Archives pour la catégorie Séries

Le monde de demain – Arte – 2022

14. Le monde de demain - Arte - 2022French hip-hop origins.

   7.0   Sans surprise (car j’en avais globalement entendu que du bien) j’ai beaucoup aimé ces six épisodes, retraçant les prémisses du hip hop en France, centrés évidemment sur la destinée d’NTM, donc la rencontre entre Bruno Lopes (Kool Shen) & Didier Morville (Joey Starr) ainsi que leurs premiers faits d’armes musicaux, mais aussi sur Virginie Sullé (Lady V, Future femme de Kool Shen) et surtout sur Daniel Bigeault aka Dee Nasty (interprété par le magnifique Andranic Manet, déjà magnifique dans Mes provinciales). La réalisation de Katell Quillévéré & Hélier Cisterne est brillante, magnétique, inspirée de bout en bout.

House of the dragon – HBO – Saison 1 – 2022

13. House of the dragon - HBO - Saison 1 - 2022Maison Targaryen.

   7.0   J’étais qu’à moitié tenté donc j’ai mis un peu de temps à la lancer. C’est vrai que j’avais suivi Game of thrones pendant huit ans, parfois même avec passion (saisons 4 & 5) mais la dernière saison était quand même un peu décevante au regard du reste. On s’est tous convaincu que c’était parce que les livres n’étaient pas terminés. Et bien House of the dragon c’est écrit, c’est fini et ça c’est cool. Mais le plus cool, pour moi, c’est la surprise d’avoir adoré cette saison. Enfin pas entièrement, car j’ai suivi la première moitié, aisément mais sans trop y croire. Puis dès le time jump, plaisir total, du niveau de GoT à son meilleur. J’adore déjà chacun de ses personnages, son rythme, son écriture (encore heureux) et sa mise en scène, souvent inspirée, notamment durant les derniers épisodes. Très hâte de voir la saison suivante.

Stranger things – Saison 4 – Netflix – 2022

10. Stranger things - Saison 4 - Netflix - 2022Aux grands maux les grands remèdes.

   5.0   Plutôt agréable à regarder, plaisant, addictif – mais tout est fait pour : le rythme dément, les rebondissements en rafale, le montage énergique. Tout est dans l’efficacité, narrative, sur plusieurs strates : La saison précédente avait déjà préparé ce terrain, les personnages sont séparés en plusieurs groupes, différents lieux. Ajoutons à cela un arc permettant de nous pencher sur le passé d’Eleven. Et paradoxalement, la série prend le risque de la durée, de s’éterniser : Il n’y a plus de limites : Chaque épisode a une durée de long métrage. Le tout dernier s’étire même sur 2h19.

     Mais cette saison manque d’une réelle nouveauté. Le centre commercial et l’arrivée de Robin constituaient l’attrait majeur de l’opus précédent. Le fait que le noyau ait encore grandi accentue notre éloignement. Ça manque de petits pour convier les grands, cette fois, si j’ose dire. Là, reste l’idée de les séparer qui crée un nouvel enjeu mais le montage est trop bourrin et systématique. Bon, je ne boude pas mon plaisir non plus j’avoue mais je n’ai jamais autant oublié instantanément ce que je vois que devant cette saison (sinon devant cette série). Bref, tenter d’en parler six mois plus tard c’est à peu de chose près mission impossible. Mais je regarderai la suivante, bien entendu.

Le flambeau – Canal+ – 2022

09. Le flambeau - Canal+ - 2022Nullos vs Mojitos.

   5.5   Sur le moment j’ai quand même trouvé ça nettement moins bien que La Flamme. Globalement, disons. Comme si les gags étaient les mêmes, réchauffés, déplacés d’une satire à une autre. Mais peut-être est-ce mon amour pour Koh-Lanta qui a joué ? J’attendais un peu plus de folie, de méchanceté. Peut-être quelques clins d’œil directs : Une caricature n’est jamais aussi réussie que lorsqu’elle maitrise et détourne allégrement le matériau de base. Là il me semble qu’on en fait le strict minimum. Quelques bonnes idées surnagent bien entendu, dans le casting avec en priorité Thomas Scimeca en Yvan « Comme par hasard » le complotiste, Annick qui chlingue ou l’ajout de Jérôme Commandeur (qui remplace Dedienne) en Denis Brognart. Si l’ensemble s’avère surtout très inégal, Le flambeau est parsemé de jolies trouvailles comiques. Preuve en est qu’il m’arrive, parfois (vu la série l’été dernier) de revoir quelques passages ci et là pour me marrer. Essentiellement ceux avec Commandeur, d’ailleurs, comme je le faisais pour La flamme avec le Dr Juiphe. A part ça, l’arrivée de Jean-Guy restera comme La très grande idée de la saison. Avec la post-synchro sur le départ truqué d’Yvan. Bref, vivement le troisième volet.

Les combattantes – TF1 – 2022

12. Les combattantes - TF1 - 2022Quatre femmes.

   4.0   On retrouve l’esprit, l’envergure, l’écriture et même une part du casting du Bazar de la charité, autre série estampillée TF1, mais ça fonctionne nettement moins bien à mon goût ici, sans doute car je vois trop de ressemblances avec Un village français, ressemblances qui ne sont pas à mettre au crédit des Combattantes, loin s’en faut.

Atlanta – Saison 3 – FX – 2022

11. Atlanta - Saison 3 - FX - 2022Incroyable mais vrai.

   4.0   J’ai vu tellement peu de séries cette année que je me retrouve à parler d’une saison regardée y a trois mois… Bon je ne vais pas m’attarder de toute façon, ce serait dommage, car autant j’avais adoré les deux premières saisons autant là je suis passé à côté. Je ne l’explique pas, je ne suis jamais rentré dedans, j’avais l’impression de mater un truc sans queue ni tête autosatisfait de sa petite virtuosité conceptuelle, moitié ultra absurde moitié ultra pertinent (mais chiant), en circuit fermé.  C’est sans doute vertigineux pour beaucoup, me concernant c’est la douche froide de l’année. Et pourtant je la regardais en étant conquis avant l’heure. Bref tant pis pour moi. J’avais prévu d’enchaîner avec la suivante, mais ça m’a complètement refroidi.

Les sept vies de Léa – Netflix – 2022

06. Les sept vies de Léa - Netflix - 2022Eté 91.

   7.0   Où l’improbable croisement entre Code quantum & Simon Werner a disparu.

    Avant d’être un récit de voyage dans le temps mâtiné de cold case, Les sept vies de Léa c’est un lieu, Les gorges du Verdon, et ça fait un bien fou.

     Léa tombe sur des ossements humains dans une rivière et apprendra vite qu’il s’agit du corps d’Ismaël, un garçon disparu depuis trente ans. Le lendemain de cette découverte, Léa se réveille en juin 1991, dans le corps de ce même Ismaël et vraisemblablement une semaine avant sa disparition.

     La grande idée à mes yeux c’est d’avoir adapté le roman dans une version féminine sans qu’on agite les gros marqueurs dans l’ère du temps. Au contraire c’est davantage un drame familial doublé d’un lourd secret de bande, bref quelque chose qui respire une autre époque, un autre type de jeu. Et c’est précisément cette idée que la série va travailler : le voyage entre les époques, entre les corps.

     Il faut reconnaître que l’interprétation est excellente, d’autant qu’ils sont quelques-uns à jouer un double rôle : le leur puis celui qu’ils incarnent en étant Léa. Car c’est toute l’originalité, à la fois ludique et en mouvement permanent : Léa se réveille chaque fois en juin 1991, le jour suivant – se rapprochant du jour redouté – dans le corps d’un autre. Ismaël étant jadis ami avec les futurs parents de Léa, cela occasionne des instants assez chouettes.  

     Bref, c’est assez réjouissant, pas toujours très subtil (trop de voix off illustrative, notamment) mais sans cesse rehaussé par un objectif romantique mais absurde puisque paradoxale : Léa est tombée amoureuse d’Ismaël et va donc tout faire pour l’empêcher de mourir. Mais elle découvre vite qu’en changeant des petites choses, il y a des impacts dans son propre présent.

     J’essaie de pas trop en dire, mais c’est vraiment super. Et notamment la gestion entre les époques : Les allers et retours sont par ailleurs judicieusement dosés. Et on retrouve fort bien l’esprit des années 90.

Drôle – Netflix – 2022

03. Drôle - Netflix - 2022Breaking fun.

   7.0   La série ayant été annulée brutalement par Netflix il y a peu, on s’en tiendra à cette unique saison, de six épisodes. Et c’est bien dommage. J’ai trouvé ça absolument réjouissant, peut-être même davantage que Dix pour cent, l’autre série créée par Fanny Herrero. C’est une simple chronique, suivant quatre jeunes aspirants comiques tentant de se faire une place dans le milieu du stand-up. L’idée est de respecter la tradition chorale, en captant le quotidien de ces quatre personnages, chacun à des moments très différents de leur « vie d’humoriste » et de les voir se battre avec leurs propres problèmes. On passe ainsi de la comédie romantique au récit d’émancipation. Mais c’est aussi une formidable balade parisienne. Le jour, la nuit. On se déplace beaucoup dans Drôle mais tout converge souvent vers ce bar qui porte le nom de la série. Il faut probablement passer le premier épisode, un peu faiblard ou trop dans l’ère du temps, je ne sais plus très bien, mais ensuite c’est génial jusqu’au bout. En grande partie pour Elsa Guedj, qui incarne Apolline : Elle est extraordinaire. Sans surprise, c’est drôle, mais aussi souvent très émouvant. J’ai adoré.

En thérapie – Saison 2 – Arte – 2022

05. En thérapie - Saison 2 - Arte - 2022Silence, on parle.

   5.5   Rien de plus à ajouter à ce que je pensais de la première saison tant cette seconde salve souffre globalement des mêmes défauts et déploie de semblables qualités. Je continue d’être gêné par son dispositif, cette sensation que la série se revendique réaliste ou emblématique de l’univers thérapeutique, alors que tout y sonne série télé, que tout va beaucoup trop vite, que le silence n’y a jamais sa place, que tout est ultra balisé et scénarisé, qu’il faut boucler des arcs courts, ce qui au regard des tares et traumas dont souffre chacun des personnages, est clairement impossible.

     Néanmoins elle m’a semblé plus homogène et radicale dans son dispositif. Cette fois aucun patient ne se croise, par exemple. Cette fois, quasi rien n’aura lieu en dehors de la thérapie : on reste donc dans ce cabinet – déménagé en banlieue – en permanence à l’exception de la propre thérapie du Docteur Dayan et de quelques séquences de tribunal puisqu’il est encore aux prises avec l’affaire Adel Shiran. Et paradoxalement, à ne plus trop se disperser, la série est plus froide, moins émouvante. Les meilleurs moments sont peut-être ceux que j’attendais le moins, à savoir les entrevues avec Charlotte Gainsbourg. Et bien entendu tout ce qui touche à Robin et ses parents, en tant que superbe contre-champ de ce qui les animait en première saison.

Je te promets – Saisons 1&2 – TF1 – 2020/2021

04. Je te promets - Saison 1 - TF1 - 2021Les mousquetaires du décalque.

   4.0   S1.

     La curiosité parfois… On m’avait pourtant prévenu que Je te promets était un remake archi fidèle mais francisé de This is us. C’est peut-être bien ce qui me rendait le plus curieux in fine. En effet c’est carrément flippant. Y a parfois exactement les mêmes scènes, les mêmes dialogues, les mêmes couleurs de vêtements. Ce n’est évidemment pas hyper intéressant du point de vue du récit car tout est pareil à quelques détails près. Ici la série choisit des dates clés, de façon à contextualiser lourdement son récit : l’élection de Mitterrand ou la finale de 98, par exemple. Il y a vraiment un truc populiste, didactique, très TF1 en somme, qui n’avait pas sa place dans This is us. Même chose pour l’utilisation musicale, qui emprunte tout un pan de la variété française. Et pourtant, ça fonctionne globalement. Le casting est super, notamment. C’est du bon copiage, disons. Ce n’est pas mauvais mais ça pose tout de même une question essentielle : Quel est l’intérêt, autre que le fric, l’audience, de produire la même série qu’outre atlantique, plutôt que, je ne sais pas, diffuser la série originelle ? Aucun je crois. D’ailleurs TF1 a cartonné avec Je te promets, M6 s’est planté en diffusant This is us. Cqfd, même si c’est aussi beaucoup une affaire de marketing…

S2.

     En tant que pur remake de This is us, Je te promets a le bon goût de lui être fidèle jusqu’au bout, reproduisant aussi ses défauts. Ainsi, cette deuxième saison, au même titre que son illustre modèle, est moins réussie, moins équilibrée, plus foutraque, tout en étant la suite directe, logique de la première saison, capitalisant essentiellement sur notre attachement à chacun de ses personnages et à ce deuil impossible à faire. Vu sans déplaisir, là aussi, mais bien entendu ça me donne surtout envie de replonger dans This is us : Je dois me lancer la troisième saison. J’ai d’ailleurs revu le pilot de This is us, juste après avoir terminé Je te promets. Ça m’a une fois de plus mis sur le carreau. Tout y est un peu miraculeux, fragile, puissant. Et puis ça s’ouvre sur Death with dignity, de Sufjan Stevens puis se ferme sur Watch me, de Labbi Siffre. Et c’est régulièrement toujours de cet acabit. Je n’ai rien contre Johnny, mais son « Je te promets » qui revient en début et en fin d’épisode soit deux fois douze fois deux fois si on compte les deux saisons, c’est BEAUCOUP TROP pour moi.

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silencio


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