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Bilal – Khurram H. Alavi & Ayman Jamal – 2018

19. Bilal - Khurram H. Alavi & Ayman Jamal - 2018La lourde voix du prophète.

   4.0   C’est le seul film d’animation de ma sélection, il faut donc que je développe un peu. Pourtant ça me coûte : J’ai tellement envie de dire que « c’est joli mais que ça n’invente strictement rien » et de m’en tenir à ça. En fait, le souci c’est qu’on nous vend l’objet sur deux statuts quasi évènementiels, deux rangs qu’il faut tenir et dans lesquels il se noie. D’abord sur la dimension historique puisque Bilal (sous-titré « La naissance d’une légende », tout un programme) raconte le destin de Bilal ibn Rabâh, premier muezzin, au VIe siècle ap.JC, d’abord petit garçon enlevé à sa famille par des barbares, il grandit comme esclave auprès d’un riche vendeur d’idoles avant d’être délivré par Mahomet et de devenir le père de la révolte des opprimés et de lancer l’appel à la prière des musulmans. Difficile de raconter tout cela en un film d’1h40 sans être élémentaire. Mais Bilal, le film, est aussi vendu comme on vendait Wadjda il y a quelques années. C’était le premier film d’une femme saoudienne. C’est ici la première production animée entièrement émiratis. Mais rien ne respire la nouveauté là-dedans. Il y a un souffle parfois efficace, c’est vrai, mais outrageusement calibré sur la grandiloquence hollywoodienne. Ne serait-ce que sa musique, soupe présente en permanence jusqu’à la nausée et qui évoque les pires heures des soundtrack de ces gros machins oscarisés dégoulinants de chantilly type Gladiator ou Braveheart. D’ailleurs, Bilal, le personnage ressemble aussi étonnamment à Maximus qu’à William Wallace. Surtout, il y a le plus important, le fond et la forme semblent décalqués sur ces modèles. On y entend même des répliques similaires du style « Ce qu’on fait dans une vie résonne dans l’éternité » ou « Je préfère mourir debout que vivre à genoux » ou plus franchement « Liberté ! ». Quant aux personnages, ils sont caricaturaux au possible, surtout les personnages féminins, mais aussi les méchants, ridicules. Et la construction, avec ellipses et flashbacks bien placés, c’est du déjà vu mille fois. Ce n’est jamais désagréable car on est habitué à cela, quelque part. Mais ça ne prend aucun risque, ça ne tente rien, ça n’est jamais émouvant. Si encore le film avait joué sur la voix du garçon – Car après tout, un muezzin, c’est avant tout une voix – mais même pas, hormis le temps d’une brève scène. Bref ça se regarde, la photo est jolie, mais ça n’a pas grand intérêt.


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