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The Witch – Robert Eggers – 2016

13533241_10153761603117106_9040140311053826222_nInto the woods.

   4.3   C’est plastiquement intéressant, quoique trop froid, monochrome et prétentieux, c’est presque Haneke chez les sorcières. Disons que les éléments sont là (Une immense forêt, une ferme paumée, le lit d’un cours d’eau) mais qu’ils ne sont jamais considérés comme des entités avec ou contre le récit, mais systématiquement saisis en tant que papier glacé. Et puis l’on sent dans chaque plan que le cinéaste est persuadé de renouveler le genre, il crée des espaces et des silences pour distordre le tempo attendu mais ça ne débouche sur rien sinon cette impression de pose. C’est ronflant au possible, à l’image de ces violons stridents  du début qui ne provoquent aucun effroi, aucune ouverture mystérieuse. Il y a bien quelques trouées ci et là mais elles s’effacent aussitôt en se désagrégeant dans un ensemble beaucoup trop corseté. Concernant le drame familial, puisqu’il s’agit surtout de cela, je trouve les interactions soit archi prévisibles dans leurs enchainements (Péché/Souffrance/Sorcellerie/Mort) soit vraiment grotesques, misant chaque discordance sur le rapport que chacun entretient avec dieu, les mensonges qu’il se permet, les secrets qu’il engendre. Ça parasite le semblant de climat impalpable qui peut parfois éclore. Et puis cette fin, pourquoi pas après tout, mais au-delà du fait qu’on a envie de crier « Tout ça pour ça ? » la dernière scène arrive un peu comme un cheveu sur la soupe, notamment dans la rupture de rythme qu’elle impose au film et dans son basculement esthétique. A force d’en entendre des louanges, j’imaginais une révolution. Mouai. Quand tu viens de t’enquiller deux Bava, The Witch c’est dans le balisage. Alors c’est vrai qu’au début le rythme peut surprendre, qu’on a plus l’impression d’être dans une version forestière de La dernière piste, de Kelly Reichardt, qu’autre chose, mais en fait tout fini par entrer dans le rang ; De surprises il y en a peu. Reste l’interprétation qui de manière générale, enfants compris, est bien tenue. Mention spéciale à Ralph Ineson aka le sosie britanique de Bruno Lochet, il dégage une vraie présence, de par sa voix, son allure.


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Auteur:

silencio


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