Archives pour la catégorie John McTiernan

Piège de cristal (Die hard) – John McTiernan – 1988

06. Piège de cristal - Die hard - John McTiernan - 1988« Une mouche dans le lait, mon cher Hans, un petit rouage qui grippe, un emmerdeur »

   8.3   En le revoyant l’an passé (Ou y a deux ans je ne sais plus) j’avais été un chouïa déçu, pas sur que j’en avais causé à qui que ce soit d’ailleurs tellement j’étais déçu d’avoir été déçu. Je devais être mal luné, c’est pas possible, car j’ai retrouvé ça génial cette fois. Peut-être même plus génial encore que dans mes souvenirs.

     A l’instar du troisième volet, l’alchimie du duo est magnifique. Et c’est d’autant plus original ici que McClane & Powell ne se voient jamais : Un buddy-movie comme on en avait encore jamais fait. Il faut souligner aussi la richesse de chacun des personnages secondaires. Et le charisme de chacun des méchants – Hans Gruber en tête, forcément, inoubliable regretté Alan Rickman.

     Et McTiernan à la réalisation s’occupe de parfaire le subtil équilibre avec la puissance de sa mise en scène. Chaque recoin de la Tour est passé au peigne fin. Rappelons que c’est un volet nocturne et vertical quand le troisième sera quasi entièrement diurne et horizontal. Quand on a dans un film d’action un vrai metteur en scène aux manettes, ça se ressent.

     Le temps n’altère aucunement la réussite de cette merveille de film d’action, qu’on peut revoir chaque année sans jamais s’en lasser, apprécier encore et toujours son génie rythmique (construit sur des sommets bourrins et de sublimes accalmies, une violence tranchante et des pics d’humour parfaits), la beauté de ses plans, de sa construction, de ses montages parallèles (Qui sont systématiquement dosés à la perfection) et la gouaille inévitable de John McClane.

     Aussi, je pense que c’est l’une des plus belles VF que je connaisse. C’est peut-être ça la cause de ma déception, j’avais dû essayer de le voir en VO. Il faut dire que j’ai grandi avec. Moins avec celui-ci qu’avec Une journée en enfer, mais quand même. Dans le genre, Die Hard, premier du nom, reste inégalé.

Predator – John McTiernan – 1987

Predator - John McTiernan - 1987 dans John McTiernan 12273705_10153287812377106_5665078692803786291_o« You’re one ugly motherfucker ! »

   7.0   Voilà un film qui aurait pu entrer dans cette jolie catégorie de films souvenirs et donc easy watching que je recherche ces temps-ci. Sauf qu’il a raté le coche. Je l’ai vu tardivement et c’était une découverte en demi-teinte. Si je ne lui vouerai donc jamais le culte qui le suit très souvent je reconnais avoir été plus séduit par cette deuxième tentative. J’en gardais l’image d’un truc beauf et bourrin mais en fait il y a de supers idées. Tout d’abord celle de mélanger à ce point les genres : Le film de guerre, d’action virile, le potache, la SF et le survival. Il y a plusieurs films en un et donc trois gros blocs séquentiels, qui auraient pu être inégaux, pas forcément accordés, mais qui crée un ensemble assez harmonieux, comme a pu l’être The descent, vingt ans plus tard, qui s’inspire assez clairement du film de John McTiernan, dans lequel on a remplacé la jungle par les grottes, des militaires par une bande de copines.

     Le lieu et donc l’espace, immense et resserré à la fois, tient là aussi une place primordiale. La jungle paraît d’abord infinie, gérée facilement par un groupe quasi mutique se relayant par des signes, capables de prendre en mains d’étranges corps dépecés en éradiquant tout un campement rebelle. C’est lorsque la présence invisible apparaît que la jungle semble se refermer sur eux, les entrainant dans une curieuse traque en huis clos dans lequel ils sont pourtant tous séparés – On pense à la sublime scène nocturne de Rambo, lorsque les policiers se font dézinguer un par un. Là aussi, le commando tombe comme des mouches ne laissant derrière lui que des coulées de viscères. Et c’est lorsqu’il n’en reste plus qu’un, Schwarzie en personne, réduit à l’état de créature primitive – Sublime cri d’appel au combat – improvisant des pièges, se construisant des armes, se maquillant de boue, que l’espace s’agrandit à nouveau au point d’en dévorer le Predator lui-même dans un duel aussi beau que symbolique.

     McTiernan crée un genre en faisant un film d’ambiance pure, dynamique et anxiogène (le score d’Alan Silvestri, parsemé de stridences et accalmies, y joue beaucoup) traversée par des abstractions étonnantes. Le film oppose à merveille cette espère de terrain à punchlines qu’il lance au départ avec ce lourd silence dans lequel il se fond à la fin, au moins autant qu’il travaille le cadre et donc la hauteur des arbres face à l’horizontalité sans fin de la jungle. J’aime bien notre ami avec ses mandibules et ses dreadlocks mais je pense qu’il y avait matière à davantage jouer sur la suggestion notamment lors de nombreuses de ses apparitions ainsi que sur la multiplication un peu inutile, à mon goût, de plans de sa vision thermographique. Je pinaille mais j’aime beaucoup. A part ça et pour l’avoir découvert l’an passé c’est fou comme Predator est un remake 80’s du film Les Chasses du comte Zaroff.

Une journée en enfer (Die hard with a vengeance) – John McTiernan – 1995

39.-une-journee-en-enfer-die-hard-with-a-vengeance-john-mctiernan-1995-1024x768Waltz of the bankers.

   9.2   Je suis retombé dessus par hasard, je pensais regarder une scène, puis cinq minutes mais j’ai finalement tout maté alors que je l’avais revu il y a seulement quelques mois. Et dire qu’il a bercé toute mon adolescence. Vu et revu jusqu’à épuisement, sans jamais que ça m’épuise. Pas même encore aujourd’hui. Je pense pouvoir dire qu’il fait partie de ces films dont je connais chaque réplique (En Vf cela va de soi) et situation par cœur. Des premières notes de The Lovin’ Spoonful (Summer in the city) au Johnny’s coming home de Michael Kamen. Du McClane, migraineux, que l’on sort du lit et qui va arborer un écriteau suicidaire dans les rues de Harlem à celui, toujours migraineux, qui liquide son second Grüber après avoir traversé explosions et attentats en tout genre. Sans parler de l’inénarrable « Simon says » (« Jacques a dit » chez nous). Et sans s’étendre non plus sur l’un des plus beaux duos improbables que le cinéma d’action nous aura offert : Willis / Jackson. Un vrai régal. Le cinéma d’action à son apogée. Sobre, lisible, hilarant, d’un bout à l’autre. Deux heures de pure jubilation. Admettons, peut-être, que la première partie soit un poil meilleure que la seconde, en terme d’idées, de rythme, de répliques, de bifurcation, en gros lorsque Irons est hors champ. Mais la suite est tellement au-dessus du lot, franchement, que je n’arrive même plus à être objectif. Le meilleur Die Hard, haut la main. Juste devant le premier. Enfin disons qu’ils se valent, globalement, c’est juste que l’un trépide quand l’autre est plus down tempo, l’un est en huis clos vertical quand l’autre est à ciel ouvert horizontal, c’est d’ailleurs fou le nombre de plans où apparaissent les Twin towers. En fait je préfère celui-ci pour sa cartographie new yorkaise. Et j’adore l’avancée sous forme de prétexte, les fausses pistes, et le montage lors de la découverte de la supercherie est à tomber par terre. Le montage de manière générale est un agencement d’orfèvre dans ce troisième volet. Et puis j’adore les méchants, comme dans le premier Die Hard d’ailleurs et pour paraphraser Hitchcock : « Un film est réussi quand le méchant est réussi » Et puis les seconds rôles ne sont pas en reste, ils sont tous exceptionnel. Chef d’œuvre du genre. Définitivement.

Basic – John McTiernan – 2003

Basic - John McTiernan - 2003 dans John McTiernan Basic_p1

     4.4   Le commando d’une unité de rangers à l’entraînement se décime dans la jungle sous un cyclone. On retrouve deux d’entre eux dont un grièvement blessé par balle. Une équipe militaire est mise à disposition pour comprendre les circonstances du drame en interrogeant tour à tour les deux rescapés, avant qu’un ancien ranger – selon le vœu du plus indemne des deux de ne parler qu’à un ranger – ne vienne les épauler.

     En qualité de bon spectateur qui croit tout ce qu’on lui montre, je me suis laissé guidé par l’histoire de la même manière que le lieutenant féminin Osborne. Complètement piégés d’un bout à l’autre. Je ne connais pas suffisamment le cinéma de McTiernan pour effectuer des rapprochements et détecter des similitudes entre ses films, mais il suffit d’évoquer Die Hard pour admettre que l’on est bien dans son univers. Deux choses importantes : Un personnage entièrement dupé. C’est Osborne ici – alors que l’on pourrait penser qu’il s’agit de Travolta – comme c’était John McLane dans Die Hard. Et l’aisance à manœuvrer le faux, le mensonge dans la partie adverse. C’est un gigantesque complot ici comme c’était une fausse histoire de bombe dans une école dans Die Hard troisième du nom.

     McTiernan est un malin. On ne peut pas dire que cela fonctionne entièrement ici, la faute à des rebondissements tous plus improbables les uns que les autres, dans leurs enchaînements, c’est à dire qu’il est difficile de se rattacher à un récit qui fait mine d’avancer d’un pas avant de reculer de deux la minute suivante. On en vient tellement à se poser des questions sur ce que l’on voit qu’on y croit plus du tout. Il manque une nuance. Non pas qu’il y ait ennui, je l’ai dit précédemment, on me dupe facilement, mais il y a cette impression finale qui laisse un goût de trop plein magouilleur plus qu’un étonnement entêtant.


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silencio


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