derrière lui ; C’est en tout cas ce qu’on m’en avait vendu. Reste donc cette énième variation sur un type cool qui ne sait pas choisir entre deux pôles que tout oppose, se heurtant sans cesse à un entourage incompréhensif et caricatural.


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