Archives pour la catégorie Lucas Belvaux

Chez nous – Lucas Belvaux – 2017

15Le diable ordinaire.

   6.0   Aussi passionnant dans son portrait qu’il peut-être (vraiment) maladroit dans sa construction (Une scène accouche forcément d’une autre) Chez nous, le nouveau film de Lucas Belvaux, a les défauts de ses qualités ou plutôt l’inverse justement, tant à vouloir brasser les stéréotypes et à brasser vaste, il finit par raconter quelque chose d’assez essentiel, non pas sur la politique d’un pays (J’irai presque jusqu’à dire qu’il est tout sauf politique) mais sur cette grande partie de la France sans conscience politique, qui déçue, n’écoute plus les promesses de gauche comme de droite qu’on lui fait depuis des décennies, mais qui voudrait tout changer et peut, comme c’est le cas pour le personnage campé par Emilie Dequenne, se dire de gauche (Etre soignante à domicile, c’est aimer aider les autres, rencontrer le peuple) tout en se ralliant à un mouvement nationaliste qui vous a fait les yeux doux en trois phrases et trois sourires.

     Il me semble que le film raconte avant tout ceci et qu’il est donc ce complexe portrait de femme comblée professionnellement (Elle aime infiniment ce qu’elle est même si elle a conscience que son métier lui empêche d’avoir une vie privée, de trouver un amoureux par exemple, ou d’aller chercher ses enfants à l’école quand ça lui chante) mais tellement paumée affectivement qu’une sensation de fierté d’image, de reconnaissance (qui ne passerait pas forcément par les soins qu’elle prodigue) peut offrir un semblant de rêve, de seconde jeunesse, d’autre soi en quelque sorte, comme cela pouvait être le cas avec la rencontre du prof de philo dans Pas son genre – Pauline et Jennifer sont assez proches dans leurs motivations et situations familiales.

     Et Chez nous ne va pas traiter cette émancipation ou renaissance à la légère puisqu’il va aussi faire entrer en jeu une histoire d’amour quasi allégorique avec un vieil amour de jeunesse qui depuis a fait ses galons dans la politique répressive (C’est lui qui ratonne les migrants et met le feu aux bagnoles) du bloc patriotique. Certes l’idée est lourde mais Belvaux s’en tire super bien et probablement parce qu’il n’aseptise rien, ses personnages malgré leurs actes et leurs positions, restent des humains avec leurs fêlures avant tout, capables de prendre une route puis une autre (Le film s’ouvre et se ferme sur ce ballet de routes croisées) et de comprendre que c’est avant tout l’amour qui guide leurs pas. Si la fin est brutale, elle permet à l’auteur de dire qu’on peut tout laisser passer sauf ça, elle prend un tournant punitif simplement pour rappeler que le film milite pour le peuple, la mixité, l’entraide avant tout – S’il se ferme dans un stade de foot c’est aussi pour cela : Lieu dans lequel le « chez nous » ou la marseillaise ne résonnent pas comme dans un meeting politique.

     Sur le point de vue de comment fonctionne un parti extrémiste pour tenter de s’assainir, de se dédiaboliser et de faussement se normaliser (Faire attention à son vocabulaire, rejeter ses nazillons, porter un costume) il me semble que le film le raconte très bien et raconte aussi que la politique du FN, car c’est de cela qu’il s’agit à travers ce bloc patriotique, est abjecte mais plus complexe qu’elle n’y parait mais surtout plus mesquine que ne l’était le parti avant l’ère Dorgelle / Le Pen. Enfin, il semble dire qu’il existe plusieurs extrêmes droites, ce qui est assez passionnant.

     Là où il m’a semblé le moins subtil en revanche c’est dans sa manière de jouer la carte du soap politique, puisqu’il s’agit pour chaque personnage gravitant autour de Pauline, d’être un acteur important, illustratif, du père ancien militant au parti communiste au petit ami appartenant à un groupe de solidarité fasciste, de l’amie beauf raciste et son gosse quasi néo-nazi à son autre amie militante gauchiste. On est vraiment dans le truc à thèse. La scène où tout ce petit monde se collisionne autour d’un barbecue j’ai un peu de mal à y croire. Au passage j’ai toujours du mal avec l’idée qu’on puisse à ce point « changer de bord » au sein d’une famille, j’imagine que c’est moi qui fait un blocage, que ça existe, mais j’ai du mal à croire que les enfants n’aient pas d’avis politique quand les parents sont d’anciens activistes, quel que soit les convictions. Patrick Décamps campe en tout cas un beau veuf communard déchu (Qui passe ses soirées devant Le plus grand cabaret du monde, c’est dire), décidemment après Un village français, c’est un rôle qu’il porte très bien. La barbe, tout ça, bref.

     Je trouve que Belvaux a fait un vrai film de gauche, sans toutefois tomber dans le discours didactique, sans doute aussi parce qu’il utilise essentiellement les codes du polar, qu’il maitrise mieux que le reste. Et puis aussi bancal soit-il, je pense qu’il faut lui être gré d’avoir essayé, car c’était osé, qui plus est en période d’élection présidentielle. A chaud, c’est donc une réussite à mes yeux.

Pas son genre – Lucas Belvaux – 2014

05. Pas son genre - Lucas Belvaux - 2014De l’amour (et du hasard).

   5.4   Avant d’aller voir le dernier film de Lucas Belvaux, Chez nous, je tenais à revoir Pas son genre que j’avais beaucoup aimé il y a trois ans. Pas sûr que ce fut une très bonne idée. Même si j’aime aussi beaucoup 38 témoins (2012) je pense que Belvaux a fait une excellente trilogie (Un couple épatant / Cavale / Après la vie) et son meilleur film, La raison du plus faible, il y a un peu plus de dix ans. Depuis, c’est un peu plus anecdotique, toujours maitrisé (Rapt) mais on sent qu’il ne prend plus trop de risques. Chez nous viendra je l’espère me contredire.

     Pas son genre pourrait grossièrement appartenir au genre de la comédie romantique. De celles où deux personnages aux aspirations opposées pour ne pas dire incompatibles (Elle est coiffeuse à Arras, il est prof de philosophie à Paris) vont se trouver et s’aimer. Sauf que la romance chez Belvaux tient à pas grand-chose et sa fragilité annihilera constamment l’enjeu léger du film. Là-dessus on ne peut pas dire que l’auteur soit des plus subtils, n’échappant guère aux traits caricaturaux de ses personnages (L’un qui cite Kant et Dostoïevski, l’autre qui se pâme d’admiration pour Jennifer Aniston) ni à leurs postures mécaniques ni aux situations prévisibles.

     Toutefois, j’ai beaucoup de sympathie pour ce film. D’une part car je le trouve bienveillant avec ses personnages, la passion qui les anime et le respect de chacun envers le monde de l’autre – Même si l’on échappe pas à l’opposition conventionnelle du philosophe qui écrit un livre sur l’amour alors qu’il est incapable d’aimer face à la coiffeuse chanteuse à ses heures qui aime danser et profiter de la vie. Si Loïc Corbery excelle à camper cet intellectuel aux émotions rentrées, Emilie Dequenne me semble un poil trop incarner cette héroïne populaire (trop) joyeuse, (trop) attendrissante, (trop) digne, dans sa certitude que les accomplissements personnels brisent forcément les barrières initiales.

     Dans mon souvenir, le film se fermait sur son interprétation d’I will survive, aussi optimiste qu’ambiguë – Magnifique séquence, par ailleurs, où Emilie Dequenne brille enfin vraiment, dans sa tristesse pleine de pudeur et son cri d’amour pour exister et survivre. En fait, la toute fin est plus dure, plus radicale. Pas certain d’aimer voir le film se finir ainsi – Si j’avais oublié cet épilogue, c’est que déjà lors de sa sortie, ça ne me convenait pas. Pourtant, même avec ses défauts je continue de trouver le film assez émouvant.

Un couple épatant/ Cavale/ Après la vie – Lucas Belvaux – 2002

Un couple épatant/ Cavale/ Après la vie - Lucas Belvaux - 2002 dans Lucas Belvaux p1

 Trois en un.    

     Il s’agit de trois films différents ou d’un seul film. Pas vraiment d’une trilogie. On pourrait tout aussi bien regarder les trois dans l’ordre, dans le désordre. En regarder un. En regarder deux autres. Cependant, sa grande force réside dans le visionnage successif de ces trois films, de ces trois points de vue.

     5.3   Un couple épatant, le plus faible des trois, parle d’un homme amoureux tellement englouti par une paranoïa compulsive que sa femme, elle aussi complètement parano, ne tarde pas à soupçonner d’avoir sinon une maîtresse, au moins une double vie. Ce petit jeu de cache-cache entre un couple plein de soupçons incapable de véritablement se parler est sympathique mais son parti prix répétitif lasse quelque peu. Heureusement, entre temps nous avons pu constater qu’autour de ce couple il semble y avoir des histoires diablement intéressantes, plus romanesques que rocambolesques. Et c’est cela même que Belvaux nous demande à voir dans ses deux films suivants, se déroulant sur la même période mais des lieux différents évidemment, effectuant eux aussi, de temps en temps, un croisement avec notre couple épatant.

     6.9   Cavale c’est le polar. Bruno que l’on croyait sans le sou dans le film précédent, et ami d’une amie de Ornella Muti, est en fait un taulard évadé, ex résistant, que la police craint pour ses méthodes radicales, que d’anciens amis craignent parce qu’ils l’ont balancé. Bruno, joué par Belvaux lui-même, est comme un personnage central car il influe au moins un peu sur les ‘trois histoires’. Personnage qui veut à tout prix s’en sortir, et qui mourra comme un homme tomberait dans l’oubli, il se heurte, de part sa générosité, à des rencontres qui vont le ralentir dans sa quête de liberté. Catherine Frot, son ancienne petite amie résistante (mon hypothèse) qui s’en était sortie, non sans magouilles, sans aucune arrestation. Dominique Blanc, une camée en pleine crise de manque, qui l’hébergera un temps avant de l’emmener dans un chalet en montagne, celui de Ornelle Muti, sa collègue institutrice. Sauf que cette jeune femme, joué par une Dominique Blanc absolument fabuleuse, n’est autre que la femme d’un petit flic du quartier, qui n’est pas aux trousses du cavalé, mais qui aura tout de même un lien avec lui.

     7.4   C’est bien entendu le sujet du dernier des trois films, Après la vie, le plus politique, le plus fort, le plus intense, le plus surprenant qui suit les destins sinueux de ce couple, sinon épatant, hors du commun, entre un flic et une junkie invétérée. Un flic qui a toujours tout fait pour elle, trouvé sa morphine en temps voulu, qui a su l’aimer comme un intensément peut-être parce qu’il se sentait vivant tant qu’il la maintenait en vie. Cette institutrice qui a toujours tout affronté à l’aide de sa came et se retrouve maintenant dans la position peu confortable d’une pénurie totale. Si lui ne peut lui en offrir c’est parce que le retour de Bruno effraie son ancien ami indic, devenu dealer, qui ne peut plus prendre le risque de vendre ses doses. Tout se rejoint. Tout est parfaitement vraisemblable. Sans doute parce que Belvaux n’abuse de rien. Ni de son pouvoir de multiples visions (c’est comme s’il dévoilait un certain envers du décor que l’on ne voit jamais, excepté dans les séries télé) ni de la tentation du surplus d’événements qui nuirait à la cohérence de son tout. Et qu’il a monté ses trois films comme un seul. Aussi le choix de découpage est une idée lumineuse. Il permet d’offrir quelque chose de très épuré, d’une grande clarté, permettant de s’intéresser en profondeur à chaque personnage de cette grande histoire. Et il y a un autre point que je trouve génial, ce qu’une série comme Lost n’arrive pas vraiment à faire par exemple : c’est le choix du plan selon le point de vue dans le temps. Un plan dans Un couple épatant sera inversé dans Après la vie. Un plan moyen dans Cavale sera hors-champ dans Après la vie. Et ainsi de suite. Toujours suivant le personnage central du film concerné. Il n’y a qu’à certains moments où Belvaux utilise la facilité du plan identique, probablement parce qu’il n’avait pas assez de (bons) rushs. On lui pardonne. Cavale et surtout Après la vie sont à mes yeux deux excellents films.

La raison du plus faible – Lucas Belvaux – 2006

18613954Un plan simple.

   7.8   Plein cœur de Liège, en Belgique. On suit de nombreux personnages, dans un coin industrialisé, un coin assez pauvre. Tous ne semblent pas être liés entre eux. Mais c’est évident pour chacun ce n’est pas le confort absolu. Un gentil bonhomme, d’apparence un peu bourrue, finalement tout doux dans le parlé, vit sur une chaise roulante et se plaint de ses conditions de vie qui l’ont inexorablement conduit à vivre dans ce grand immeuble délabré, où l’ascenseur tombe parfois en panne, car aujourd’hui c’est au vingtième étage que l’on cloître les handicapés dit-il. Déjà, de part un seul de ces personnages sur lesquels nous allons nous pencher, on arrive à cerner le cinéaste. Cinéma engagé, mais cinéma de l’humour aussi, et cinéma de l’espace, avec des plans très Zhang-Keien de cette cité industrielle.

     Viennent se greffer à cet homme deux amis, deux de ses anciens collègues. Leur industrie a récemment fermé ses portes, Belvaux en dira très peu à ce sujet – on parlera un peu de délocalisation – il se contente de filmer des visages rabougris par les changements de ce paysage, des visages derrière des barrières scrutant ces machines qui les ont diminués avant de le faire plier. Ces machines presque humaines dans leur conception. Puis plus tard sans doute d’autres machines, celles-ci entièrement humaines, qui se tueront à la tâche pour un salaire encore plus faible. Le contexte est grave. La forme n’est pas dans la grève, est-on en mesure de brandir des bannières devant une armada de tracteurs ? Trois amis qui se retrouvent chaque jour dans ce petit bistrot, jouent aux cartes, boivent et parlent de rien. Ou sinon, comme le chanceux Patrick, retrouve son foyer, son fils, son jardin dans lequel il semble passer le plus clair de son temps. Tous ont des gueules sympas. Ce sont des corps fatigués, las de la situation, des esprits sans espoirs, sans possibilité d’avenir.

     C’est une rencontre qui va tout changer. Cette construction de récit est simple, efficace et très intelligente. Il y a une empathie pour ses personnages et dans le même temps on préférerait les voir se bouger. C’est par l’intermédiaire de cet homme, Marc, nouveau venu dans le petit groupe d’amis, il travaille dans une société de bières, ça ne lui plait guère mais surtout il se rachète. Il sort de prison. Jusqu’ici c’était du Loach, ou du Zaïmeche, du Kechiche même. Le récit bascule soudainement et on le ressent d’emblée, dans le thriller, le film noir. Cet homme est une aubaine pour nos amis. Enfermé par le passé pour braquage à mains armées. Patrick veut acheter une mobylette à sa femme, Jean-Pierre veut s’acheter un nouveau fauteuil, chacun va y trouver son compte. Pourquoi La raison du plus faible ? Parce que finalement il y a une légitimité à tout ça. C’en est assez de se faire détruire. Manifester, où cela mène ? Un braquage c’est plus sympa, et la récompense est immédiate. C’est un rêve bien naïf, comme chacun des protagonistes, même Marc, le visage dur et marqué, mais dégageant une affection et une confiance singulière. On le sent, ça va probablement mal tourner, mais on a envie d’y croire. Ce ne sont pas eux les méchants, eux ne font que répondre au système avec ce qu’il leur reste. Une dignité envolée que l’on voudrait récupérer de façon ludique, personne n’est taillé pour ce boulot et pourtant les voilà lancés.

     Lucas Belvaux a beau faire trois films en un, il ne délaisse jamais sa mise en scène initiale. Sa caméra virevolte dans Liège, au début autant qu’à la fin. Entre temps certains auront péris mais la ville, la fumée de cette ville les aura englouti. Il y a toujours cette immensité autour des personnages, comme si tout était beaucoup trop grand pour eux, pas à leur portée. On est dans l’amateurisme de toute façon. Marc a déjà braqué mais ça ne l’empêche pas d’avoir été pris. Le type ce n’est pas Al Capone. Et pourtant il y a cette confiance aveugle envers cet homme qui est fascinante comme si toute foi avait disparu, comme si le seul espoir inébranlable ne résidait que dans ce casse. Ils auront d’abord tenté le loto mais à quoi bon ? On les sent à l’aise dans leur nouveau boulot, investit, enfin vivant. Et les relations de ce petit groupe de personnages, aussi dépassé soit-il, permettent de voir une des plus belle histoire d’amitié de ces dernières années. Une histoire tragique et belle, pleine d’abandon et d’abnégation.

Rapt – Lucas Belvaux – 2009

19189573Chute libre.

     5.5   A l’origine du projet il y a un fait divers, sur lequel le cinéaste s’est beaucoup appuyé, à savoir l’enlèvement du baron Empain, alors PDG du groupe Empain-Schneider en 1978. Dans le film il s’agit de Graff-Peyrac(enfin je crois). Graff comme le nom de cet actionnaire principal du groupe, campé par Yvan Attal, qui n’a rien du baron Empain, et tant mieux.

     Belvaux a choisi de montrer un prologue à cet enlèvement. Afin de nous pencher quelques instants et rapidement sur cet homme, sa vie, tenter de le cerner pour ne pas ensuite avoir une fausse image – une image de médias – et n’éprouver du même coup aucun sentiment à son égard. En somme c’est une revanche pour le cinéaste qui, à l’époque du vrai rapt, suivait cette actualité dans la presse et s’était même dit que finalement c’était bien fait pour lui, cet homme plein de pognons, qui faisait du mal autour de lui. Graff est bien un salaud, avec sa famille surtout, mais il n’en demeure pas moins humain, et c’est ce à quoi Belvaux s’intéresse dans ce film, sa meilleure idée ici selon moi. Graff est un homme speed qui navigue entre sa boite, ses rendez-vous importants, sa passion de la chasse et ses parties de poker. Forcément il ne reste plus de place ou presque pour sa famille. Cette intro est une bonne idée, elle permet d’atténuer l’effet salopard dont la presse rendra ensuite l’image. Cet extérieur qui durant ses deux mois de détention, de souffrance physique et mentale, profite de la situation pour rendre publique ses excès aux tables de jeu, ses parties de jambes en l’air extra-conjugales, même exposer sa fortune totale, la fausse, pas la sienne, celle du groupe.

     Cette détention est pénible, aucun doute là-dessus (n’oublions pas qu’il a un doigt en moins), les ravisseurs de son premier lieu d’enfermement ne sont pas des rigolos c’est une évidence. Au passage il se passe quelque chose d’étrange dans le second lieu, le nouveau ravisseur, moustache grisonnante, accent de la cannebière, a un côté sympa, il laisse davantage de liberté, donne plus à manger, lui offre de faire sa toilette. Il n’en reste pas moins une enflure qui serait capable de le tuer, mais sans souffrance dit-il. Mais une détention pénible qui se révèlera sûrement moins choquante, moins dure que l’accueil glacial qui est lui est réservé à sa sortie. Ses agissements de salauds, on peut le dire, ont nettement pris le pas sur une quelconque inquiétude à son égard. A se demander si lorsque les ravisseurs lui ont demandé s’il préférait mourir ou être relâché, la solution première n’était pas la plus sensée ?

     Yvan Attal est excellent. On nous l’avait vendu comme tel de toute façon mais j’en ai douté disons pendant une heure, où l’on voit pour ainsi dire jamais son visage, ça faisait performance (les cris, les yeux rouges, la perte de poids) mais je me suis rendu à l’évidence. Moyenne en revanche la prestation d’Anne Consigny qui de film en film, a les yeux de plus en plus embués à la Hupert. Quant à l’actrice qui joue la fille aînée, mon dieu, calamité, elle se croit au théâtre ou quoi ?! Autrement dans l’ensemble ça fonctionne assez bien, parfois très bien même, les scènes de violence ou d’action par exemple, un peu moins lorsque l’on rentre dans le cercle familial, voir ci-dessus ! Il y a une sur-utilisation musicale c’est un peu dommage. Mais les dernières minutes sont géniales, elles font éclater la dimension amicale, familiale, professionnelle autour de l’homme meurtri, qui n’aura rien perdu financièrement parlant mais pour le reste…


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silencio


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