
5.3 Terminator, Rise of the machines. C’est écrit dans le titre. Les machines vont se rebeller, l’heure est venue. Dommage que le sous-titre du film soit celui-ci, car il met une bonne heure avant de vraiment abattre ses cartes. Avant que le terminator protecteur n’apprenne à Connor que le jugement dernier interviendra à 18h18 dans 2h53 pour être exact le spectateur est comme Connor, il ne sait pas pourquoi nos deux habituels voyageurs temporels sont encore de mise. Dans le premier la naissance de John est imminente. Dans le second la programmation de Skynet est sur le point d’aboutir. Mais ici, quel est le véritable enjeu, on ne le sait pas au départ. Mais voilà, il y a ce titre. La deuxième partie du film n’est donc plus trop une surprise du coup, plus tout à fait seulement car la fin reste malgré tout surprenante car jamais encore dans la franchise on avait ressenti cet abandon définitif, cette idée que pour une fois le destin aboutira, que la guerre aura lieu, même si l’espoir domine dans cette dernière scène. Bref, je pense que la fin de T3 est de ce point de vue là vraiment réussie. Qui aurait pensé finalement que le jugement dernier était inévitable ? Qu’il avait simplement été retardé ? Que l’unique espoir était centré sur la survie du simple mortel John Connor, pas né dans le 1, ado branleur et bidouilleur dans le 2, adulte épave dans le 3.
L’histoire : Cette fois, le même terminator T800 revient protégé Connor. Le même, pas vraiment, un maillon de la chaîne (puisqu’il le dit, ils sont faits en série). En face, encore un nouveau prototype, le TX, sous une apparence féminine, une bombe blonde. Un robot encore plus fort qui sait fabriquer avec son corps des armes de tirs, a toujours ce pouvoir de transformation et c’est une nouveauté, peut, au moyen d’une sonde, guider les gens et les objets à distance. Bref un terminator Schwarzie obsolète en face, qui n’a subi quasi aucune progression depuis le premier de la saga, et donc a du souci à se faire. Mais cet opus, bien que muni de certaines qualités, est très décevant, très en dessous de ceux réalisés par le grand Cameron. Une question de cinéaste tout ça. La faute à une exagération de tout. Dans la première scène du film, on voit le futur, Connor à la tête d’une armée humaine et un drapeau américain à ses côtés. Que vient-il faire là ? Le dernier volet réalisé récemment par McG aura au moins eu l’intelligence de situer sur un pied d’égalité Russes et Américains. Bon, et en ce qui concerne l’action, Mostow assure (Son Breakdown avec Kurt Russel était un bon film d’action par ailleurs) même si parfois les effets spéciaux bavent un peu, c’est limite approximatif. Et la caméra bouge beaucoup trop. Mostow a aussi voulu creuser le sillon emprunté par son Cameron dans le précédent, à savoir rythme et humour liés. Et encore une fois il se prend les pieds dans le tapis.
Pas de répliques cultes qui resteront, même ce Talk to the hand parait inapproprié. L’habituel I’ll be back, transformé pour l’occasion en she’ll be back, fait lui son effet en revanche. C’est dans l’automatisme abusé que cet opus est drôle en fait. Car souvent Schwarzie bouge rapidement sa tête, accentuant son aspect machine, ça marche trois fois après c’est un peu lourd. Voilà, dans l’ensemble, film moyen, très faible mais pas totalement inintéressant.