Archives pour la catégorie Scott Derrickson

The black phone – Scott Derrickson – 2022

17. The black phone - Scott Derrickson - 2022Le téléphone guide.

   4.0   Il faut savoir qu’au départ c’est une nouvelle écrite par Joe Hill, le fils de Stephen King. C’est vraiment le fils de son père. Le récit se déroule durant les années 70, dans une petite bourgade du Colorado, traumatisée par de nombreuses disparitions d’enfants.  L’exposition est plutôt réussie, notamment la complicité entre frère et sœur. On y suit le jeune Finney ainsi que sa sœur Gwen, subir les violences à la fois de « leurs camarades » ainsi que de leur père. On comprend rapidement que la fille a des pouvoirs psychiques, elle fait des rêves prémonitoires, comme sa mère, qui serait jadis devenue folle et aurait mis fin à ses jours. Il y a une ambiance très grise, un regard très sombre sur l’Amérique, les adultes (absents ou violents) et la violence faite aux enfants. Puis, comme attendu, c’est au tour du héros d’être kidnappé par le croque-mitaine qu’il séquestre dans un sous-sol insonorisé. Là le film ne surprend plus, exploite les rails du déjà-vu, avec un kidnappeur mi-sadique, mi-schizophrène (Ethan Hawke, souvent masqué, s’en donne à cœur joie) et une histoire de téléphone noir, qui permet au héros de recevoir des appels des anciennes victimes du croque-mitaine, qui lui donnent des conseils pour s’en sortir. Sur le papier, pourquoi pas. Mais l’exécution est à ce point laborieuse qu’elle fait intervenir ces gamins dans la pièce, aux côtés de Finney, sans que lui les voit donc en somme, afin que nous, spectateurs, puissions les voir. Cette partie fantastique ne fonctionne pas du tout et fait tout retomber. Un peu moins nul que plein d’autres Blumhouse, toutefois.

Docteur Strange (Doctor Strange) – Scott Derrickson – 2016

04. Docteur Strange - Doctor Strange - Scott Derrickson - 2016Pas si strange.

   3.5   Où je me rends compte à quel point je suis de plus en plus las de ces trucs. Je m’y ennuie au bout de cinq minutes. Et pourtant, au rayon Marvelleries, Docteur Strange a tout, sur le papier, pour entrer dans le (médiocre) haut du panier, le problème c’est qu’à l’image, dans l’exécution donc, c’est une fois de plus consternant de banalité, avec ses petites blagues bien placées, son casting exubérant mais sans relief, son déroulement sur expliqué afin de ne pas perdre l’ado plus lent que les autres, les jolies grimaces de Cumberbatch post Sherlock, le gimmick de la cape, personnage à part entière. Visuellement c’est pas mal, ceci dit, il y a une identité qu’on ne retrouve pas dans les autres Marvel qui se ressemblent quasi tous, graphiquement. Même si tout le côté distorsion spatiale avec le méchant fasse office d’Inception du pauvre et souvent mal à la tête. Le film n’est pourtant pas enseveli sous des montagnes d’explosions / destructions, comme on en a l’habitude avec le MCU, c’est plutôt agréable. Mais bon, au bout d’un (court) moment, fallait que je fasse autre chose en même temps. La « magie » ne prend jamais de mon côté, c’est probablement que ce n’est pas suffisamment différent du reste de l’univers Marvel, j’imagine.


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silencio


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