Archives pour la catégorie Ludovic Bernard

Dix jours encore sans maman – Ludovic Bernard – 2023

17. Dix jours encore sans maman - Ludovic Bernard - 2023Maman j’ai raté la station.

   2.0   Ludovic Bernard (qui rappelons-le est un ancien assistant du gros Besson et coupable aussi de certains épisodes de Lupin) retrouve la neige de L’ascension mais le niveau de cinéma du premier volet, Dix jours sans maman, qui avait été couronné d’un petit succès peu avant la pandémie. Mais il n’y a même plus le charme de la comédie de remariage. Il n’y a plus rien, zéro crédibilité, à tel point que la famille (sans maman) hérite, par l’intermédiaire d’un beau-frère, de la plus belle suite de la station. C’est vrai que ça doit être vachement dur. Alors c’est affreux, d’une part car il y a dedans les enfants les plus insupportables de l’univers, d’autre part car tout y est exagéré et hystérique en permanence. On y retrouve les tares habituelles : La traditionnelle scène clipesque en musique, des stock-shot transitionnels toutes les cinq minutes et des gags vus et revus sur le ski (La blague du chocolat chaud à 17 euros, le forfait qui passe pas, la chute à l’arrivée du télésiège… et j’en passe) ou des gags de bébés avec pipi, caca et vomi. C’est une comédie familiale (où tout est bien qui finit bien) certes mais avec parfois des scènes soit sans intérêt pour les mômes soit qui reposent sur des vannes sous la ceinture. Alors on s’amuse à lister ses petites références que le film se gargarise de placarder : Des personnages qui citent Cary Grant ou Liaisons secrètes. Un film qui reprend des scènes de Maman j’ai raté l’avion (son modèle absolu) ou Terminator ou Camping ou une double référence à Shining, c’est éclectique. Sans oublier la citation de Grospiron (qui passera même une tête à la fin) puis Jean Claude Dusse, avec des gens qui connaissent pas en face, symbolisant parfaitement ce que pense le film de son propre public. À noter que c’est tourné à Courchevel mais je n’ai rien reconnu tellement c’est filmé avec le cul.

Ici et là-bas – Ludovic Bernard – 2024

27. Ici et là-bas - Ludovic Bernard - 2024Terroir mon beau terroir.

   4.0   Adrien, installé depuis quinze ans au Sénégal, forme un couple heureux avec sa femme Aminata, bientôt sur le point d’accoucher. Renvoyé en France pour un problème de visa, il est accueilli par Sékou, un cousin de sa femme, qui vit à Paris et s’est éloigné de ses origines sénégalaises depuis longtemps. Au même moment, la boîte dans laquelle bosse Sékou (qui se fait appeler Cédric) participe à un plan de licenciement et il devra faire ses preuves face à un autre commercial s’il veut garder son poste. Le temps de trouver une solution pour rentrer, Adrien va devoir faire équipe avec Sékou qui l’embarque dans un tour de France des terroirs, en le faisant passer pour lui, et lui pour son assistant, car c’est la première fois qu’il affronte le regard de ses clients.

     Malheureusement j’ai moins retrouvé le Ludovic Bernard de L’ascension (déjà avec Ahmed Sylla) que celui de Dix jours sans maman (avec Franck Dubosc) : le film utilise avant tout le capital sympathie d’Ahmed Sylla et Hakim Jemili mais étrangement l’humour ne prend pas. Le film est trop accaparé par son sujet pour se lâcher et profiter des vertus du buddy movie que le récit et l’interprétation promettaient. Les nombreuses visites dans les villages de France se succèdent sans idées et sont interchangeables. Et puis tout est cousu de fil blanc, poujado, réconciliateur : à la fin l’un retrouvera les siens et l’autre son identité. Mignon mais très dispensable.

Dix jours sans maman – Ludovic Bernard – 2020

06. Dix jours sans maman - Ludovic Bernard - 2020La chute.

   3.0   L’ascension (avec Ahmed Sylla dans l’Himalaya) fonctionnait sitôt qu’il arpentait la montagne. Quand le film s’ouvrait ou regagnait La Courneuve, il se faisait lourdingue. Dix jours sans maman, du même Ludovic Bernard (qui a depuis aussi réalisé un épisode de la série Lupin) n’a pas ce privilège neigeux. Enième comédie familiale de remariage, le film mise tout sur le charme de son acteur vedette, Frank Dubosc (il m’aura arraché quelques sourires ci et là, j’avoue) qui se retrouve pour la toute première fois, à garder ses quatre mômes (tous insupportables, évidemment), pendant que sa femme souffle en vacances à Mykonos. Tout sera évidemment hystérique et grandiloquent, caricatural et excessif, jouant sur des gags éculés et une dynamique de la destruction sans limite. Et pour qu’au final, tout se finisse dans la bonne humeur bourgeoise bien-pensante, mais à aucun moment on a cru à ce couple (Dubosc/Atika) et encore moins à ce foyer. Aucun intérêt. 

L’Ascension – Ludovic Bernard – 2017

07. L'Ascension - Ludovic Bernard - 2017« Ever…Est »

   6.0   J’ai beau apprécié modérément Ahmed Sylla (plus que plein d’autres humoristes français en tout cas) j’ai toujours peur qu’un film avec un humoriste finisse en simple one man show – Les exemples sont légion. Premier écueil que L’Ascension évite et brillamment. L’autre interrogation concernait la géographie. Si le personnage s’en va gravir l’Everest je voyais mal une comédie française s’aventurer au Népal pour y filmer ses petits sketchs dans la montagne. Et pourtant, c’est le gros point positif du film (La production Europa Corp a dû bien aider) on y voit beaucoup le Népal, Katmandou d’abord ainsi que de nombreux villages traversés pendant l’Ascension, jusqu’au fameux camp de base à 5364m d’altitude. Qu’importe si la suite (dans la neige) est tourné dans les Alpes, les mecs sont allés filmés au Népal jusqu’au camp de base. Et du coup ça en fait avant tout un super film d’aventures avant d’être un simple feel good movie (tiré d’une histoire vraie) maquillé en comédie familiale. On rit beaucoup déjà, c’est une chose (Notamment via un running-gag qui voit Sylla en chier sans sac alors que les porteurs sont imperturbables) et on s’y croit, on l’envie, on voudrait en chier avec lui et faire les mêmes connaissances, autant les guides et sherpas, que les groupes de nationalités qui font aussi partie de l’expédition. On y traverse des ponts suspendus, des échelles posées au-dessus d’une crevasse, on y grimpe des murs de glace. Il y a une vraie générosité dans le voyage. C’est pas Herzog évidemment, l’aspect docu est vite gagné par la vanne. C’est pas Rozier non plus, on sent qu’il faut canaliser le rythme, suivre un scénario. Mais ça fait plaisir de voir un truc aussi agréable, aussi bienveillant, aussi peu agressif. Quelque part ça me rappelle le plaisir que je peux éprouver devant Saint-Jacques la Mecque, avec Muriel Robin. J’ai d’abord l’impression que je vais détester : Là le tout le début c’est épouvantable de caractérisation binaire, de naïveté, de clichés passe-partout sur les cités. Puis je suis séduit, petit à petit. Alors qu’il y a toujours des trucs rédhibitoires, comme un montage parallèle un peu lourdingue (Un peu comme les retours présent dans Babysitting. C’est l’ère qui veut ça, il faut tout montrer) sur la vie à la Courneuve, suspendue à la radio pour avoir des nouvelles de leur téméraire protégé.  Mais on les voit de moins en moins, ces trucs rédhibitoires. Sans doute car le film se fait son propre scénario, il ne cherche pas à réécrire le livre dont il est l’adaptation : La preuve c’est que Ludovic Bernard, le réalisateur, raconte ne pas avoir lu le livre. Donc lui il choisit d’orner ça à sa manière, façon rom’com : Ahmed Sylla va grimper l’Everest par amour. Scénario prétexte, forcément, mais ça passe. Le film fonctionne, m’épate constamment. D’ailleurs, j’ai volontairement choisi ce photogramme puisqu’on y distingue personne en particulier, on capte seulement une action, ce que le film fait plus souvent qu’on ne le croit. C’est ce que j’en retiens avant tout : L’impression d’avoir voyagé avec le film et l’équipe du film, avec Ahmed Sylla au centre certes mais surtout dans l’Himalaya. Après oui, tout ce qui se passe à La Courneuve relève davantage du remplissage sentimental, mais c’est pas affreux non plus, ça peut même être rigolo au détour de quelques dialogues entre les membres de la radio. On peut dire que ce montage n’existe pas uniquement pour nous attendrir, il raconte aussi beaucoup sur Comment faire un voyage hors de prix si t’habites dans la cité des 4000. Il y a donc une radio locale, les aides financières des sponsors, le journalisme municipal, une famille qui croit en toi. C’est mignon mais pas si vain que ça. Bref, très bonne surprise.


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silencio


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