Archives pour la catégorie Roschdy Zem

Persona non grata – Roschdy Zem – 2019

28. Persona non grata - Roschdy Zem - 2019Mauvaise croix.

   4.5   Roschdy Zem n’est pas un cinéaste très intéressant – Il est bien meilleur devant la caméra – Hâte de voir Roubaix, une lumière, de Desplechin où il y tient le premier rôle – et des films comme Omar m’a tuer ou Mauvaise foi refroidissent un peu la curiosité. Néanmoins, Bodybuilder fut une excellente surprise. Je pourrais aisément le revoir, celui-là.

     Sur le papier, Persona non grata m’intéresse. Cette histoire de potes qui se lancent dans une magouille criminelle afin de récupérer les parts de l’entreprise de BTP dans laquelle ils sont associés, je dis pourquoi pas. D’autant que ça déroule en plein littoral languedocien. Bref, ça pourrait faire un très beau polar à la James Gray.

     Malheureusement le film peine à trouver son rythme, encore moins à produire de l’émotion. Le duo Duvauchelle/Personnaz ne fonctionne pas, on ne croit pas une seule seconde à leur amitié ni à leur désir de corruption. Donc encore moins à la tragédie qui va les séparer. Tout semble trop fabriqué, jamais incarné. L’arrivée tardive de Zem en homme de main un brin envahissant redonne toutefois un peu d’intérêt à ce petit polar nerveux qui semble avoir été vite fait mal fait.

Bodybuilder – Roschdy Zem – 2014

IV1A1592Sous les muscles.

   6.5   Meilleur film de Roschdy Zem, haut la main. On y suit les retrouvailles entre Antoine, un petit délinquant surendetté qui doit du fric à de plus grosses racailles que lui, de retour au foyer paternel pour se mettre à l’abri, et Vincent, son père, donc, qu’il n’a pas vu depuis cinq ans et qui entre temps, est devenu bodybuilder. Il y a un côté Toni Erdmann dans l’univers du culturisme, sauf que le père, qui n’arbore ni dentier ni coussin péteur, est au premier abord drôle malgré lui dans son obsession de respecter un régime stricte à base de 400 œufs semaine et de se passer en boucle Pumping Iron, un documentaire sur le milieu du culturisme et principalement sur Schwarzennegger. Et Bodybuilder devient passionnant et beau dès l’instant qu’il filme ce curieux univers, où on enquille entrainements douloureux et gavage protéiné pour ressembler à un tas de muscles et de veines gonflés à bloc : Discipline hors de prix, qui ne fait rien gagner d’autre que la fierté d’avoir exhibé tes formes sur un podium. Mais Zem n’est jamais moqueur, il aime ce qu’il voit, il croit en son potentiel fascinatoire, spirituel et rédempteur. Il fait de cette salle de musculation – Que tient le père d’Antoine – un véritable terrain de reconstruction, masochiste et halluciné. Et le film est émouvant dès l’instant qu’il se replie sur sa relation père/fils – Pour te dire, quand Vincent parle de sa passion avec Antoine, j’ai pensé à cette merveilleuse scène de Freaks & Geeks entre Bill et le coach Ben Fredricks. Et s’il lorgne parfois du côté du polar, il n’y sombre jamais, s’y refuse constamment au profit d’une vraie possibilité de reconstruction familiale. Si Rottiers est très bon, comme à son habitude, celui qui joue son père, Yolin François Gauvin, et qui n’est donc pas acteur puisque culturiste à la vie, est à mes yeux la vraie révélation du film. Il m’a rappelé le Mickey Rourke de The Wrestler, c’est dire.


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silencio


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