Archives pour la catégorie Pierre Jolivet

Le Complexe du Kangourou – Pierre Jolivet – 1986

12. Le Complexe du Kangourou - Pierre Jolivet - 1986Papa de circonstance.

   5.0   Premier film de Pierre Jolivet, Le complexe du kangourou est un tout petit truc mais un truc très tendre, partagé entre la comédie et le film social, dans lequel Roland Giraud, peintre secret et vendeur de marrons à la sauvette, qui a jadis contracté la maladie des oreillons à l’âge adulte, n’ose pas avouer à sa petite amie (Zabou) qui souhaite avoir un enfant, qu’il ne peut en avoir. Sauf qu’il va rencontrer par hasard son ex (Clémentine Célarié) accompagnée d’un gamin dont il est vite persuadé d’être le père. La réalisation est hyper rythmée, il y a tout plein de supers répliques, ça fuse de partout, dommage que Jolivet n’ait pas continué dans cette voie ensuite (celle qu’il effleura à nouveau dans le beau Ma petite entreprise) et toute la palette d’émotions contradictoires qui saisit un peu brusquement le personnage permet à Giraud de s’en donner à cœur joie. Il est vraiment excellent, le rôle lui va super bien. C’est sans doute trop écrit malgré tout, enfin surtout au niveau des dialogues, et Celarié écope vraiment d’un rôle un peu trop cruel par rapport à la bienveillance de l’ensemble. Mais c’est pas mal.

Jamais de la vie – Pierre Jolivet – 2015

Jamais de la vie - Pierre Jolivet - 2015 dans Pierre Jolivet 12189468_10153258787507106_1846326501669800703_o     1.9   Ou Olivier Gourmet en agent de sécurité de nuit chez Intermarché, qui rumine, grimace, boit du whisky, pisse dans un champ. Une panoplie complète de l’ennui filmée avec autant d’élégance qu’un mollard et aussi platement qu’un épisode de Vis ma vie. Souvent, Gourmet marche sur le parking. Parfois, il joue avec une voiture téléguidée. Un moment donné, il retire de l’argent au distributeur et craque son futal, il va le recoudre mais s’agace et crie. La tension est à son paroxysme. Plus tôt il avait acheté sous le manteau un radio réveil à son pote éboueur et chouré quelques trucs dans l’entrepôt. Plus tard il se rend à la caisse de retraite. Il y croise Valérie Bonneton, qui galère à sa manière et un collègue avec une cravate rouge, forcément gay. Mais Gourmet a mal au dos, il a une carie et il est perturbé par un gros 4×4 noir qui fait d’étranges allés et venus. 1h15 de film. Tout gris, tout mou, tout scolaire, ça se regarde faire du sous sous Dardenne. Aucun intérêt. Puis un dernier quart d’heure, plus mouvementé mais archi prévisible, évidemment.

Fred – Pierre Jolivet – 1997

fred1_w_450   6.5   Quand il s’aventure dans le petit polar social, Jolivet me plait. Ici encore davantage que dans Ma petite entreprise qui tournait un peu la chose en dérision. C’est très court (1h15), sec et nerveux, pile ce que j’imaginais d’un Jolivet en grande pompe. Et Lindon est dans l’un de ses meilleurs rôles.

Je crois que je l’aime – Pierre Jolivet – 2007

Je crois que je l'aime   2.5   J’aimais assez Ma petite entreprise. Celui-ci est sans intérêt. Jolivet n’a ni la verve d’un Moutout pour cerner le monde de l’entreprise ni la force d’un Schoeller dans le peu qu’il tente de passer de politique. La relation amoureuse en filigrane est sirupeuse, prévisible et puis au bout du compte ce n’est pas l’artiste intelligente et cruelle que l’on plaint mais bien le patron fragile et malchanceux. Un petit beurk donc.


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Auteur:

silencio


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