Archives pour la catégorie McG

3 Days to Kill – McG – 2014

29. 3 Days to Kill - McG - 2014« Faut que le héros il soit costaud et protège une fille, contre des méchants. Voilà »

   2.0   Tenté ça car je sentais le bon gros divertissement bourrin du dimanche soir. J’étais disposé. J’avais prévu de bosser ce soir-là mais j’avais pas envie. Eh bien au bout d’un quart d’heure je bossais quand même. Car bourrin ça l’est, mais on est loin, très loin du bon divertissement. C’est même une catastrophe, dotée d’une réalisation atroce, écrite n’importe comment. Rien que le résumé qu’en fait Wikipedia donne un rire nerveux : « L’agent secret Ethan Renner s’engage dans une dernière mission pour obtenir l’antidote expérimental au mal dont il souffre. Il devra lutter contre les effets hallucinatoires et narcoleptiques de ce traitement. » Mais bon, sur « une idée de Luc Besson » réalisée par McG – dont les chouettes Charlie’s Angels sont enterrés puisqu’il a depuis, entre autre, tâcheronné Terminator – fallait pas s’attendre à mieux qu’à ce truc à chier, j’imagine. Rien à signaler sinon que Kevin Costner passe ramasser un peu de fric chez EuropaCorp histoire de rembourser sa dix-huitième voiture de collection, et 3 days to kill rappelle encore que Mozinor avait vu juste concernant Besson avec son brillant générateur de scénario. Audi est remplacé par Peugeot cette fois. La pute par la fille du héros. Et le méchant est un terroriste allemand. Et y a encore des scènes à Paris. En fait c’est presque une version sombre de Taxi, quoi.

Terminator, renaissance (Terminator, salvation) – McG – 2009

Terminator, renaissance (Terminator, salvation) - McG - 2009 dans McG

Que des miettes.    

   3.5   La seule grande idée ici est de situer l’action dans le futur, entièrement. Si les trois premiers montraient des voyages dans le temps, en 1984 d’abord, en 1994 ensuite puis pour terminer en 2004, toutes ces périodes pré guerre nucléaire, nous sommes ici bien après, 2018, the war against the machines rugit depuis un bon bout de temps déjà.

     On appréhende donc le tout nouveau Connor (pas l’acteur hein, le personnage, celui du futur) plus fidèle à cette image de héros que nous l’avions vu précédemment, qui dirige ses troupes, se comporte et est perçu tel un messie, et essaie de trouver la faille dans le système de Skynet grâce aux cassettes instructives que sa mère lui a laissées. Sarah Connor est morte d’une leucémie avant la guerre, ça on le savait dans l’opus précédent, mais elle semble avoir une importance capitale, vivante ou non. Elle trace – a tracé – des lignes à suivre, c’est le chemin à suivre depuis sa rencontre avec Kyle Reese, et sa foi quasi immédiate concernant ce destin humain tragique.

     L’histoire : Marcus Wright apparaît en 2018, dans une ambiance d’apocalypse, il dit ne se souvenir que d’une chose, être passé par le couloir des condamnés à mort. Connor doit donc découvrir d’où vient le bonhomme tout en préparant l’assaut contre Skynet qui a décidé d’annihiler la race humaine toute entière. Terminator, Renaissance est un pur film d’action. McG s’en sort d’ailleurs très bien dans cette partie là du jeu. Mais pour le reste pas du tout. C’est comme si on n’y croyait plus. Ce qu’avait fondé Cameron s’était émietté dans le 3 et ici a complètement disparu. Terminé les personnages charismatiques (Christian Balle, l’endive, seul aux commandes), plus de grandes réflexions sur cette opposition entre destin et prise en main du présent, plus de grands moments exploitant le paradoxe temporel (faut-il rappeler que si Kyle Reese meurt dans cet opus, situé en 2018, il ne pourra pas sauver Connor dix ans plus tard, dans le passé ? Thème sous-exploité ici, complètement).

     Ce nouveau terminator est fade, pas ennuyant non, mais sans intérêt (à l’image de son I’ll will be back qui n’a jamais paru aussi kitch !), il déballe ses saynètes, souvent impressionnantes techniquement mais ne passe jamais au-delà de ce stade l’action pour l’action. Et la fin est une horreur avec ça. On se croirait revenu dans un film de Michaël Bay. Entre ça et l’apparition de notre bon vieux Schwarzie, modélisé numériquement, le terminator qui bientôt voyagera dans le temps, on n’est pas bien convaincu. Et il y a un autre souci : McG se prend beaucoup trop au sérieux. Il dit être admirateur de Cameron, et rejeter en bloc l’opus de Jonathan Mostow, personnellement, même s’il est vrai que le troisième est en dessous, il est tout de même nettement mieux que ce dernier, haut la main boulet de la franchise. Cela dit il y a quand même la satisfaction d’avoir respecté le cahier des charges (c’est le fan qui parle), d’avoir respecté l’histoire globalement, et surtout de l’avoir situé en 2018, avant que le T800 ne soit envoyé dans le passé. On verra ce que la suite nous offrira. Normalement, Connor ne devrait pas tarder à mourir, si mon souvenir est exact, c’est prévu pour 2032…


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silencio


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