Brève rencontre.
6.0 Apres Le chat et La veuve Couderc, Granier-Deferre adapte à nouveau un roman de Georges Simenon. C’est à la fois le récit d’un exode, celui de réfugiés belges et français lors de l’offensive allemande dans les Ardennes en mai 1940. C’est aussi le récit d’une rencontre, entre un père de famille – séparé des siens dès le début du voyage – et une femme juive allemande, dans un wagon à bestiaux. Ils n’auraient jamais dû se croiser mais ils vont être attirés l’un par l’autre dès le premier regard. L’Occupation, bien que présente dans chaque scène – et parfois lors d’instants d’une grande violence – devient toile de fond, presque providentielle, pour cette brève histoire d’amour impossible, véritable parenthèse, hors du temps et du sang. Mais c’est aussi un film sur l’exode vers l’inconnu, angoissant pour les uns, nonchalant pour les autres. La légèreté ne manque donc pas. On y rie parfois, on y joue aux cartes, on y baise. Et la violence surgit un moment donné, brutalement. Le film n’est pas exempt de défauts, à l’image de ces images d’archives qui viennent ponctuellement relier la fiction au réel. Ou de ses saynètes beaucoup trop dialoguées et pas toujours bien incarnées. Après, Romy Schneider et Jean Louis Trintignant font le boulot.




5.