Archives pour la catégorie Sam Raimi

Spider-Man 3 – Sam Raimi – 2007

20. Spider-Man 3 - Sam Raimi - 2007En rouge ou noir.

   4.5   On retiendra de cet opus les impressionnants effets spéciaux, notamment durant la séquence dans la ruelle entre Parker & Harry, mais aussi toutes celles qui touchent à l’homme des sables, sa transformation dans le silo et le combat avec Spider-Man. En revanche, niveau scénario, c’est une catastrophe. L’histoire du tueur de son oncle, par exemple, ça tombe comme un cheveu sur la soupe mais surtout ça semble exister uniquement pour faire éclore un méchant qui ne sera pas seulement l’évadé qui veut revoir sa fille ; avant qu’on nous dise finalement qu’en fait non, il a pas fait exprès de le tuer, c’est quand même un peu à cause du blondinet qui prenait la fuite – Rappelle-toi vers le milieu du premier épisode. Tout en faisant pareil avec Spider-Man et Bouffon vert jr, en mode « Finalement j’ai pas vraiment tué ton père » histoire que l’autre vienne le sauver de la mouise en temps voulu. Bref, l’écriture est infâme comme il faut et ça c’est deux trucs parmi d’autres – Je ne parle même pas du journaliste qui marche sur les plates-bandes de Parker et qui deviendra Venom, un Spider-Man en costume noir. Habile. Histoire de faire trois méchants, mais qui soient par entièrement méchants, tu me suis. Et puis c’est tout bête mais dans cet opus, Parker est insupportable de coolitude ridicule, d’égocentrisme et de stupéfaction exagérée avec ses yeux exorbités à la Elijah Wood et ses grimaces à la Mark Hamill. Il m’a trop gonflé à se la péter façon Hayden Christensen qui fait joujou avec le côté obscur. Bon, c’est quand même moins nul que dans mes souvenirs. Le calvaire que ça avait été en salle, ça. Mais depuis j’ai mis de l’eau dans mon vin. Ou j’ai vu bien pire dans le genre (Avengers, Les gardiens de la galaxie, Man of steel, Watchmen, Deadpool…) ce qui est sans doute plus probable.

Spider-Man 2 – Sam Raimi – 2004

12. Spider-Man 2 - Sam Raimi - 2004Toile ou pas toile ?

   6.0   Dans le film de super-héros, de manière générale, qu’y a-t-il de plus beau qu’un personnage se découvrant ses supers pouvoirs ? Peut-être de voir ce même personnage tenter de préserver le secret de ses pouvoirs, donc de sa nouvelle identité, par amour, par humilité, par embarras et/ou pour ne pas tout gâcher. Tout cet épisode investit ce champ à priori éculé de la comédie romantique voire de remariage (Si l’on considère que le baiser inversé du premier volet fait office de mariage) et de l’amour impossible. Si le méchant perd en épaisseur psychologique ce qu’il gagne en monstruosité tentaculaire (le bouffon vert schizo et son costume de power ranger est évincé au profit d’un savant fou habillé d’un exosquelette échappé d’une fusion entre Alien et The thing) c’est bien tout ce qui tourne autour des doutes et hésitations (Suis-je ou non un héros ou un escroc ? Ces pouvoirs sont un don ou un poids ?) de Peter Parker, plus loser que jamais, qui nous intéresse. Qu’il se balance de building en building, qu’il combatte son nouvel ennemi, qu’il se confronte à la cruauté de la vie (Il faut rappeler qu’il a perdu son oncle) ainsi qu’à ses déboires sentimentaux (ça commence à gentiment gonfler Mary Jane, ce comportement) Parker est un personnage passionnant, un héros bien plus ambigu que la moyenne des supers héros. Bon et en terme d’action, de rebondissements, d’effets spéciaux, c’est un opus parfait dans son genre, suffit de voir ou revoir cette belle scène de métro aérien.

Spider-Man – Sam Raimi – 2002

07. Spider-Man - Sam Raimi - 2002The Big Apple’s web.

   5.5   Ce qui m’a frappé en découvrant – En fait je pensais le connaître mais c’est seulement le troisième volet que j’avais vu lors de sa sortie en 2007 – ce premier volet des aventures de Spider-Man par Sam Raimi c’est combien on se rend justement compte de la présence d’un Raimi derrière la caméra. Ce n’est certes pas un cinéaste indispensable mais on sent devant ce film qu’il a fait ses gammes dans le cinéma horrifique – La trilogie Evid dead, évidemment. Toute la dimension schizophrène qui touche à l’évolution du bouffon vert (campé par un Willem Dafoe à qui le rôle convient bien) mise sur des inserts et des visions cauchemardesques, assez flippants pour un enfant, j’entends. Même chose avec la transformation de Parker en araignée grâce à de beaux détails organiques : saillances des muscles, apparitions de griffes denticulées microscopiques sur sa peau, jet de toiles qui ressemblent par ailleurs à des giclées de sperme. En ce sens c’est un beau film sur l’adolescence, la naissance du désir et une belle ode aux losers, bouc-émissaire des caïds de campus, un peu comme Arnie dans Christine – Tous deux sortent de leur statut de loser soit grâce à une voiture maléfique soit grâce à des supers pouvoirs. Mais quand on voit Parker galérer avec ses toiles on pense surtout à Jim, dans American Pie, qui tâche deux fois de suite son pantalon quand la belle Nadia se trouve dans sa chambre – ça va jusqu’à une certaine ressemblance entre Jason Biggs et Tobey Maguire je trouve, enfin ce n’est que mon avis. Toute « appropriation » de l’auteur s’arrête malheureusement là. La plupart du temps, quand bien même le produit est un excellent divertissement, difficile de penser qu’il serait différent avec un autre yes man aux manettes. Mais voilà, les scènes d’affrontements entre Spider-Man et le Bouffon vert sont bien emballées, la scène du baiser est plus réussi que dans n’importe quel autre blockbuster. Et puis il y a Kirsten Dunst.

Mort ou vif (The Quick and the Dead) – Sam Raimi – 1995

584010   5.5   C’est pas terrible, c’est hyper mécanique, on voit tout venir à des kilomètres mais j’ai pris un peu mon pied malgré tout. C’est un chouette divertissement. Et c’est drôle de voir DiCaprio là-dedans (dont c’est une des premières apparitions au cinéma avant ses deux grands rôles dans Roméo & Juliette puis Titanic) juste après Django Unchained… C’est un plaisir très immédiat, le petit spectacle du dimanche soir donc ce n’est à mon sens pas de lui faire offense de l’oublier, c’est un peu fait pour ça.

Jusqu’en enfer (Drag me to hell) – Sam Raimi – 2009

Jusqu'en enfer (Drag me to hell) - Sam Raimi - 2009 dans Sam Raimi 20080717_dragmetohell

     5.5   Retour à son genre de prédilection pour Sam Raimi, auteur de la franchise Evil Dead, et entre-temps des Spiderman. Et à défaut d’innover, le cinéaste propose du gore bien gras, un agencement excellent dans les scènes d’angoisse (j’ai dû facilement sursauter 627 fois !) sans oublier de dénoncer cette société dont les enjeux ne s’appuient désormais que sur la compétition. Passons le début, totalement inutile et raté, bazardé à l’image de synthèse qui bave, la séquence suivante voit cette jeune femme qui travaille dans une société d’assurances. Très introvertie, la place de directrice adjointe ne lui est pour le moment pas promise étant donné l’arrivée d’un petit nouveau, suppôt du boss.

     Un jour, elle prend son courage à deux mains, et cette petite vieille répugnante sans le sou, qui peine à payer ses loyers, va en payer les frais. Cette dernière lui jette un sort maléfique et tout commence alors pour la belle Alison Lohman. La scène qui suit dans le souterrain de l’établissement est dores et déjà culte. Quant aux autres nombreuses scènes bien cracra, on est heureux de voir ça au cinéma, dans une salle ugc (une fois n’est pas coutume) pleine à craquer, où les gens éclatent de rire, poussent des cris, se lèvent, applaudissent pendant la projection… C’est La Récréation ! Il faut donc y aller en attendant rien, en ne cherchant rien, ou juste un pur moment de détente qui fou bien les jetons autant qu’il est hilarant.

 


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