Archives pour la catégorie Kornél Mundruczó

White god (Fehér isten) – Kornél Mundruczó – 2014

15. White god - Fehér isten - Kornél Mundruczó - 2014Revanche canine.

   5.0   A faire écho de par son sujet puis son titre à deux films monstres que sont Birds, d’Hitchcock et White dog, de Fuller, j’attendais beaucoup de ce film hongrois – Peut-être bien celui qui me faisait le plus de l’œil dans cette liste de rattrapage – malgré le total rejet éprouvé devant Delta, autre film de Kornél Mundruczó, sorti il y a huit ans.

     Si le film fonctionne (et surprend) plutôt habilement dans sa partie centrale dévouée à l’évolution du chien, qui échoue aux mains d’Hommes plus malveillants les uns que les autres, tout ce que l’auteur brode autour, aussi bien dans son introduction (Je ne parle même pas de la toute première inutile scène, putassière, qu’on retrouvera, on le sait, une heure plus tard dans une ambiance plus appropriée), son éreintant montage parallèle avec l’adolescente, puis dans son final horrifico-métaphysico-politique un brin complaisant, est assez peu inspiré et brise le semblant d’unité fragile qui pointe parfois au détour des « dialogues » entre chiens ou de cette création abstraite de la meute ou tout simplement de plans vertigineux comme ceux débusqués dans cet étrange terrain vague au reflets infinis dans les flaques d’eau, ceinturé par des bâtiments en ruines.

     Et puis il faut bien dire que la pseudo parabole politique « Le mal engendre le mal » est assez lourde dans ses intentions tant chaque séquence semble appuyer l’idée. Si globalement j’ai retrouvé l’univers balourd de l’auteur de Delta, j’y ai toutefois trouvé des choses intéressantes, notamment visuellement car le film est assez beau, à l’image de ses impressionnants lâchés canins. Et je reconnais avoir été séduit par son étrange construction, s’ouvrant comme un truc social plombé entre Kes, de Ken Loach et Le temps du loup, d’Haneke, avant de virer vers un conte Disney façon L’incroyable voyage pas pour les enfants (Portrait d’un chien, victime de vileté humaine et moteur de la rébellion) pour s’acheminer dans la fable apocalyptique. Après, on pourra toujours vanter les performances des chiens dressés, personnellement ça me gêne, je n’aime pas ça et préfère laisser le débile du Figaro dire que cette meute de vrais chiens c’est toujours mieux que les oiseaux en carton d’Hitchcock.


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silencio


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