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The wicker man – Robin Hardy – 1973

01. The wicker man - Robin Hardy - 1973Don’t look them.

   7.5   Du Village, de Shyamaman à The Witcher, de Robert Eggers, en passant évidemment par Midsommar, d’Ari Aster, on ne compte plus les films influencés par The wicker man.

     Cette borne du « folk horror » est pourtant resté longtemps une curiosité du cinéma horrifique britannique. Le film se loge dans la vague de films Hammer qui redora le blason du cinéma horrifique british dès la fin des années 60. Sauf qu’il contient très peu de scènes horrifiques. Il n’est pas si fantastique, encore moins sanguinolent. L’horreur se loge dans un réel malaisant, déformé, quelque part entre le Don’t look now, de Nicolas Roeg et le Rendez vous avec la peur, de Tourneur.

     C’est l’histoire d’un flic chrétien qui débarque sur une île écossaise à la recherche d’une adolescente disparue. Il découvre un lieu hors du monde et du temps, des locaux « gentiment » illuminés qui chantent, baisent, portent des masques d’animaux et éduquent les gamines à base de sacralisation phallique. Religion païenne qui s’adonne aux rituels et sacrifices variés au dieu soleil afin de préserver leurs récoltes de fruits annuelles.

     Avec son image un peu approximative, son incarnation hallucinée, sa bande son atypique, complètement psychédélique, c’est un film qui ne ressemble à rien de déjà vu, souvent filmé comme un documentaire et se révélant pur pamphlet sur les guerres de religions et le repli communautaire.

     Ça ressemble à une anomalie. Une rencontre improbable entre l’acteur Christopher Lee et le scénariste Anthony Schaffer (auteur du script du Limier, porté à l’écran par Mankiewicz) dirigée par un auteur inconnu sinon dans le monde du documentaire. Le film sera d’ailleurs charcuté par les producteurs et le Final Cut que l’on peut voir aujourd’hui n’est même pas celui qui devrait exister puisque le premier montage a disparu.

     C’est un film très bizarre, ambigu, très simple et prévisible en apparence, mais parsemé de micro-détails perturbants. Il suffit de repenser à cette scène où le sergent ne parvient ni à dormir ni à accepter l’excitation qui l’étreint en imaginant sa voisine de chambre danser nue. Le lendemain à son réveil, elle lui demande pourquoi il ne l’a pas rejoint. Et le film est comme ça tout le temps, on croit savoir où il nous embarque mais il y a toujours un pas de côté, un trouble, une bizarrerie qui le dévie de sa trajectoire.


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silencio


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