Archives pour la catégorie Joseph Kosinski

Spiderhead – Joseph Kosinski – 2022

17. Spiderhead - Joseph Kosinski - 2022L’impossibilité d’une île.

   2.0   La scène inaugurale de l’hydravion évoque rapidement le cinéma aérien de Michael Mann or dès la séquence suivante, nous ne sortirons plus de ce huis-clos, décor blanc dans une île-prison. Dans un futur proche, non identifié, il s’agit de suivre deux détenus et un génie scientifique, qui en échange de leur coopération en tant que cobayes dans des expériences émotionnelles, leur offre des privilèges, remises de peine et une liberté relative dans l’enceinte du pénitencier. Spiderhead sera essentiellement une somme de ces entretiens expérimentaux, en champ-contrechamp, dans un univers glacé, léché, clinique, que la mise en scène, d’une platitude alarmante, épousera à merveille. Un film concept qui repose exclusivement sur son concept de dystopie fasciste où l’on administre des molécules aux prisonniers afin qu’ils obéissent aux ordres. Le reste n’a aucun intérêt. De Kosinksi en 2022, on préfère de loin son très beau Top Gun Maverick.

Top gun, Maverick – Joseph Kosinski – 2022

11. Top Gun, Maverick - Joseph Kosinski - 2022Up in the air.

   7.0   Le miracle n’est pas tant d’avoir offert un beau blockbuster à l’ancienne (Et après toutes ces couches de films de super-héros interchangeables qu’on doit encaisser et ces films d’action qui les imitent, ce que ça fait plaisir, il faut bien se l’avouer) que d’avoir produit un film si beau à partir d’un matériau si mauvais / qui a si mal vieilli.

     Car Top gun, Maverick constitue la suite de Top gun, trente-cinq ans plus tard mais il est aussi une sorte de remake, reprenant sa construction, son récit (la love story, l’affrontement entre les pilotes…) et certaines de ses séquences iconiques : Parfois de façon émouvante (le piano de Bradshaw fils, la scène avec Ice/Val Kilmer) ou de façon superflue (la scène du beach volley devient une scène de simili football américain façon Point break : L’idée pour Maverick comme pour Utah chez Bigelow, est de se fondre dans le groupe).

     Le film recycle, certes, mais il le fait avec beaucoup de talent, pour la simple et bonne raison qu’il existe indépendamment du film de Tony Scott. Il existe en son hommage mais il existe aussi sans lui, c’est très beau. Et bien entendu il existe aussi pour Tom Cruise et la légende qu’il a crée de films en films, en trente-cinq ans. D’autant que l’acteur est né avec Top gun. Dans Maverick on ne compte plus les scènes où il est menacé d’être mis à la retraite. C’est Maverick mais c’est évidemment de Tom Cruise dont il est question. Et puis c’est le patron ici. Il produit le film. Il décide de tout : Il monte son équipe de tournage au même titre que Maverick monte son équipe de mission.

     Bref c’est une excellente surprise en deux temps. D’une part car on comprend peu à peu qu’il copie l’original mais qu’il réussit tout mieux que l’original, d’autant qu’il appuie son récit en grande partie sur la relation entre Maverick et le fils Bradshaw et que l’absence de Goose plane sur le récit en permanence. D’autre part car la dernière demi-heure est une merveille de mixture entre du Mission Impossible et du Star Wars (la mission de destruction de la réserve d’Uranium n’est pas sans rappeler celle de L’étoile noire) avec une vraie sensation de voler, de se prendre du G avec eux en permanence tout simplement car il n’y a pas de numérique ici, donc on y croit.

     Et puis c’est beau, c’est lumineux, c’est clair, on comprend tout (contrairement au premier Top gun et son montage au cut qui le rendait indigeste) aussi bien quand ils font leur charabia de mission que lorsqu’ils sont dans les airs. C’est un film très limpide, très agréable, jamais cérébral car très physique. Et s’il prend au sérieux le genre (le film d’action) il ne se prend pas au sérieux pour autant et les petites pointes d’humour sont savamment disséminées.

     Quelque part j’ai beaucoup pensé à Le Mans 66, qui filmait des voitures et non des avions, mais qui le faisait avec la même énergie, le même amour pour le genre, avec des vrais personnages et une vraie force dramatique. Plaisir total donc.  

Oblivion – Joseph Kosinski – 2013

24.-oblivion-joseph-kosinski-2013-1024x664Losing control.

   5.  Rien d’incontournable mais un bon produit Tom Cruise comme toujours, qui remplit aisément le cahier des charges, avec les thématiques habituelles et donc rebattues de la pelletée de films de science fiction qu’on retrouve sur les écrans chaque année. Celui-ci dans le haut du panier, banal mais épuré, mais il faut un peu s’accrocher au début. Et on tient le choc quand Tom Cruise, personnage chargé de réparer les sentinelles à l’infini, foule des recoins de Terre dévastée (Très belle scène dans le stade de football, voir mon photogramme) assez flippantes et mélancoliques. La musique de M83 qui accompagne tout le film est assez chouette, envoûtante, elle crée une ambiance adéquate. J’avoue m’être un peu ennuyé jusqu’à son basculement (à la moitié du film) parce que j’y décelais trop les rouages ; Mais d’un coup ça s’emballe. Olga Kurylenko avait débarqué un peu plus tôt. Puis d’autres personnages, comme Nikolaj Coster-Waldau (aka Jaime Lannister) font plaisir à voir. La deuxième partie se débarrasse de l’imagerie un peu attendue et surtout révèle un divertissement de qualité, si on ne demande rien. Et puis au final, c’est une histoire d’amour qui guide le récit et donne un peu de chaleur à un récit programmatique et froid ambiance Post Apocalypse et Clonage. 


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silencio


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