Drapeau rouge.
5.0 J’aime bien revoir Noyade interdite, pour son cadre – le film est tourné à St Palais sur mer, station balnéaire qui m’est chère – mais chaque fois c’est le même constat : c’est pas terrible.
Dix ans après avoir quitté sa région natale, l’inspecteur Molinat est forcé d’y retourner pour les besoins d’une enquête. En effet, un cadavre a mystérieusement été retrouvé dans la zone de baignade, une balle dans l’oreille. Et bientôt un autre et encore un autre – que des hommes – ce qui rameutent badauds et journalistes et alimente la peur générale, ce qui n’est pas trop du goût du maire, à l’aube de la saison estivale.
C’est Les dents de la mer sans rythme, sans requins, sans scènes, sans génie et avec une musique de Philippe Sarde complètement neurasthénique. Un petit whodunit à la française, avec Philippe Noiret et Guy Marchand qui forment un duo de flics attachants et qui cabotinent à merveille. Tout résonne assez vite avec une vieille affaire du passé, d’escroquerie et d’amour, très mystérieuse aussi, dans laquelle Molinat avait déjà baigné et s’était déjà perdu.
On dirait du Simenon, dans lequel Noiret campe un Maigret nonchalant. Du Chabrol en pantoufles. Du Mocky sage. Ou un Corman frenchy, tant le film fait défiler les nichons (qui bronzent sur les rochers coupants et pour bien les connaître, je vous assure que pieds nus c’est compliqué alors cul nu j’en parle pas). On devine tout très vite et le film est très plan-plan, mais ça se regarde.


5.