Archives pour la catégorie Patrick Imbert

Le sommet des dieux – Patrick Imbert – 2021

13. Le sommet des dieux - Patrick Imbert - 2021« Parce qu’il est là »

   7.5   Il y a huit ans, Patrick Imbert fut directeur de l’animation sur le magnifique Ernest et Célestine. Il y a quatre ans il coréalise (avec Benjamin Renner) le beau recueil de trois courts qui composent Le grand méchant Renard. Pour son premier projet en tant que réalisateur en solo, Imbert s’attaque à un manga de Jiro Taniguchi, fresque himalayenne réunie dans un pavé en cinq volumes, condensé ici en une heure et demi.

     Le récit est d’une richesse folle : Une triple quête sur trois époques, trois folies qui se chevauchent, une affaire d’image manquante, un trauma, un récit d’investigation, entre le Japon et le Népal, via de nombreux flashbacks mais une limpidité de narration folle doublé d’un bel hommage à George Mallory, l’un des premiers alpinistes à avoir tenté de grimper l’Everest en 1924 sans que l’on sache si oui ou non il en a atteint le sommet.

     La psychologie des personnages est très complexe. Et il y a un vrai suspense, une superbe sensation de hauteur, de vide. L’animation est magnifique, la montagne y est majestueuse. Et le travail sonore est dément : On y entend le craquement de la neige, le bruit des cordes et des baudriers. Très beau film. Qui me donne envie de lire le manga de Taniguchi. J’adore son merveilleux Quartier lointain, déjà, mais un récit comme celui du Sommet des dieux je veux le lire à tout prix !

Le grand méchant Renard et autres contes – Benjamin Renner & Patrick Imbert – 2017

39. Le grand méchant Renard et autres contes - Benjamin Renner & Patrick Imbert - 2017Un bébé poussin pour Noel.

   5.5   On retrouve sensiblement le même ton et le même trait que pour Ernest et Célestine. Contrairement à ce dernier, Benjamin Renner adapte ici ses propres planches. L’autre grand changement c’est l’aspect « contes » puisque ce sont trois petites histoires, plutôt indépendantes, qui sont contées ici. Le grand méchant Renard, l’épisode central, dans lequel un renard vole des œufs dans une ferme car il rêve de faire régner la terreur comme le loup, mais finit par s’attacher aux poussins comme s’ils étaient ses enfants, est accompagné par deux autres : Une histoire de bébé abandonné par une cigogne blessée, mais in fine plus dépressive que blessée, que nos héros (Un cochon, un lapin, un canard) vont tenter d’accompagner, non sans péripéties, à son domicile ; Et une affaire de vrai/faux père noël, entre la ferme et la fourrière, dans un épisode final beaucoup plus dispensable. La belle idée du film, qui fait qu’il tient bien sur le registre du long métrage, contrairement au film Ernest et Célestine en Hiver, sorti aussi l’an dernier et constitué de quatre épisodes vraiment indépendants, c’est le choix de transitions durant lesquelles le renard se retrouve sur une scène de théâtre face au public, s’adressant à nous, donc, afin de présenter les différentes pièces que ses amis et lui vont interpréter. Ce n’est pas grand-chose mais ça permet de créer une mise en abyme toute simple, pour les enfants.


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silencio


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