Archives pour la catégorie Nicole Garcia

Mal de pierres – Nicole Garcia – 2016

30     4.2   Après l’inénarrable « T’es une belle personne » Cotillard, décidemment abonnée aux petites phrases toutes fabriquées récidive et nous offre un « Vous êtes un tout petit être ». Bon, je suis méchant, elle est vraiment bien dedans et ce n’était pas gagné, tant l’écriture Nicole Garcia est fine : Au début, Gabrielle, qui vit dans une bourgeoisie agricole, souffre d’un mal inexplicable (En fait elle apprendra bientôt qu’elle a des calculs rénaux, le fameux mal de pierres) et rêve de passion amoureuse quand elle est pourtant destiné à se marier avec le garçon de la famille d’agriculteurs voisine. Pour ce faire, Nicole Garcia nous montre Cotillard en train de lire (et s’exciter sur) Les hauts de Hurlevent. Plus tard, avant de citer Freud, on nous montre son portrait sur un mur. La finesse, oui. Si le film est d’abord froid comme la pierre, justement, Ba Dum Tss, je le trouve moins mauvais que ce qu’on en dit, disons qu’il aurait dû fonctionner comme son héroïne, qui ne veut ni pleurer ni guérir, mais s’enivrer de passion, or il est trop sage et refermé sur lui-même. Le film est on ne peut plus académique dans sa forme mais l’émotion finit par naître, de façon un peu inattendue, sur la fin, qui peut rappeler vite fait celle de Two Lovers. Reste que ça me fait un peu de peine qu’un film aussi terne que celui-ci ou celui d’Anne Fontaine, pouvait rêver du Cesar suprême quand Nocturama, Le voyage au Groenland ou Les Ogres non.

L’adversaire – Nicole Garcia – 2002

l-adversaire   6.3   Un peu déçu sur le moment mais en fait c’est assez beau. Le film me hante beaucoup. Serait-ce le propre de ces récits d’impostures tels que L’emploi du temps, de Laurent Cantet ou A l’origine, de Xavier Gianolli, deux autres films que j’adore ? Ces trois films se répondent très bien je trouve, et dans le même temps chacun a son unité, son rythme, son ambiance. Le Cantet reste plus fort à mes yeux, le fait qu’il n’utilise ni effets de montage (aléas temporels de L’adversaire, qui prouvent que Nicole Garcia n’est pas la plus subtile) ni sensationnalisme du fait divers (l’outrance jusqu’au-boutiste dans A l’origine) le rend d’une simplicité bouleversante.

Place Vendôme – Nicole Garcia – 1998

place-vendome   2.8   J’ai trouvé ça absolument chiant comme la pluie. Très Mamie Nicole Garcia croit faire du grand cinéma. Comme j’en attendais pas mal c’est une déception immense. De Garcia, j’aime pourtant beaucoup L’adversaire (mais beaucoup moins que L’emploi du temps, de Laurent Cantet) mais là ça ne marche pas du tout à mes yeux. Plutôt que Deville ou Assayas auquel on l’a rapproché, j’ai vraiment l’impression d’être dans un Téchiné relou style Ma saison préférée. Non à la limite je préfère Un balcon sur la mer qui me semblait plus modeste dans son entreprise d’hommage hénaurme à Vertigo.

Un weekend sur deux – Nicole Garcia – 1990

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   5.6   La première demi-heure est presque catastrophique, c’est le pire du pire de Nicole Garcia, de la pose à gogo. Et puis tout s’adoucit, le récit comme la forme. C’est alors la fuite d’une mère avec ses deux enfants pour tenter de les aimer et de se faire aimer. C’est par moment même très beau.


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Auteur:

silencio


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