Archives pour la catégorie MCU



Thor, Ragnarok – Taika Waititi – 2017

29. Thor, Ragnarok - Taika Waititi - 2017« Je ne fais que passer »

   7.0   Suivant mon humeur, ce sera mon épisode préféré. En effet, si on apprivoise d’emblée le ton du film, volontiers facétieux, c’est un régal. On comprend rapidement que le film tourne le dos à Thor 2, on le comprend dès l’entame, quand Thor est enfermé dans une cage et discute avec un squelette, puis lorsqu’il est enchaîné au-dessus de la lave, face au grand méchant Surtur, qui lui explique son dessein d’anéantir Asgard : Le discours du démon du feu est sans cesse interrompu par le dieu du tonnerre, qui toujours suspendu, pivotant sur lui-même, lui demande d’attendre qu’il n’ait plus le dos tourné. Il faut entendre la désinvolture de Thor, apprécier le génie comique de Chris Hemsworth. Et ce dès les présentations puisqu’au très solennel « Thor, son of Odin » de Surtur, Thor répond « Surtur, son of…a bitch » ! Il faut aussi voir le combat qui s’ensuit, complètement bourrin mais complètement abstrait, sous Immigrant song, de Led Zeppelin. C’est Sucker punch. En drôle.

     Et l’ambiance continue ainsi lorsque Thor débarque sur Asgard, en vainqueur, arborant les cornes de Surtur derrière le dos. Il parle comme OSS 117. Mais c’est Loki le roi ici, statufié et héroïsé dans une comédie relatant son sacrifice : Matt Damon joue l’acteur qui joue Loki, Sam Neil l’acteur qui joue Odin et le frère de Chris Hemsworth prend le rôle de Thor. Ils apparaissent quelques secondes, puis on ne les reverra plus. Mais c’est dire la générosité du délire. Et tout est ainsi dans Thor, Ragnarok. Le film va à cent à l’heure mais il est rempli de petites surprises de ce genre, de subtiles apparitions, de superbes situations comiques (la rencontre avec Dr Strange, absolument géniale) et graphiquement il ne ressemble pas vraiment au style du MCU. Il est plus coloré, plus kitch encore que Les gardiens de la Galaxie. C’est d’un mauvais goût assumé, toujours amusant. A l’image d’Hela, déesse de la mort et sœur de Thor & Loki, grande méchante de cet opus et incarnée par une Cate Blanchett méga badass. Qui fou une pichenette au faux gant de Thanos, dans la pièce aux trésors d’Odin. C’est le WTF complet ce film, c’est impressionnant.

     Et là ce n’est que le début. Car Thor, Ragnarok trouvera ses meilleures inspirations sur Sakaar, une gigantesque décharge sur laquelle règne Le Grand-maître – dictateur magnifiquement campé par Jeff Goldblum – qui organise des combats dans une arène où il faut se battre jusqu’à la mort. L’arrivée de Thor, déjà, qui échoue ici grâce à l’un des nombreux portails cosmiques qui entourent cette planète, est super drôle. Il chute dans les poubelles, littéralement. On tombe beaucoup comme de la merde dans Thor, Ragnarok. Ce sera aussi le cas pour Valkyrie, une guerrière un brin alcoolique, mais aussi de Banner plus loin, qui s’écrase à l’entrée du bifröst avant de redevenir Hulk et affronter Fenris, le loup géant d’Hela. Cette planète permet en outre la rencontre d’un chouette personnage tout en pierres (Korg et sa réplique géniale : « Another day, another Doug ») et bien entendu permet de construire un groupe, façon Les gardiens de la galaxie, afin d’aller affronter la grande méchante. Et ce trio qui devient quatuor quand le caméléon Loki les rejoint, fonctionne à merveille, je trouve.

     Sans mentir, j’ai pris un pied phénoménal, à tel point que j’ai revu le film une semaine plus tard tant sa mécanique comique me manquait. Tant je voulais revoir Skurge répondre à Héla qui vient de buter tous les autres sbires « Je ne suis que le concierge ». Tant je voulais revoir le cri de soulagement neuneu lâché par Thor quand il découvre qu’il va affronter Hulk. Ça reste un film du MCU, hein, avec une construction attendue, des rebondissements prévisibles, mais le ton est différent, les curseurs déplacés, on a l’impression qu’il a été piraté par un gamin insolent. Ça fait plaisir. D’ailleurs c’est dans celui-ci que Stan Lee fait la meilleure apparition. C’est la seule fois où c’est vraiment drôle, en fait, puisqu’il sera le coiffeur de Thor, qui perd donc sa crinière dorée. « Un vieillard répugnant m’a coupé les cheveux » lâchera-t-il à un Banner surpris de le voir cheveux courts. Bref, Thor Ragnarok est un film hilarant et récréatif, qui a conscience d’être récréatif, vain, d’être consommable comme on consomme du popcorn. C’est un film qui ne fait que passer. Moi ça me va.

Thor, Le monde des ténèbres (Thor, The dark world) – Alan Taylor – 2013

25. Thor, Le monde des ténèbres - Thor, The dark world - Alan Taylor - 2013Il n’y a pire eau que Loki-Thor.

   2.5   Si je suis globalement satisfait de ma session de rattrapages Marvel, là en revanche, j’aurais mieux fait de m’abstenir. Purée, la purge. Autant le premier, dispensable mais pas désagréable, masquait parfois sa lourde relecture shakespearienne et son immonde esthétique branaghienne par son attachant esprit « Les Visiteurs » avec tout ce qui se joue dans la collision entre Thor et la Terre. Il y avait des instants rigolos, notamment parce que le duo Hemsworth / Portman fonctionne pas trop mal ; Et des trucs presque aussi lourds que la réalisation de Jean-Marie Poiré. Là c’est une catastrophe à tous niveaux : Graphique, narratif, interprétatif, rythmique. Les décors sont laids. Les scènes d’action sont laides. Et trop de portails, trop de Bifröst. Un peu à l’image de la scène qui semble reproduire le pire du pire de Star Wars, avec Padmée / Jane Foster et Anakin / Thor sur les bords du Lac de Côme, c’est ni fait ni à faire.

Ant-man – Peyton Reed – 2015

21. Ant-man - Peyton Reed - 2015Nano war.

    7.0   Le douzième film du MCU, qui clôt la phase II, est né d’une désillusion terrible pour la geekosphère. Leur incompréhensible héros – Franchement j’ai de la sympathie pour Hot Fuzz et Shaun of the Dead, mais ça s’arrête là, quoi, je ne comprends pas trop la hype autour de ce bonhomme – s’est fait débarquer d’un projet qu’il chérissait. Qu’il chérissait au point de trop se l’approprier, sans doute. Remplacer Edgar Wright par Peyton Reed, réalisateur plus passe-partout, capable du meilleur (Le chouette Yes man, avec Jim Carrey) comme du pire (La rupture, avec Jennifer Aniston) c’était se garantir une certaine transparence mise en scénique. C’est pas plus mal. Au moins, on n’a pas eu à se farcir une scène avec un Cornetto, c’est toujours ça de gagner. C’est un beau film de casse, une chouette comédie romantique et s’il est aussi attachant c’est probablement parce qu’il semble en apparence plus anecdotique que les autres.

     Si plus tard, Spiderman, Homecoming amorce un virage dans le capital sympathie de la Marvel Cinematic Universe qui visait plus jeune et davantage l’esprit geek que celui de la vanne formatée dessinée par Iron Man et consorts, Ant-Man bâtit une pierre supplémentaire, réjouissante tant il pourrait être le crossover idéal entre l’univers comique de Wright, la délicate approche super-héroïque de l’homme araignée qu’en avait fait Sam Raimi et L’homme qui rétrécit. Film ouvertement cité et pas seulement parce qu’on y rapetisse un homme, mais aussi par l’évocation d’abord puis la traversée bientôt de l’infra-moléculaire, véritable trouée bouleversante sur laquelle s’achève le chef d’œuvre absolu de Jack Arnold, et qui sera aussi un haut fait dans le dernier quart d’Ant-Man, réduit pour s’en tirer à passer en taille subatomique. Et puis quand on parle de capital sympathie, difficile de ne pas mentionner Paul Rudd, acteur toujours génial partout où il passe : Difficile de trouver quelqu’un de plus cool pour camper ce rôle aussi cool.

     C’est d’ores et déjà l’un de mes films préférés de la saga. Sans doute parce que ça me parle complètement, à moi qui aime d’amour L’homme qui rétrécit et bien entendu Chérie j’ai rétréci les gosses. Si on m’offrait de choisir un pouvoir, ce serait celui de pouvoir rétrécir, « sauver le monde » dans une cave ou un jardin. Sans compter que je trouve ça hyper cinématographique, faire croire qu’un jardin est une jungle, une cave un monde tout entier, c’est rappeler qu’on peut croire à l’aventure dans un studio. A ce titre, l’affrontement final entre Ant-man et Yellowjacket, dans la maison de Scott, enfin surtout dans la chambre de Cassie, que l’on suit parfois du point de vue de Scott en Ant-man parfois du point de vue de sa fille de sept ans, qui voit un combat au sein de ses jouets, est absolument réjouissant en ce sens qu’il exploite à merveille les variations d’échelles et utilise des inserts comiques hilarantes, qui rappelle les plongées au sein de l’imaginaire de l’enfant – avec les jouets qui s’animent – dans Toy Story.

     Parmi les bonnes idées qui jalonnent le film, mention spéciale à l’une de mes séquences préférés de l’intégralité des films du MCU lorsque Ant-man et Yellowjacket s’affronte dans un hélicoptère puis dans une mallette tombant d’un avion, entre multiples objets – Piles, écouteurs, boutons, clé USB, carte bleue – accompagnés par « Plainsong » que Scott a accidentellement (pour se propulser) déclenché en appuyant sur l’I phone et criant : « I’m gonna disintegrate you » ! Entendre l’Iphone répondre : « Playing « Disintegration » by the Cure » est un pur moment de grâce, tellement en phase avec la situation. Voilà, ca dure à peine trente secondes, mais c’est une belle surprise, et d’un point de vue graphique c’est fabuleux. Et puis comme la plupart des scènes d’action du film, on retrouve finalement notre échelle et cette chute de mallette s’achève modestement dans la piscine d’un quartier résidentiel.

Avengers, Infinity war – Joe & Anthony Russo – 2018

15. Avengers, Infinity war - Joe & Anthony Russo - 2018Le mur porteur de l’édifice.

   7.5   Plus je (re)vois les films de la MCU, plus je les réhabilite ou tout du moins cerne leur existence au sein de cette interminable entreprise qu’est « The Infinity Saga », qui une fois qu’elle sera bouclée, englobera donc vingt-trois films – tous sortis durant ces onze dernières années – qui parfois se seront recoupés outrageusement (Dans le beau Civil war, notamment), parfois plus discrètement, le temps d’insérer un nom, un visage, parfois seulement pour une scène intra ou post générique.

     Il y a peu de temps encore, je n’y éprouvais aucun intérêt, aucun désir de tout raccorder – D’autant que je ne connais pas l’univers des comics et que je découvre les films dans le désordre – au mieux un petit plaisir immédiat, indépendant – J’avais plutôt apprécié Iron Man, à l’époque. Black panther (vu en février cette année) changea un peu la donne. Mais Spiderman, Homecoming fut le premier vrai tournant. Ça remonte à pas si longtemps, c’était en décembre dernier. J’ai toujours apprécié ce personnage plus que les autres, et de le voir pris dans quelque chose de plus large, avec les Avengers, de relier son esprit geek avec leurs caractères à tous, son humour avec celui des autres, d’un coup ça me plaisait beaucoup. 

     Il me fallait toutefois revoir et un peu réhabiliter les deux premiers Avengers avant de plonger dans Infinity war. Depuis j’ai vu les très chouettes films sur Ant-Man et les nettement moins chouettes films sur Thor. Il faudrait que je boucle les aventures de Thor (Ragnarok) et que je revoie Les gardiens de la galaxie, que je poursuive l’aventure Captain America, que je découvre Captain Marvel. J’ai du pain sur la planche.

     Mais là je voulais voir Infinity war, c’était ma priorité. Sans doute car j’ai pensé que si ça me plaisait j’irai voir la seconde partie qui sort ce jour – Mon premier Marvel en salle. Allez je ne vais pas y aller par quatre chemins, j’ai adoré. Avengers, Infinity war, troisième volet des films Avengers et dix-neuvième opus de la franchise a tué le game, mis la saga entière au tapis. Au point de donner raison d’exister aux précédents films – qui franchement parfois faisaient bien pitié – qui demandaient en réalité à converger vers lui, première partie d’un incroyable ( ?) bouquet final.

     Une ribambelle de super-héros réunis pour affronter un méchant hors pair, Thanos, qui leur vole la vedette puisqu’il est Le personnage fort de cet opus. Celui qui cristallisait toutes nos attentes tant il était teasé dans nombreux des films précédents. Teasing à la hauteur de l’impact qu’il laisse ici, puisqu’il est partout et réussit tout ce qu’il entreprend, SPOILER ON jusqu’à voler les pierres et réussir pleinement son entreprise de destruction dans un final d’une force et d’une cruauté terrible au point que l’on se demande comment il est possible que les studios aient laissé faire ça, de cette manière-là. Laissé tuer la moitié de l’humanité et donc par la force des choses la moitié de nos super-héros.

     D’aucuns diront qu’on va les revoir. Evidemment, mais qu’importe, l’image reste, le geste aussi, jusque dans la scène post générique, qui désintègre Nick Fury et Maria Hill mais demande d’ores et déjà à compter sur Captain Marvel. Les théories ont dû enfler de toute part depuis un an, j’imagine. Je m’en fiche un peu, à vrai dire, mais punaise j’en veux davantage, quoi. Car au-delà de cette fin c’est tout le film qui est d’une véritable noirceur narrative – malgré les toujours disséminés traits d’humour de la franchise – puisque Thanos gagne tout.

     Les Avengers eux-mêmes – alors qu’ils avaient déjà bien galéré à faire front ensemble face à Ultron – sont totalement désynchronisés, à, l’image de Steve Rogers et Tony Stark qui se font la gueule. Thor n’a plus de marteau, Captain America plus de bouclier, quant à Banner il ne parvient plus – Et n’y parviendra pas, enfin pas avant Endgame en tout cas – à faire venir Hulk. Le d’ores et déjà célèbre claquement de doigts final scelle ce fort climat de lose qui règne 2h40 durant. SPOILER OFF

     Et même au-delà de ça encore, le rythme et la mise en scène n’ont jamais été aussi brillants, point barre. Il y a une grande limpidité dans le passage d’une planète à une autre, déjà parce que chacune d’elles tient une vraie identité visuelle, mais aussi car le récit prend le temps de s’y implanter. Le montage est plus clair, plus posé. L’image ne fait pas mal aux yeux comme dans Thor, le monde des ténèbres.

     C’est un plaisir permanent, dans ses réjouissantes multiples retrouvailles du premier acte du film, comme durant les nombreux affrontements, en rupture avec l’héroïsme habituel. Le combat à New York entre Ebony Maw et Dr Strange avec celui qui déforme la matière et balance des blocs de béton partout et celui qui ouvre des portails dans tous les sens, est hyper impressionnant. La suite souffre un peu de ce superbe combat pour être honnête, mais le film se reprend vite, notamment grâce à Thanos mais aussi parce qu’on y croise Peter Dinklage en nain géant. Bref.

     Le choc est tel qu’il m’a décidé à entamer un marathon de rattrapages Marvel. Pour le meilleur et le pire, je le sais, mais qu’importe. Je l’ai déjà dit j’ai depuis beaucoup aimé Ant-Man et sa suite avec la Guêpe, pas trop Thor et encore moins celui qui suit. J’ai été impressionné par Civil war. J’essaie de me faire Ragnarok dans les heures à venir. Et je reparlerai de tout ça bientôt. Car finalement je le reçois un peu comme je reçois une série, c’est moins un épisode (en l’occurrence un film) en particulier que la vue d’ensemble que chacun génère qui m’intrigue.

Docteur Strange (Doctor Strange) – Scott Derrickson – 2016

04. Docteur Strange - Doctor Strange - Scott Derrickson - 2016Pas si strange.

   3.5   Où je me rends compte à quel point je suis de plus en plus las de ces trucs. Je m’y ennuie au bout de cinq minutes. Et pourtant, au rayon Marvelleries, Docteur Strange a tout, sur le papier, pour entrer dans le (médiocre) haut du panier, le problème c’est qu’à l’image, dans l’exécution donc, c’est une fois de plus consternant de banalité, avec ses petites blagues bien placées, son casting exubérant mais sans relief, son déroulement sur expliqué afin de ne pas perdre l’ado plus lent que les autres, les jolies grimaces de Cumberbatch post Sherlock, le gimmick de la cape, personnage à part entière. Visuellement c’est pas mal, ceci dit, il y a une identité qu’on ne retrouve pas dans les autres Marvel qui se ressemblent quasi tous, graphiquement. Même si tout le côté distorsion spatiale avec le méchant fasse office d’Inception du pauvre et souvent mal à la tête. Le film n’est pourtant pas enseveli sous des montagnes d’explosions / destructions, comme on en a l’habitude avec le MCU, c’est plutôt agréable. Mais bon, au bout d’un (court) moment, fallait que je fasse autre chose en même temps. La « magie » ne prend jamais de mon côté, c’est probablement que ce n’est pas suffisamment différent du reste de l’univers Marvel, j’imagine.

Black Panther – Ryan Coogler – 2018

35. Black Panther - Ryan Coogler - 2018Loyal to the throne.

   5.0   Si visuellement ce dix-huitième opus de l’écurie Marvel s’inscrit dans la bouillie-continuité des précédents films, Black panther offre quelques petites surprises qui ne le rend pas forcément plus digeste, mais plus intéressant sur la durée. Tout d’abord, le personnage de Black panther n’a aucun intérêt, et l’acteur est assez mauvais. C’est con, pour un film qui s’appelle Black panther, mais ce n’est pas grave sitôt qu’on comprend que le film se rattrape sur son méchant (joué par un acteur qui en impose : Michael B. Jordan, le jeune Wallace dans la saison 1 de The Wire c’était lui, Steve dans Chronicle c’était lui aussi, avant qu’il n’explose dans Creed), personnage nuancé dans ses ambitions, hyper ambigu, puisqu’il campe le cousin du super-héros qui donne son titre au film, qui après avoir grandi à Auckland, se soulève contre l’injustice raciale en voulant récupérer le pouvoir de ce royaume africain technologiquement avancé. Disons que son soulèvement est légitime, c’est la manière qui l’est moins, puisqu’il est guidé par sa colère. Il me semble qu’il est rare de voir ça dans les films Marvel, qui en fin de compte déploient souvent une idée, une seule, mais qui oublient de l’intégrer dans un corpus plus cohérent. Black panther n’évite pas complètement cet écueil, notamment en se vautrant dans une relecture thématique du Roi Lion, sa récupération sous forme de métaphore de l’opposition idéologique Malcolm X / Martin Luther King, et une mécanique dans ses scènes d’action qui renvoient forcément à la prélogie Star Wars de Georges Lucas. Malgré tout, j’aime bien son côté girl power puisque outre le méchant, ce sont les rôles de femmes qui sont les plus intéressants, lucides, badass, on sent que le film tente de récupérer pas mal de Game of thrones sur ce point. Ainsi que sa belle galerie de costumes. Dommage que ce pays imaginaire du Wakanda (On débarque dedans avec l’élan bourrin de Ludwig Göransson un peu comme on débarquait dans Zootopie avec la voix de Shakira) soit si vilain, finalement, que son décor soit si peu travaillé, si peu « magique » si j’ose dire. Après, que le film soit nommé six fois aux oscars, c’est un peu n’importe quoi, mais ça ne m’étonne pas plus que de voir Bohemian rhapsody concourir pour celui du meilleur montage.

Spiderman, Homecoming – Jon Watts – 2017

46. Spiderman, Homecoming - Jon Watts - 2017Super geek.

   6.0   Chouette idée que de faire un reboot geek de Spiderman, un film aussi décomplexé qu’il est modeste, bien plus occupé à agrémenter son versant comique et citationnel que sa caution grand spectacle. Les effets spéciaux ne sont d’ailleurs pas ce qu’il réussit de mieux, la scène au Washington monument est bien fichue mais celle du ferry bave beaucoup trop. Ça ne révolutionne rien, mais ça n’en a jamais la prétention, jouant surtout sur le folklore lycéen et la lose communicative du groupe d’ados, avec leurs caractères bien trempés, les vannes et la dimension théorique à l’image de sa façon de renverser « le baiser à l’envers » par exemple. Et puis c’est con mais je crois que je préfère cent fois ce gamin à Tobey Maguire. Reste à savoir si les suites resteront dans ce délire ou s’ils se prendront davantage au sérieux.

Avengers – Josh Whedon – 2012

06.-avengers-joss-whedon-2012-1024x576Don’t take my stuff.  

   5.0  Le 21/10/2014,

C’est impressionnant en terme de technique voire de pyrotechnie mais alors ce que ça peut profondément m’emmerder… Et puis je trouve ça roublard quand même. Disons que le défilé de personnages – sans aucune épaisseur psychologique – ne sert pas tant un ensemble qu’une petite mise en valeur personnelle. Du coup, lorsque le sérieux de pape de l’un me gonfle l’humour d’un autre me séduit, mais on sent que tout est organisé pour faire un tout, pour que tout le monde y trouve son compte. Du coup les personnages n’existent pas, ce sont des figurines dans un grand chantier numérique.

Le 25/11/2018,

J’étais prêt à lui redonner une chance parce que dans mon souvenir la chorégraphie de son spectacle volontiers pyrotechnique était impressionnante. Et aussi parce que je devais à mon fils, qui s’est récemment trouvé une passion pour les super héros, de lui faire découvrir un film qui regroupe quatre de ses idoles : Hulk, Thor, Iron Man, Captain America. On va pas faire de roulement de tambours, il a adoré. Moi, moins. En fait j’avais oublié à quel point c’était long, bavard. Les quarante-cinq premières minutes, en mode promesse de réunions de supers et bastons/vannes de cours de récréation c’est pas possible. Mais dès que Hulk se met en colère, il se passe quelque chose. Heureusement qu’il y a Hulk. Heureusement aussi qu’il y a la scène centrale du porte-avion volant et la scène finale de chaos dans New York.

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