Archives pour la catégorie Olivier Marchal

Section zéro – Saison 1 – Canal + – 2016

13096159_10153648320337106_546780349205085074_n Noir c’est noir…

   1.5   C’est mauvais. Archi mauvais. Les dialogues chez Marchal ont toujours été un problème mais ici on tourne quasiment à la caricature. Ils sont tous affreux, involontairement drôles à se pisser dessus. Les acteurs en font des tonnes sans rien faire, on a l’impression qu’ils sont tous constipés. Et niveau esthétique j’imagine que ça voudrait emprunter à NY 97 ou à Mad Max mais ça refait du MR73 en version apocalyptique. Après on ne pourra pas lui enlever le fait que c’est archi violent. C’est parfois même d’un goût douteux tant ça assimile carnage et paillettes. Bref, c’est un bon gros dégueulis visuel, archi prévisible et sans aucun autre intérêt narratif que son affrontement flic ripoux / bons flics. La recette habituelle.

Borderline – Olivier Marchal – 2015

Borderline - Olivier Marchal - 2015 dans Olivier Marchal 12015199_10153231875602106_4409676342077503244_o Sobriété relative.  

   2.9   La recette Marchal est toujours la même, zéro surprise, on voit tout venir et les dialogues sont toujours aussi gracieux et le climat est d’une noirceur à faire flipper la nuit. Néanmoins c’est moins pire que d’habitude, sans doute parce qu’on en reste au stade du téléfilm et que du coup il se lâche moins dans ses effets. Le film est en effet très sobre à ce niveau-là. Bon, ça reste hyper ampoulé hein, avec des grimaces pas possibles, des gueules fendus en veux-tu en-voilà, des êtres torturés, des flics damnés, bref, RAS.

Braquo – Saison 2 – Canal+ – 2011

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Truands.  

   1.0   La troisième saison se fera sans moi. J’ai trouvé ça nul. Je n’étais déjà pas très attaché à la première mais celle-ci fait encore plus fort. Les personnages sont tous exécrables. On dirait presque une parodie des films de Marchal, pas facile à faire j’en conviens. Nombreux dialogues m’ont fait éclaté de rire tant ils sont ridiculement sur-écrit et mal joués. Et cette image… Rien à sauver. Heureusement que je matais la sublime quatrième saison d’Engrenages en parallèle car c’est à te dégouter des séries policières françaises.

Les Lyonnais – Olivier Marchal – 2011

34_-les-lyonnais-olivier-marchal-2011Des couilles !

   1.9   Du Marchal pur jus. Du jus qui commence vraiment à sentir fort. Plus ça va, Marchal, plus c’est absolument n’importe quoi. Avant il travaillait un peu l’espace, avec Gangsters. Ensuite ce fut le tour de la narration éclatée sous forme de mélo dans 36 quais des orfèvres. C’était déjà des machins d’hommes hyper couillus, mais ça passait encore. Puis il y a eu MR73, l’horreur absolue. Le dernier est tout aussi mauvais mais beaucoup moins désagréable tant il tire vers le nanar suprême. Même la photo tend vers l’auto caricature avec cet intérêt grandissant pour le gris. Gris chinchilla ou gris ardoise suivant la tension. C’est un film tout gris, tout sombre, tout flou. Sorte de Romanzo Criminale du pauvre. Histoires d’honneur à tout va, flash-back ridicules (couleur gris taupe) incessants, les gueules grimacent et les phrases sont cinglantes (c’était le gros défaut de l’honnête série Braquo, dont on peut penser que la relative réussite appartient à Schoendoerffer) du genre : « Quand je me fais enculer, j’aime bien jouir, chaton de mes deux ! » ou « Depuis que Serge m’a enculé, chaque fois que je m’assois sur quelque chose de dur je pense à lui » bref tout un programme, ces enculades métaphoriques. C’est à se pisser dessus tellement c’est aberrant de bêtise. En fait, ils se font leur auto-promo, leur auto-critique. « Ces Lyonnais sont des orfèvres de la sodomie ! » punchlinerait un Télérama débridé. Quelque part j’ai pensé de loin aux films de Arcady (qui est plus attachant cela dit) avec ces répliques improbables et ce montage à la truelle. C’est moins innocent et surtout c’est un cinéma gay refoulé, ça saute aux yeux – Audiard à côté est hétéro inébranlable – il suffit de voir le nombre de séquences où les personnages se touchent, s’enlacent ou se frictionnent. Les chemises transpirent le cul, dommage que Marchal n’en fasse rien.


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Auteur:

silencio


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