Archives pour la catégorie Sam Mendes

007 Spectre (Spectre) – Sam Mendes – 2015

13603684_10153788279607106_423807751783643999_oCold.

   2.3   C’est l’épisode de James Bond le plus froid de la série. Alors qu’il a tout pour se dénuder étant donné qu’il investit les origines, à sa façon puisqu’il évoque moins la première mission (Casino Royale) qu’un retour forcé sur la période d’apprentissage de l’agent double au sein de sa famille d’accueil à la suite du décès de ses parents. Il va donc affronter celui qui fut comme son frère. Mais c’est froid comme la glace et sans âme. Et pire tout est archi prévisible. On ne regarde pas un épisode de James Bond pour être surpris (ça n’arrive jamais) mais pour être suffisamment stimulé – Skyfall réussissait cela très bien, sans doute constituait-il la fin du système Bond dépressif selon Craig et Mendes. On se retrouve ici avec du déjà-vu et du chiant. La totale. Aucune scène d’action intéressante – Allez je sauve cette ouverture exceptionnelle, et son plan-séquence qui t’en mets plein à la vue pour pas grand-chose, car il y a des lieux (Maroc) et une situation (la fête des morts) et un dispositif d’action Rue/Immeuble/Hélicoptère assez grandiose. Puis plus rien. Un générique atroce et de l’ennui. Et des personnages dévitalisés – Alors qu’on a engagé le gratin du cinéma mondial : Ralph Fiennes, Léa Seydoux, Christoph Waltz (le même que chez Tarantino), Ben Wishaw, Monica Bellucci. Aucun intérêt et pas une once d’humour alors que ce 24e épisode ressort les gadgets, l’Aston Martin et ressuscite l’organisation criminelle qui apparaissait déjà dans Dr No. Et bon sang que c’est long. Interminable.

Skyfall – Sam Mendes – 2012

2422c7efb4973854687f46ffd4f01b6b027610f800ec5cd99551280c33f2cdb3   6.2   Je voulais en dire quelques mots à l’époque mais j’étais déjà occupé par le Assayas. Pour faire court je pense que c’est le meilleur film de la saga tout simplement parce qu’il ne ressemble pas aux autres, il les a liquidé, dépoussiéré et non content de réinventer le mythe, en lui offrant un passé et en l’humanisant, le film se paie même le luxe de nous concocter trois séquences d’action démentes qui balaient tout James bond et Jason Bourne confondus : les toits d’Istanbul, ceux de Shanghai et la demeure écossaise.

Les noces rebelles (Revolutionnary road) – Sam Mendes – 2009

Les noces rebelles (Revolutionnary road) - Sam Mendes - 2009 dans Sam Mendes noces-rebelles_407

     6.4   Je ne suis pas un admirateur de Mendes. Je n’aime pas Les sentiers de la perdition que je trouve molassons et conventionnels, Je n’aime pas Jarhead, film de guerre à deux balles en roue libre, quant à American Beauty, même si je l’aime moins aujourd’hui qu’avant, la faute à sa surenchère permanente et son cynisme ambiant, c’est le seul que je pourrais très facilement réessayer un de ces jours. Mais il est évident, mais carrément évident que Revolutionary Road est son meilleur film. Et de très loin. Tout ce qui me bloque chez lui est ici évacué. Son utilisation musicale est très réduite. Ses montages alternés ont laissé place à une mise en scène très sobre, rappelant celle de Clint Eastwood. L’histoire surtout est palpitante, cette idée du couple qui désire changer de vie, mais se retrouve confronter aux doutes, me fascine parce qu’elle est traitée avec maîtrise. On a pu récemment apprécier ce que faisait James Gray de la pression familiale et son influence sur les esprits tourmentés, on est dans le même système ici. Sauf que les parents ne sont plus. Il s’agit davantage de fierté, de reconnaissance. Et il y a la question de l’argent. Même si dans le fond, n’est ce pas autre chose qui peut ronger ? Cette idée du confort par exemple. Changer de vie n’a rien d’anodin. Et lorsque l’on s’y refuse on peut le payer au prix fort. Dans la dernière partie Mendes refait le Mendes d’American beauty. Mais en plus réussi. Son cynisme est toujours là et bien là, il est juste beaucoup plus travaillé, plus sobre, plus en retenue. Revolutionary Road aurait lui aussi pu s’appeler Les Trois Singes. La fin du film en est clairement l’illustration. Pour survivre à la morosité, mieux vaut ne rien dire, ne rien entendre, ne rien voir. Et surtout éviter la demi-mesure. Le film le plus triste de Mendes.

Away we go – Sam Mendes – 2009

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   1.0   Sam Mendes, réalisateur d’American Beauty, m’avait récemment convaincu avec ses Noces Rebelles qui perçait à vif le couple moyen américain dans ses doutes existentiels quant à sa quête du bonheur conjugal. Pas de vanité conservatrice à les voir souffrir puisque l’idée même du film consistait à observer un couple qui justement nourrissait de promesses son quotidien mais se retrouvait coincé par leur besoin irrémédiable d’un confort à jamais convoité. Away we go est un peu tout le contraire de son précédent film. A savoir le versant beauf et léger, détourné en quête nostalgique et nombriliste. Un couple est sur le point d’avoir un enfant. Il leur est tombé dessus comme ça – succulente scène d’entrée parce qu’intime – et les voilà paumés en plein doute sur leur petite vie de bohême qui ne se marie pas, à leur sens – même si Mendes ne dit jamais le contraire – avec l’arrivée d’un marmot. Ils embarquent pour un long périple prénatal à travers l’Amérique – ses parents à lui étant sur le point d’emménager en Belgique – afin d’y chercher un couple témoin. Un couple qui leur servirait d’exemple. En fait notre petit couple cherche un appartement. Il y aura des appartements trop grands ou trop petits, sales, bordéliques, d’autres d’apparence parfaite mais qui cacherait un sous plafond défaillant. Il n’y aura pas d’appartement idéal. Que cet idéal n’existe pas pour le cinéaste je suis prêt à le concevoir – Existe t-il un idéal ? – mais qu’il ne se trouve vraiment nulle part, dans aucun geste, aucune parole de ces différents personnages je trouve ça assez exécrable. C’est un film très exigeant concernant ses appartements. Donc très méchant envers ses personnages, tous plus ou moins marginaux. Mendes condamnerait-il la marginalité ? Peut-être pas tant que ça puisque notre joli petit couple, après un tête-à-tête assez réussi sur un trampoline s’en remettra enfin à lui-même et décidera de tout plaquer pour aller vivre en campagne, dans la vieille demeure familiale de la jeune femme, dont les parents sont décédés durant son jeune âge. Contradiction. Mendes vient de nous dire qu’on ne trouve pas de plénitude chez les vivants mais seulement sur les lieux de vie des morts. J’ai beaucoup souffert durant le visionnage. J’ai eu la sensation plus que désagréable que le film me disait de ne pas faire de gosses, d’abandonner toute vie de famille, de ne faire confiance ni à ses amis, ni à sa famille. J’ai trouvé le film extrêmement méchant, cynique et vulgaire. Sans compter qu’il est accompagné d’une petite soupe musicale horripilante qui finalement lui sied à merveille.


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silencio


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