Archives pour la catégorie Philippe de Broca

L’homme de Rio – Philippe de Broca – 1964

04. L'homme de Rio - Philippe de Broca - 1964Les aventures d’Adrien.

   6.0   Le modèle est revendiqué par De Broca lui-même, c’est évidemment Tintin. Soit un savant mélange de L’oreille cassée, Les sept boules de cristal et Le secret de la licorne. Statuette maltèque qui remplace le fétiche arumbaya, savants menacés, parchemins à reconstituer, tout rappelle la bande dessinée d’Hergé.

     Intéressant de constater combien à son tour L’homme de Rio est une matrice, d’abord pour Spielberg puisqu’il infuse clairement Indiana Jones (son auteur ne s’en cache pas) mais aussi certains opus de James Bond ou plus récemment OSS 117, Rio ne répond plus ou La loi de la jungle. Tout est affaire de transmission.

     Si le film me séduit (comme aucun autre De Broca, du peu que j’ai vu) par sa générosité, rythmique et géographique, sa photographie, ses idées permanentes, la double présence savoureuse de Belmondo & Dorleac, il me gêne dans sa dimension burlesque. A trop vouloir aller vite, on perd l’équilibre. N’est pas Etaix ou Tati qui veut, le slapstick ça se dose.

     Evidemment ça reste un superbe divertissement, toujours en mouvement et pourtant toujours lisible, comme on en fait plus dans nos contrées. Tourné dans des lieux qui en imposent (Brasilia en construction dans le désert, notamment) et orné de vraies cascades. Mais à mon avis, mieux vaut avoir grandi avec. Finalement je préfère un film qui lui est quasi cousin, Le sauvage, de Rappeneau, son « frère de cinéma », d’ailleurs coscénariste sur L’homme de Rio.

Les caprices de Marie – Philippe de Broca – 1970

16Panique au village.

   2.5   A Angevine, petit village franchouillard, régressif et autarcique, chacun ses rêves et ses craintes. Marie, petit ange local, promise au timide instituteur (Noiret, effacé) souhaite participer à un concours de beauté qui a lieu « à la ville ». Son père (Marielle, en roue libre donc de la bonne roue libre) qui est aussi le maire d’Angevine, ne l’entend pas de cette oreille : Lui qui censure déjà ouvertement (à coup de ciseaux) la moitié de la presse qui échoue dans sa bourgade (pour ne pas, dit-il, s’appesantir sur les faits divers d’ailleurs) vie dans la crainte de se faire contaminer par le monde capitaliste donc amerloque. Mais le jour où la belle Marie gagne le concours et fait la rencontre d’un américain milliardaire arriviste, tout est chamboulé et c’est Angevine qui va en souffrir : L’étalon richissime débarque dans le village avec son hélicoptère, demande la main de Marie et souhaite l’embarquer avec lui de l’autre côté de l’océan – Quitte à devoir emmener tout le village avec eux. C’est absolument n’importe quoi, d’autant que le film est assez indigent et foutraque dans son montage, cumulant aussi les invraisemblances et pseudo gags à outrance au moyen de mini-saynètes assommantes, accompagnées par des rôles sans aucune consistance et/ou caricaturaux (L’américain, ridicule). Toute la dernière demi-heure et son voyage US / mariage / pas mariage est à peine regardable. Reste l’inévitable Marielle, en gauchiste bougon, qui s’en donne à cœur joie et parvient même au détour d’une séquence (La cave à vin) à dégager un brin d’émotion. Mais je ne vois guère autre chose pour m’empêcher d’y percevoir les germes du cinéma de Leconte à son pire (Les grands ducs) voire celui de Dany Boon.

Le magnifique – Philippe de Broca – 1973

20Bob le flambeur.

   5.0   Au script, on trouve la présence de Philippe de Broca, Francis Veber et Jean-Paul Rappeneau (arrivé à la rescousse après un différend entre le premier et le deuxième). C’est sans doute ce qui crée un déséquilibre ou plutôt un manque de cohésion  dans la dynamique que le film affiche de bout en bout. Pastiche des films de James Bond, Le magnifique est surtout l’occasion pour le cinéaste franco-italien de jouer sur deux niveaux : Celui du parfait divertissement et celui de la mise en abyme. Belmondo s’amuse à camper ce double personnage de François Merlin (L’écrivain) et Bob Saint-Clar (Son héros fictif). L’idée est très intéressante voire géniale et assez couillue dans sa construction même si le procédé s’avère vite lassant. Reste que De Broca fait un honnête film populaire, cabotin, tout en couleurs vives et en total mouvement comme c’est souvent le cas donc on ne s’ennuie pas beaucoup – mais on rit peu aussi.


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