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4×4 – Mariano Cohn – 2021

08. 4x4 - Mariano Cohn - 2021« Excusez-moi, il est à vous le quatre-quatre gris ? »

   4.0   Nouvelle tentative de thriller en huis clos à l’extrême, dans la mouvance du Buried, de Rodrigo Cortes, dans lequel on restait rivé à un personnage enfermé dans un cercueil, 4×4, de l’argentin Mariano Cohn, propose comme son titre l’indique d’enfermer le sien dans une voiture, dans un SUV.

     Buenos Aires. Une rue peu fréquentée. Un type entre par effraction dans un 4×4 à l’aide d’une simple balle de tennis, récupère l’ordinateur de bord puis se soulage sur les sièges arrière. Au moment où il s’apprête à se tirer, il découvre qu’il est coincé dans le véhicule. Il a beau tout essayé : L’engin est verrouillé, blindé, les vitres sont toutes teintées et il n’a évidemment plus de batterie sur son smartphone.

     Pour couronner le tout, il découvre bientôt que la voiture est plus ou moins commandée à distance et fait la rencontre radio avec son propriétaire, un médecin désespéré, qui lui explique en avoir marre de se faire voler et qu’il va prendre le temps de lui faire regretter son geste. Lui balancer la clim quand ça le chante, par exemple. Ou lui faire boire du liquide lave-glace, l’obliger à manger la notice d’utilisation.

     Alors c’est pas du Buñuel. La mouvance se trouve plutôt dans le film de genre en vogue. Un relent de Saw ? De Phone game ? Effectivement, puisqu’il y a un jeu, un piège, une vengeance, avancés sur un constat social balourd – Ici la question de l’auto-justice et de l’incapacité judiciaire. Mais avec cette particularité très actuel d’opter pour le cachet immersif : Ici « Vivez l’expérience du héros de rester coincé dans une bagnole ».

     Film-concept qui ne s’assume pas, comme souvent, ne jouant jamais sur la durée, l’ennui et préférant effectuer des transitions, afin de nous laisser respirer, avec quelques plans pris à l’extérieur du véhicule ou une séquence d’hallucination. En un sens je préfère toujours un film comme 127 heures, qui ne ment jamais sur la marchandise, jouit de son montage épileptique et de ses flashbacks, racontant les obsessions d’un cinéaste davantage qu’un ancrage dans l’air du temps complètement impersonnel.


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silencio


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