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C’est nous, les héros (We can be heroes) – Robert Rodriguez – 2020

We Can Be HeroesPyjama party.

   4.5   La filmographie de Robert Rodriguez est partagée entre séries B qui tâchent et films pour enfants. Le gars derrière Sin city ou Planète terreur est donc le même qui réalise Spy kids. Et quatre opus de Spy kids, on ne peut pas dire que ce soit une simple parenthèse récréative.

     We can be heroes se situe évidemment dans cette veine, une sorte d’Avengers pour les bébés, mais peut-être moins atroce visuellement que Spy kids, au point que je soupçonne Rodriguez qui avait déjà adapté les dessins de ses gosses dans Les aventures de Shark boy & Lava girl (2005), de leur filer cette fois la caméra. Plus sérieusement We can be heroes s’annonce donc comme une suite de ce film : Les héros sont d’ailleurs devenus les parents de la plus jeune des gamines du film.

     Cette fois, le film s’ouvre sur un kidnapping : Tous les super-héros sont enlevés par des envahisseurs extraterrestres et leurs gamins, aussi dotés de super-pouvoirs, vont prendre leur relais. Et c’est original car les acteurs adultes sont enfermés dans une pièce pendant tout le film (et ils regardent les aventures de leurs rejetons sur un écran) et ils ne servent donc à rien. Ça c’est intéressant. Ce qui l’est moins c’est la résolution scénaristique de cette petite histoire. Sans la dévoiler, on peut poliment dire que c’est du foutage de gueule.

     En fait Rodriguez c’est simple : T’as une partie de ses films qu’il est difficile d’apprécier si t’aimes, au hasard, ceux de Tarantino ; Et l’autre partie à peine regardable si t’as passé l’âge de huit ans. Ça tombe bien c’est l’âge de mon fiston. Je l’ai vu prendre beaucoup de plaisir devant C’est nous les héros. Et quelque part j’en ai pris aussi en le voyant suivre ces gamins plein de supers pouvoirs prenant le relais de leurs parents. Après c’est sûr, dans le genre, mieux vaut voir et revoir Les indestructibles 1&2. Bref c’est bas du front, pas subtil du tout, assez moche, mais pas si désagréable et l’enfant de huit ans en moi a trouvé ça plutôt sympatoche.

Four rooms – Allison Anders, Alexandre Rockwell, Robert Rodriguez & Quentin Tarantino – 1995

13754175_10153821981947106_5936023568360756056_n-900x596Inglorious filmmakers.

   2.5   Le néant. Jusqu’au quatrième et dernier chapitre, quatrième chambre, « The man from Hollywood », intégralement réalisé par Quentin Tarantino, qui sans surprises est au-dessus d’une médiocre mêlée. Après faut reconnaître qu’entre Pulp Fiction et Jackie Brown cet essai court (20 minutes) est relativement anecdotique. Mais sa façon de jouer avec le cinéma ici le pitch d’un court-métrage d’Hitchcock (De sa série Hitchcock presents) offre un truc assez jubilatoire malgré la lourdeur théâtrale de l’ensemble. Mais auparavant, donc, il faut se farcir trois autres chapitres. Les deux premiers sont réalisés par des potes de Tarantino et Rodriguez, inconnus au bataillon et heureusement ils le sont restés. Un truc de sorcière ridicule et un quiproquo adultère sans queue ni tête. Le troisième, hystérique et dégueulasse, forcément signé Rodriguez, est pire sans l’être, disons qu’il condense tout le mauvais goût qu’est et sera son cinéma mais sur une version courte ce qui ne le rend pas irregardable. Voilà bien longtemps que je voulais voir ce machin et bien je ne vais pas en mettre autant pour l’oublier.


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