Archives pour la catégorie Jonathan Mostow

Terminator 3, La soulèvement des machines (Terminator 3, Rise of the Machines) – Jonathan Mostow – 2003

Terminator-3-(10)Le voyage de la dernière chance.

   6.0   Terminator, Rise of the machines. C’est écrit dans le titre, les machines vont se rebeller, l’heure est venue. Avant que le Terminator protecteur n’apprenne à Connor que le jugement dernier interviendra à 18h18 le spectateur est comme le futur chef de la résistance, il ne sait pas pourquoi nos deux habituels voyageurs temporels sont encore de mise. Dans le premier la naissance de John est imminente. Dans le second la programmation de Skynet est sur le point d’aboutir. Mais ici, quel est le véritable enjeu ? Il faut bien une heure avant de le savoir.

     Mais voilà, il y a ce titre. La deuxième partie du film n’est donc plus trop une surprise du coup, plus tout à fait seulement car la fin reste malgré tout surprenante car jamais encore dans la franchise on avait ressenti cet abandon définitif, cette idée que pour une fois le destin aboutira, que la guerre aura lieu, même si l’espoir domine dans cette dernière scène. Bref, je pense que la fin de T3 est de ce point de vue une vraie réussite. Qui aurait pensé finalement que le jugement dernier était inévitable ? Qu’il avait simplement été retardé ? Que l’unique espoir était centré sur la survie du simple mortel John Connor, pas né dans le 1, ado branleur et bidouilleur dans le 2, adulte épave dans ce troisième volet ?

     L’histoire : Cette fois, le même T800 revient protéger Connor. Le même, pas vraiment, un maillon de la chaîne (puisqu’il le dit, ils sont faits en série). En face, encore un nouveau prototype, le TX, dérivé du T1000 en plus évolué encore, sous une apparence féminine, une bombe blonde. Un robot encore plus fort qui sait fabriquer avec son corps des armes de tirs, a toujours ce pouvoir de transformation et c’est une nouveauté, peut, au moyen d’une sonde, guider les gens et les objets à distance. Bref, notre petit Schwarzie semble bien obsolète à côté, lui qui n’a subi quasi aucune transformation depuis le premier de la saga.

     On est bien entendu loin de l’ambiance (T1) et d l’efficacité (T2) Cameronienne, n’empêche que Mostow s’en sort admirablement bien. Il y a quelques couacs à l’image de cette première scène où l’on voit le futur et Connor à la tête d’une armée humaine et un drapeau américain à ses côtés. Que vient-il faire là ? Le quatrième volet réalisé ensuite par McG aura au moins eu l’intelligence de situer sur un pied d’égalité Russes et Américains. Mais en ce qui concerne l’action pure, Mostow assure (Son Breakdown avec Kurt Russel était par ailleurs un excellent film d’action) même si parfois les effets spéciaux bavent un peu et si la caméra bouge beaucoup trop.

     Mostow a aussi voulu creuser le sillon emprunté par son compère Cameron dans le précédent, à savoir rythme et humour liés. Et c’est là-dessus que le film est bon. Moins de répliques faisant mouche ou alors c’est dans leur automatisme abusé qu’elles fonctionnent à l’image de ce Talk to the hand, de ce Relax ou du déjà culte I’ll drive ainsi que l’habituel I’ll be back, transformé pour l’occasion en She’ll be back, qui fait son petit effet. Et cette façon qu’à Schwarzie de bouger rapidement la tête. C’est très drôle. Bref je le voyais pour la troisième fois et je le réhabilite encore davantage.

U-571 – Jonathan Mostow – 2000

u-571-2000-09-gHéros sous l’eau.

   3.9   J’ai le souvenir de l’avoir vu dans la foulée de Das boot, le chef d’œuvre de William Petersen. J’étais dans ma période sous-marins. La différence c’est que ce film là n’a pas grand intérêt, c’est un honnête produit hollywoodien, efficace en terme d’action, de suspense et de rebondissements mais qui ne travaillent jamais ses personnages ni la durée ni l’Histoire d’une manière générale. Das boot ressortait cette absurdité là, on ne distinguait plus vraiment les patries, ce n’était que survie, énergie du désespoir. U-571 y va de ses sabots dans le courage, le sacrifice et l’hommage aux forces alliées. Ce n’est finalement plus du cinéma, ou alors seulement pop-corn. Je pensais voir le meilleur film de Mostow, c’est en fait son moins bon.

Clones (Surrogates) – Jonathan Mostow – 2009

Clones (Surrogates) - Jonathan Mostow - 2009 dans Jonathan Mostow 19030199I Will Not Bow. 

   4.1   Mostow est un bon faiseur et ce film le confirme encore. Il y a quelques idées réjouissantes en partie lorsque le film tente d’être émouvant, après on a aussi l’impression d’avoir vu, sur le sujet, mieux ailleurs. Et puis il y a de gros problèmes de cohérence. Après plusieurs jours au lit j’imagine qu’au lever, on se sent faible, engourdi. Eux passent leur vie sur la machine neuronale. Si on enlève les risques de cancer, Bruce devrait être incapable de courir. Après si on accepte ça, c’est une belle idée que le clone n’empêche pas seulement l’humain de faire les taches ingrates mais qu’il se substitue à lui littéralement. Quand Bruce sort en chair et en os de chez lui, chose qu’il n’a pas fait depuis un bail, il est oppressé dehors, je trouve que le film dit des choses intéressantes sur la société actuelle et cette absurdité de la peur grandissante. Pour le reste (toute la trame action/polar) c’est les gros sabots et la roue libre. Je suis indulgent avec Mostow en général mais bon, ce n’est pas terrible. Enfin c’est un film du dimanche soir, tout à fait dispensable.


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