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Et plus si affinités – Olivier Ducray & Wilfried Meance – 2024

25. Et plus si affinités - Olivier Ducray & Wilfried Meance - 2024Le charme indiscret de la bourgeoisie.

   6.0   C’est une pièce de théâtre de bout en bout. Un huis clos archi (bien) écrit, pensé, exécuté, dans la veine du Diner de cons, Cuisine et dépendances ou Le prénom.

     Mariés depuis plus de vingt ans, Xavier (Bernard Campan) et Sophie (Isabelle Carré) ressemblent à ces couples qui ne s’aiment plus mais qui continuent de vivre ensemble. Ce soir-là Sophie a décidé d’inviter leurs voisins Adèle (Julia Faure) et Alban (Pablo Pauly) à dîner, un peu contre l’avis de Xavier, qui leur reproche d’être très bruyants lors de leurs ébats. La soirée sera mouvementée.

     Des bourgeois se livrant à des joutes verbales sans temps mort, se plaignant de leurs boulots de bourgeois et de leur quotidien bourgeois, fantasmant sur le sexe libre, c’est pas vraiment le cinéma qui m’attire à priori, quand bien même la mécanique théâtrale des films suscités fasse partie intégrante de leur réussite / originalité.

     Dans un autre moment, une autre humeur, j’aurais donc pu détester cela. La salle aidant – une rafale de rires auxquels j’ai rarement pu assister, au point d’avoir raté un nombre incalculable de répliques, c’est aussi ça le charme de voir des comédies en salle – j’ai au contraire franchement ri et apprécié chaque micro rebondissements ouvrant un dialogue sur un autre, enchâssés les uns dans les autres. Les quatre acteurs sont parfaits.

      La mise en scène est très pensée comme une partie de ping-pong, des duels féminins, masculins, conjugaux. C’est mécanique mais une machine d’une efficacité redoutable.

     Ce qui est très réussi c’est la sensation d’un vrai dîner en temps réel, déjà – Ou plutôt d’une impossibilité de dîner : pauvre « gigot de sept heures ». Cela évite l’aspect micro saynètes cinglantes façon Scènes de ménage. Les rares ellipses (un cut au noir, notamment, très théâtral) ne cassent pas la dynamique imposée.

     L’écriture est quasi imparable. Quasi oui, dommage que ça vire au grand n’importe quoi incohérent dans son dernier quart (la mise à nu, au sens littéral, symbolique et propre, il me semble que c’était pas obligé…) tant l’écriture se tenait, jusqu’à la scène pivot (redoutée) de la fille, disons, qui ressemble au rebondissement de trop, un peu comme le contrôleur fiscal dans le film de Veber. Essentiel pour un dernier acte en forme de feu d’artifice, mais justement, je pense pas que ce soit ce que je préfère : le récit était, à mon sens, plus subtil et efficace au préalable.


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silencio


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