Archives pour la catégorie Katell Quillévéré

Suzanne – Katell Quillévéré – 2013

1551618_10152257216797106_2893809024172204358_n     6.0   Beau film qui aurait néanmoins gagné à saisie davantage de moments volés, quotidiens, là en l’état je trouve que ça fonctionne un peu trop à l’utile. En un sens ça m’a fait penser à Tout est pardonné de Mia Hansen-Love, que je trouve pour le coup magnifique à tout point de vue. Mais c’est bien quand même, mieux que son premier film, Un poison violent, dont j’ai le maigre souvenir d’un truc très scolaire. Et François Damiens est étonnant de sobriété, il est excellent. Quant à Adèle Haenel et Sara Forestier, c’est du high level, mais c’est beaucoup moins surprenant.

Un poison violent – Katell Quillévéré – 2010

19430306   4.4   Promotion hideuse d’abord avec une affiche aussi subtile que la bande-annonce, la croix dans le dos sur le papier quelle idée ingénieuse, dévoilement des personnages du film en teaser avec tous les pseudos rebondissements que ça accompagne, il n’y avait au départ pas grand chose qui donnait envie de se jeter sur le premier film de cette jeune cinéaste. Et puis il y a eu le prix Jean Vigo. Etant donné qu’ils sont rarement mauvais je me suis laissé tenter. Si Un poison violent n’est pas un bon film dans sa globalité selon moi (déjà, les musiques, quelle lourdeur !), il réussit par instants esseulés à atteindre une intensité qui le fait s’envoler. Ce n’est déjà pas si mal.

     Dans Hadewijch, le dernier Bruno Dumont, il y avait aussi une adolescente en proie au doute sur ses croyances, en plein questionnement intime sur sa foi. Beaucoup plus riche et insolent était ce film qui dans le même temps contenait de vrais défauts inhérents à cette prise de risque, mais au moins il avait une mise en scène, ce n’était pas Dumont à son meilleur, mais on était charmé, notamment par cette sublime fin qui en faisait l’un des finals les plus beaux de l’année. Un poison violent est un film sage. Et plus que cela c’est un film qui stagne, qui ne s’aventure jamais au-delà de ses propres balises.

     Chaque personnage se trouve en plein doute ou en tout cas se trouve à un moment de sa vie où il doit sinon faire des choix, souffrir voire mourir. La mort sert ici comme fil rouge. Et personne n’évolue vraiment au sein de son questionnement intérieur. Entre les mines déconfites d’une Lio mono-expressive, le cabotinage ennuyeux de Galabru, niveau interprétation ce n’est pas le pied non plus. Heureusement, il y a des moments plutôt miraculeux, très forts émotionnellement même. Ce peut être un jeu de séduction adolescent assez maladroit mais très touchant, une très belle partie de football, certaines discussions prêtre/jeune fille ou père/jeune fille presque sorties d’un Pialat. Oui il y a des choses sensationnelles dans ce film (la scène de confirmation dans l’église en fait partie d’ailleurs) on en n’est pas débordé non plus mais le peu suffit, et du coup je ne suis pas loin de l’aimer ce film.


Catégories

septembre 2017
L Ma Me J V S D
« août    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

Auteur:

silencio


shaolin13 |
Silyvor Movie |
PHILIPPE PINSON - ... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Playboy Communiste
| STREAMINGRATOX
| lemysteredelamaisonblanche