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How I met your mother – Saison 9 – CBS – 2014

1798724_10152671629162106_1159664638921316770_nChallenge accepted !

   6.5   Kids… Damn, it’s over ! Après dix ans de bons et loyaux services. Dix ans, bordel. A l’époque je savais à peine ce qu’était une série. En guise de dépucelage, je découvrais Lost, Desperate Housewives et How I met your mother. Point barre. Depuis, on peut dire que j’ai fait de grandes et belles rencontres, reléguant le plaisir annuel d’un HIMYM au rang de sympathique récréation, défouloir post journée de merde, d’autant plus anodine qu’elle s’est, il faut bien le reconnaître de plus en plus empantouflardée. Mais ne boudons pas entièrement non plus, j’ai toujours pris un grand plaisir à retrouver ma bande de potes délurés – Remarque qui doit valoir aussi pour son ancêtre Friends, mais je n’ai jamais suivi assidument, mea culpa, encore un truc à rattraper, vaste programme – même s’ils vieillissaient souvent aussi mal que leurs gags. Jusqu’à cette ultime saison. Qui plus est avec cette ultime saison, qui sonne comme un adieu définitif, à une série que j’ai suivi, à une partie de mes 20 ans, en somme. HIMYM m’aura bien fait marrer, ennuyé aussi, parfois, déçu, beaucoup, mais j’ai l’impression qu’elle pouvait me faire avaler toutes ses immenses faiblesses, que je la suivrais jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. C’était ma récré à moi.

     Une saison 9 qui n’échappe pas à la règle. Aussi lourde que jubilatoire. Flemmarde qu’astucieuse. Un premier tiers de saison volontiers excentrique et exécrable gommé d’un trait par un épisode 9, Platonish, absolument remarquable. Aussitôt suivi d’une accalmie coutumière (d’où l’on extirpera un ingénieux épisode tout en rimes) soulevée par le dynamisme et la drôlerie de deux épisodes punchy, que sont Bass Player Wanted et Slapsgiving 3: Slappointment in Slapmarra (Le second relançant l’attendue et désormais fameuse baffe qui fait office de fil rouge particulièrement délicieux, durant plusieurs saisons). Ensuite on pourrait évoquer un très bel épisode 16 qui permet de saisir comment La mère a finalement rencontré Ted, en suivant tout de son point de vue sous la forme d’un spin off, en gros, via de nombreuses références et croisements hilarants avec des épisodes précédents, toutes saisons confondues. On est vraiment entré dans une autre dimension, posée, intime, mélancolique. On prépare nous aussi nos adieux. Passons sur l’épisode Vesuvius, une vraie purge ou l’épisode Gary Blauman, lourdingue. J’aime en revanche l’épisode Daisy qui bien que prévisible prépare lui aussi assez bien le terrain des adieux et une infinie tristesse relayé par l’attendu épisode du mariage, touchant point d’orgue, tout en inquiétudes (Ted est sur le point de s’envoler pour Chicago) et en doutes (Robin repense encore au médaillon et au cor bleu) avant le double épisode final qui je dois bien l’avouer, m’a complètement retourné. Larmichettes inside.

     Je ne pensais pas que la série se fermerait sur une note aussi sombre et c’est pourtant avec le recul, entièrement ce qu’elle escomptait depuis son lancement et ce pourquoi la relation entre Robin et Ted a toujours pris plus de place et d’importance que celle entre Ted et Tracy que l’on ne verra jamais. Quelques épisodes avant la fin je me disais justement que j’allais regretter que la série n’ait pas développé davantage le personnage de Tracy tout en admettant que c’était une autre histoire. Pourtant, cet ultime épisode ne se contente pas d’évoquer sa disparition, il ferme le livre selon des événements beaucoup plus proche du réel : Un mariage qui se brise (tandis que toute la saison s’y concentrait), un groupe qui se casse inéluctablement, Barney qui se découvre une passion de père, la mort de l’une, les solitudes des autres. Et puis l’effet miroir en guise de fin, qui est aussi le début, d’une histoire, de la série. Je suis fébrile quand tout se déferle de cette façon-là. Avec une telle lucidité. Un vertige temporel (quinze ans racontés en 20 minutes) terrassant. Forcément donc, cette conclusion m’a achevé. Il va de soi que je trouve la fin alternative complètement à chier.

     Bref, je me répète mais c’est fini. 208 épisodes à suivre les histoires de Lily, Robin, Barney, Marshall et Ted. Neuf saisons, ce n’est pas rien. Neuf saisons à s’intéresser de loin à comment Ted a rencontré la mère de ses enfants, mais de près à ses relations avec ses amis et toutes les petites choses aussi anodines soient-elles qui l’ont peuplés, qui l’ont conduit jusqu’à cet événement et notamment à cet amour impossible, pleine de rendez-vous manqués, avec Robin. L’amour de sa vie. L’autre amour de sa vie, qu’il devait attendre d’avoir de grands enfants et des cheveux grisonnants pour enfin accomplir.

Un village français – Saison 5 – France3 – 2013

01.-un-village-francais-saison-5-1024x681Villeneuve leur appartient.

   7.5   Après une saison 4 scindée en deux parties, celle-ci invente encore et prend le parti de plus ou moins tout concentrer autour d’une date, celle du 11 novembre 1943. Les 25 ans de l’armistice de la grande guerre de leurs ainés appréhendés différemment suivant les uns et les autres, en s’inspirant librement du fameux défilé à Oyonnax. Inévitablement, le récit s’articule majoritairement autour de la résistance, mise en marche et construction de ses réseaux, des plus secrets indics aux collabos politiques, qui en profitent pour se racheter un avenir en vue d’une éventuelle défaite allemande, mais aussi les résistants purs et les jeunes maquisards. C’est donc à la fois la suite de la fin de saison précédente et son pendant élargit. Ce cinquième opus prend le temps de se mettre en place, trop, probablement. Les personnages charismatiques habituels sont résolument statiques ou retranchés hors  du récit, exception faite de certaines entités – Les frères Larché, Raymond Schwartz, Marie Germain – qui outre leur infime présence, prennent une importance secondaire inattendue.

     C’est la résistance qui importe ici, dans ses gestes, ses déplacements, son quotidien, son attente – Déjà la saison précédente m’avait quelque peu rappelé Lucie Aubrac de Berri mais ici c’est flagrant – et sur ce point c’est assez formidable tant d’une part il faut oser prendre un tel virage (axer le récit sur trois personnages centraux que l’on ne connaissait pas ou presque : Antoine et Claude, deux jeunes maquisards aux méthodes opposées et Philippe Chassagne, le nouveau maire, ordure en chef) mais aussi d’un point de vue purement théorique, sur la représentation du corps, l’image de soi à travers la guerre, autour d’une pièce créée par l’un d’entre eux (la faisant passer pour un chef d’œuvre maudit) leur permettant de combler cette lourde attente. Pièce répétée quasi chaque jour pendant une longue période, apparaissant à de nombreuses reprises durant six épisodes, minimum. C’est sans doute trop, puisque on s’intéresse forcément moins aux autres entités. Mais ça devient presque du Rivette dans ce que ça projette de jeu avec le réel, de personnages interchangeables, de métaphore de la résistance, tout en ouvrant le récit sur quelque chose de plus intime, l’obsession d’un garçon pour la direction de groupe et l’autre pour la direction d’acteur, qui se rapprochent inéluctablement laissant un semblant d’attirance/admiration troublantes en suspens. Le déchirement final ne convoite pas autre chose – larmes d’un côté, cri de l’autre, séparés par une paroi rocheuse.

     Une autre relation éclot aussi en parallèle dans une école. Pas super bien écrite, elle finit par se révéler plutôt touchante. Relation destructrice (Rappeler combien Lucienne peut être empoté pour tout) qui se nourrit de la peur et de l’inconnu quand celle du maquis naît de l’attente et de l’ennui. Je trouve que c’est une saison qui a des couilles que l’on aime ou non ses partis pris. Une saison construite pour cet épisode crucial du 11 novembre. Episode 10 extraordinaire, probablement ce que la série a offert de plus intense, exaltant et sidérant depuis son lancement (défilé, sabotage radio, l’image de Muller incognito au milieu d’une foule chantante, un maire infect roué de coups, Marcel au trou dialoguant avec un cafard, bref une journée aux allures de libération qui aura rapidement son revers de médaille). La saison met du temps à y arriver et aurait pu ne pas s’en relever (lors de ses deux derniers épisodes) pourtant elle ouvre et ferme brièvement quelques brèches fortes. A l’image de cette séquence à la fois comique et déchirante qui voit ces deux hommes clés du récit que tout oppose, subir la même exécution après avoir fumé ensemble une dernière cigarette turque et rit à gorge déployée sur l’inutilité de la présence d’un prêtre. La série a toujours travaillé son ironie et ses nuances mais rarement jusqu’à ce point de rupture. Encore une très belle saison, d’autant plus forte qu’elle respire une fois de plus différemment de la précédente, sur un faux rythme, un peu anodin, un peu répétitif, tout en continuant à travailler, c’est son point fort, et dessiner avec intelligence et malice ses trois plus grandes pourritures que sont et resteront le préfet, Chassagne et Heinrich Müller, évidemment.

The Knick – Saison 1 – Cinemax – 2014

10406579_10152584741477106_6676059177149786949_nAnatomie de l’enfer.

   8.0   The Knick, la nouvelle série médicale 2014, prend acte sur la chaîne Cinemax, petite soeur de Hbo, offrant dix épisodes, tous réalisés par Steven Soderbergh, suivant majoritairement John Thackery chirurgien en chef en charge du Knickerbocker.

     C’est une franche réussite, qui s’est imposée à moi progressivement. Une réussite dont on pourrait aisément s’en tenir qu’à cette première saison qu’elle serait déjà d’une grande richesse, une reconstitution méticuleuse, une narration d’une limpidité exemplaire, une élégance de mise en scène, brassant de multiples vieilles thématiques qui se croisent brillamment : Problèmes socio-économiques, racisme, savoir-faire médical archaïque, addiction à la drogue, amour impossible, filiation spirituelle.

     Tout se déroule au début du siècle dernier, dans un hôpital new-yorkais tandis que les soins sont encore au stade relativement primitif – Médecine pré antibiotiques, hygiène douteuse, zéro transfusion, absence de groupe sanguin, une époque où la cocaïne est un anesthésiant vendu librement en pharmacie – et la recherche en plein boom, alors encore sans aucun souci d’éventuelles conséquences désastreuses – Les rayons X. C’est une fresque somptueuse. Sorte de Deadwood hospitalier. Un document sans concession. Méningite d’une enfant, avortement clandestin, césariennes foirées, la série ne nous épargne rien. L’ambiance est très sombre, que l’on soit dans les rues new-yorkaises, les appartements de chacun, les couloirs de l’hôpital. Seule une pièce, plus lumineuse, mais forcément plus terrifiante sort de ce cadre c’est évidemment cette immense salle de chirurgie.

     La série multiplie les personnages en leur offrant à chacun une épaisseur, une dimension tragique. Et plus particulièrement trois médecins. Le Dr John Thackery, médecin virtuose nommé chef du service de chirurgie, qui brille sous l’emprise de cocaïne. Il y a le Dr Everett Gallinger qui le supplante en bras droit suranné, sans affect. Ils sont bientôt rejoints par le Dr Algernon Edwards, arrivé d’Europe, médecin noir et nouveau génie que l’on ne veut pas reconnaître, combattant les préjugés raciaux imposés par la profession en générale et une population locale majoritairement blanche et raciste.

     The Knick démarre dans une froideur clinique telle qu’elle déroute presque jusqu’à l’antipathie, multipliant les opérations chirurgicales – le premier épisode est vraiment trash – devant une estrade de chercheurs et appuyant chaque séquence permettant de saisir les inégalités sociales de l’époque. Là-dessus rien n’est fait pour séduire, c’est un New York débarrassé de ses attraits romanesques. Il faut bien quatre épisodes pour que ça se décante ouvertement et sorte de sa torpeur néanmoins magnifique – Deadwood m’avait cueilli de manière similaire, je me souviens. Tout s’illumine alors au détour d’une fin d’épisode 5 détachée (le vélo) et d’un épisode 7 hallucinant. Là on se dit Whaou. Thackery, autant que la série, devient peu à peu attachant et bouleversant. Clive Owen est immense, à ce titre.

     C’est alors que ça se resserre imperceptiblement, tout est plus intime, tout en continuant d’être un beau document sur l’Amérique de l’immigration noire et des inventions les plus folles. On y croise brièvement Thomas Edison présentant son phonographe. On y voit aussi l’apparition des premières radiographies. Ainsi qu’une première opération réussie de l’appendice par ablation. L’éclosion des greffes – de nez en l’occurrence – pour ainsi dire calamiteuses. C’est très beau car tous ces marqueurs d’époque se fondent dans un ensemble, et ne sont jamais clinquants ou poseurs.

     L’ultime épisode est un chef d’oeuvre à lui seul. Bouclant d’une part brillamment les storylines en cours et en centrant son écriture sur le sang, dénominateur commun de la série, inéluctablement, trouvant ici l’apothéose thématique et ironique aussi bien dans les avancées sur les groupes sanguins, le marché sanguinaire avec Wu (Personnage clairement échappé de Deadwood, jusqu’à son nom) ainsi que la dépendance maladive de Thackery qui ira jusqu’à tuer une petite fille en croyant la sauver d’une anémie, au moyen d’une transfusion ratée. Dans les dernières séquences, l’hôpital semble être sur le point de fermer ses portes. Et Thackery est pris en cure de désintoxication, où sa dépendance à la cocaïne est prise en charge par un nouveau traitement à base d’Héroïne. Putain de dernier plan. Et vivement la suite.

Tell me you love me – Saison 1 – HBO – 2007

35.15Pillow talk.

   9.0   Qui depuis Bergman avait su capter avec autant d’acuité, de nuances, de tendresse et de justesse les contrariétés quotidiennes d’un couple à l’écran ? Je conçois que la comparaison puisse faire frémir ou rendre perplexe, pourtant, au bout de ces huit heures de fiction, découpées en dix épisodes, c’est le premier constat qu’on en fait : C’est une autopsie sans précédent.

     Tell me you love me dissèque trois couples d’une petite ville américaine. Ils ne se connaissent pas mais sont suivis par le même thérapeute. Le registre choral s’arrête là ou presque – certains se croiseront ailleurs brièvement sans que cela n’influe réellement sur le récit. Trois couples, donc. Jamie et Hugo, non loin de la trentaine, en passe de se marier. Carolyn et Palek, la trentaine tassée, essayant de faire un bébé. Katie et David, la quarantaine, deux enfants. Les premiers dont la liberté post adolescente n’est pas si lointaine, doutent de leur attachement réel l’un envers l’autre, de leur fidélité, tant c’est une passion entièrement consommée autour du sexe. Les deuxièmes sont dans une crise sans précédent puisqu’ils ne parviennent pas à concevoir cet enfant tant espéré, tandis qu’autour d’eux tous les sujets semblent converger vers les naissances. Les derniers sont des parents comblés mais leur apparent bonheur conjugal est obscurci par une sexualité au point mort.

     Raconté ainsi, Tell me you love me fait craindre le catalogue de névroses conjugales élémentaires bien ordonnancées. Mais c’est en enrichissant les rapports, les dialogues, les silences gênants entre chacun que la série devient de plus en plus fascinante et émouvante. Il faut cette durée. Il faut que ça s’étire. En déployant des détresses enfouies, des interrogations en perpétuelle évolution et surtout en filmant la sexualité ainsi, de la manière la plus crue et frontale possible, tout en l’accueillant avec une pudeur naturelle. C’est une sexualité maladroite, pulsionnelle, que l’on baise à la va-vite ou selon tout un cérémonial, que l’on se masturbe en solo ou que l’on s’excite par téléphone, le sexe est filmé pleinement, sans filtre. Parties intimes ouvertement visibles, paroles crues, le quotidien conjugal est pris dans toute sa trivialité. On aura rarement vu au travers d’une fiction (non pornographique) si peu de vêtement et de drap durant des ébats.

     La polémique autour des séquences de sexe qui voulait qu’elles ne soient pas simulées n’a pas lieu d’être pour la simple et bonne raison que le travail de mise en scène ici, au détour de ces explicites scènes, ne cherche aucunement à embellir, exciter ou provoquer. La représentation du sexe se fait suivant l’approche que Guiraudie en faisait l’an passé dans L’inconnu du lac. Quelque chose d’instinctif, emprunté, cru autant que pudique. Il ne s’agit pas de faire de gros plans mais de coller au plus près d’une certaine authenticité. Ce qui rejoint la thématique centrale d’une sexualité mise à nu, autant dans les rapports que dans le dialogue qu’elle suscite.

     Il y a au moins deux personnages qui me touchent au plus haut point. Je pense que l’interprétation y joue, bien entendu, mais je les trouve d’une richesse inouïe, à la fois proches de moi et complètement opaques, hermétiques. Il s’agit de Katie et Palek. Palek est à mon avis celui qui me tend un miroir. Amoureux égoïste et dévoué qui se laisse porter, sa personnalité se décuple dans la seconde partie de la saison. Capable à la fois de se sentir oppressé et éloigné chez son meilleur ami en observant ses gosses calmes devant lui, il peut en revanche partager une bulle puérile avec un enfant dans un château gonflable – Scène magnifique. Il transporte l’indécision en permanence. On ne sait d’ailleurs pas si le rejet de son père qu’il évoque lui échoit vraiment ou s’il est continuellement dans le refus d’abandonner sa liberté adolescente. Il aime tellement Carolyn qu’il a fini par se persuader qu’il désirait avoir un enfant autant qu’elle le désirait. La série creuse ainsi les tempéraments de chacun allant le plus en profondeur possible. Le terme autopsie me semble pour le coup tout à fait adapté, utilisant ou non tout ce qui est à sa disposition ne se privant pas par exemple de convoquer amis et famille.

     Et puis il y a Katie. Si Palek semble être le personnage le plus énigmatique, celui que l’on ne serait pas surpris de voir tout quitter du jour au lendemain, sans que pourtant il n’en fasse jamais rien, Katie est le personnage le plus insondable. C’est une mère de famille amoureuse de ses enfants, évidemment, mais aussi amoureuse de son mari, à tel point qu’elle ne semble jamais avoir pensé à un éventuel schéma alternatif. Son monde tourne pour eux. Mais son identité sexuelle lui joue des tours. Sa libido est à la fois effacée et sur le bord de la l’implosion, éteinte par la force des habitudes – elle n’a pas fait l’amour avec son mari depuis un an, elle sait que ça fait un an puisque c’était pour fêter leur énième anniversaire de mariage – et pourtant c’est cette même envie qui la travaille durablement, renforcée par cette découverte surprise d’un mari s’astiquant dans son coin.

     La série va donc continuer de surprendre. Rien n’est figé. Elle offre par exemple à suivre un quatrième couple, en l’esquissant plus qu’en ne le triturant. Celui de la thérapeute. Qui bien qu’appréhendant le sexe et la vie avec nettement plus de recul et de sagesse, ne sont néanmoins pas délesté de douleurs, regrets, passé épique. La série alterne donc ces séances de thérapie et le quotidien de chacun des couples, n’hésitant pas à creuser et c’est là où elle est excelle, la durée des malaises ambiants, afin de détecter ce qui les mets en marche. Comment ne pas s’identifier ne serait-ce qu’un peu à ces séquences qui agissent comme des miroirs de nos vies personnelles ? Un malaise durable s’installe alors entre l’écran et le spectateur, parce que ces interrogations, intimement semblables ou seulement esquissées, sont le lot de notre quotidien, forcément, un jour ou l’autre.

     Tout est question de compromis et d’ajustements. Le cœur du problème c’est la communication. Le manque de communication. C’est la constante. Aussi bien sexuellement que pour les plus invisibles instants quotidiens mutuels. Un moment donné, May, la thérapeute, pour répondre aux craintes de David, lui dit quelque chose du genre « Si vous acceptez de venir, tout va changer ». Ce n’est qu’une question d’ouverture d’esprit, d’ouverture à la parole. C’est aussi la beauté de son couple à elle, qui ne vit pas non plus dans une bulle parfaite. C’est un couple dont on sent qu’il a dû franchir les obstacles les plus variés et accepter de composer avec les obsessions de l’autre, pour en arriver là. Et la sienne d’obsession, c’est un homme, un vieil amour de jeunesse. De l’avoir insérer dans le récit aussi délicatement est une belle preuve de pudeur et de finesse illustrant à merveille ce que n’aura cessé d’être la série d’un bout à l’autre de ces dix épisodes.

     La série joue admirablement sur les silences et moments suspendus, de ceux qui génèrent la gêne, le malaise, aussi bien dans les scènes quotidiennes que durant les thérapies. C’est d’ailleurs souvent lors d’entrevues solitaires que les personnages peuvent approfondir leur douleur en acceptant de compromettre les secrets de leur couple sans avoir la menace d’un regard à leurs côtés. Le plus bel exemple concerne David, qui rejette d’abord ces séances parce qu’il craint de les voir sonner le glas de son couple, avant d’en devenir finalement plus accroc que sa Katie. Constamment, par petites touches comme celle-ci, la série surprend, tout en restant sur un terrain domestique. Il suffit d’évoquer la place inattendue de Hugo, remplacé assez rapidement par un autre. Tout peut exploser à tout instant. C’est un peu ce que nous offre ce dernier épisode, qui malgré sa fin lumineuse en trois temps, n’aura jamais fait entrer autant d’inquiétude, de fébrilité au sein de ces couples fragiles, qui s’ils s’aiment immensément, ressentent et acceptent qu’ils ont perdu cette osmose qu’ils croyaient avoir construit et pérenniser par le passé. La dernière scène entre Katie et David est l’un des trucs les plus déchirants vu dans une série. Dans une fiction tout court.

     La seule lecture que l’on pourrait considérer figée concerne l’attrait particulier pour les personnages féminins – Encore que ce ne soit pas si évident que cela. Que la créatrice de la série soit une femme la rapproche forcément de ses créations féminines. Non pas qu’elles soient valorisées par rapport aux hommes, mais peut-être plus au centre qu’eux, plus disséquées, ce qui souvent les amènent à d’ailleurs être plus agaçantes. On est donc tenté de penser et ce que Tell me you love me fait de Jamie le confirme, qu’avec ou sans les maris, la série continuerait quoiqu’il arrive de rester aux crochets de ces personnages féminins, de leurs névroses, de leur perdition.

     Il n’y aura pas eu de saison 2. Ce n’est pas un problème d’audience ou de production, simplement, Cynthia Mort, sa créatrice, juge avoir été au fond de ce qu’elle avait voulu creuser, qu’une suite aurait soit tapé dans la redite soit dans un décentrage qui ne lui aurait pas fait de bien. Et je la rejoins. Ces dix épisodes se suffisent à eux-mêmes. Réalistes. Minimalistes. Aucun générique. Et aucune bande son sinon celle qui clôt systématiquement chaque fin d’épisode, se déclenchant souvent dans une douce séquence de couple pour nous emmener délicatement vers ce fond noir, sur lequel s’inscrit le titre du show en lettres bleues. Que dire d’autre sinon que tout ça m’a follement secoué.

Deadwood – Saisons 1 à 3 – HBO – 2004/2006

10447874_10152230309752106_6194238273331697982_nBlack Hills.

   7.5   Pas facile de finir en beauté quand on sait que c’est une série qui restera à jamais inachevée, pour des problèmes de production, enfin d’argent – trop de personnages. Une fin qui n’en est pas une c’est toujours un peu frustrant. Et dans le même temps, Deadwood n’a pas tant de besoin de fin. C’est une parcelle d’histoire, entre deux zones hors champ, c’est ce qui me séduit et fait sa force. Des personnages historiques apparaissent, puis disparaissent. D’autres sont purement fictionnels. Des inventions, des textes de lois, des moeurs entrent en vigueur pour achever de faire entrer la série dans une réalité. Pas de grands bouleversements, au sens sensationnels du terme et plus encore dans la troisième saison, qui n’est pas la plus stimulantes des trois, mais qui correspond assez bien au choix central de faire une sorte de document alambiqué sur l’Histoire de l’Amérique du XIXe par le prisme d’une petite ville en pleine transformation. La série effectue un beau développement de personnages, d’interactions fictionnelles, sans aucun souci de ressembler à quelque chose de déjà vu, sans grosse poussée d’adrénaline, excepté le climax de fin de l’épisode 4 de la Saison 1. C’est d’une grande richesse. Hyper bien dialogué, parfois très âpre, violent, parfois très décalé et drôle et le nombre de personnages centraux est ahurissant. Je suis ravi de m’être laissé tenter.

Under the dome – Saisons 1&2 – CBS – 2013/2014

1453536_10151820982807106_1892705177_nDans l’eau… qui fait des bulles.

   1.5   Saison 1.

     Avec beaucoup d’indulgence il m’est parfois arrivé de trouver cela divertissant. Pas trop ennuyant, surtout lors du pilot et de quelques épisodes au centre. Mais dans l’ensemble c’est quand même absolument consternant. Les trois derniers épisodes par exemple c’est de la merde en barres. Il n’y a pas un seul personnage que je n’ai pas eu envie de baffer. Mention spéciale à Junior et la fliquette. Je me demande comment Stephen King peut cautionner une adaptation aussi tiède. King assure d’ailleurs qu’il aime beaucoup la série, ce qui prouve qu’il n’a pas mis des billes à l’aveugle. Il n’est, on le savait, pas irréprochable puisqu’il a toujours un peu craché sur le Shining de Kubrick.

Saison 2.

     C’est affreux. Plus encore que la première saison qui avait pourtant mis la barre haute, mais qui avait pour elle forcément la mise en place de ce petit nouveau monde sous cette ville bulle. On n’y croyait pas mais le pitch continuait de faire quelque peu rêver mais très vite ça s’éparpillait déjà sans avancer. Là ils vont dans tous les sens, sortent du dome, y reviennent, affrontent une vague de froid, des revenants, découvrent des grottes mystérieuses sous la ville, font face à une grippe porcine. Et tout est stupéfiant de médiocrité, traité par-dessus la jambe. Le début de saison était pourtant presque prometteur avec ces deux personnages récurrents qui crevaient sèchement. Deux acteurs mauvais et personnages exécrables qui plus est donc giga bonne idée d’entrée. Mais ça ne débouche sur rien, tout tombe à l’eau, rien n’émeut, rien n’émerge de ça, c’est comme s’il ne s’était rien passé. Et puis c’est toujours aussi mal écrit et les interprétations sont toutes à côté de la plaque c’en est fascinant. Je ne sais pas comment King et Spielberg peuvent approuver la sortie d’une merde pareille, avec leurs noms au générique, tant c’est débile.

American Horror Story – Saisons 1&2 – FX – 2011/2012

10176051_10152522440682106_8073876740187630852_nDominique, nique, nique…

   3.0   Autant la première saison était parvenue à faire suffisamment illusion pour me rendre curieux de la suite, autant la deuxième fut parfois proche du calvaire, dans son ensemble. En fait, mes impressions se sont inversées. Ce climat, cette grandiloquence, ces excès qui devenaient légion dans Murder House rendait la chose assez jouissive sans que j’y vienne avec entrain non plus. Je me souviens d’un épisode pilot qui lâchait clairement les chevaux mais la suite semblait chaque fois, épisode après épisode, en garder sous la pédale. C’était agaçant. Je trouve Asylum pourtant meilleure et plus généreuse sur bien des points, c’est seulement trop hardcore pour moi. Trop pénible d’enchaîner. Et trop douloureux sur la durée. Je n’ai aucune affinité avec ce type de show grandiloquent et stylisé, ça ne me procure rien d’autre que de l’indifférence. Au début de cette deuxième saison, un épisode sur deux attirait un minimum mon attention. A la fin, hormis le dernier épisode relativement correct, je trouve tout long, faussement subversif car in fine hyper programmatique. Je garderais au moins en tête les deux superbes génériques d’ouverture. Mais je m’arrête là.

The Leftovers – Saison 1 – HBO – 2014

The Leftovers - Saison 1 - HBO - 2014 dans + 2014/2015 : Top10 Séries LeftoversThe sound of silence.

   9.0   Et une série supplémentaire sur le thème de la disparition ! Dans les plus estimées, citons Lost – du même showrunner – qui s’était aventuré dans des contrées folles, hallucinogènes, sur six saisons, en se contentant de s’intéresser à ses disparus, naufragés d’un crash échoués sur une île plus que mystérieuse. Evoquons la superbe série française Les revenants (que l’on trépigne de retrouver) qui faisait elle réapparaître des morts d’antan tragiquement partis dans un accident de car, au sein d’une petite ville montagneuse et patibulaire. Il faudra dorénavant compter sur The Leftovers. Nouveau produit HBO, tout beau, tout neuf, qui n’a pas fini de faire couler de l’encre.

     Dès le premier épisode on est saisit. La série contourne d’emblée les attentes et la linéarité en présentant le fléau en une scène, avant de suivre une journée banale mais agitée à Mapleton, journée de commémoration du troisième anniversaire du drame comme n’importe quel patelin commémorerait le 11 septembre. L’atmosphère est anxiogène. L’ambiance musicale forte. On y entend du Max Richter, du James Blake mais surtout, surtout Sweet love for planet earth de Fuck Buttons. Caviar. Gros frissons me concernant. Autant dire que c’était déjà gagné. A part ça je ne comprenais pas grand-chose encore mais l’ambiance globale suffisait à me rendre attentif, fasciné, impatient. En un épisode pilot d’1h11 tu sens le truc ultra puissant qui couve déjà.

     La magie de The Leftovers et ce pourquoi il en vient à constituer un terreau d’attente prochaine absolument hors norme se joue dans sa propension à brouiller le tissu commun, la norme qu’impose les différents registres, fantastiques ou dramatiques. C’était la narration alambiquée de l’île monde créée dans Lost. C’était le schéma traditionnel de l’enquête pervertie dans Twin Peaks. Pour ne citer que ces deux-là. En se plaçant trois ans après les événements, la série refuse d’enquêter sur le fléau lui-même mais fait le pari de suivre les survivants de ce fléau, ce que ces leftovers, ces restes, sont devenus dans une trivialité quotidienne redistribuée. Un monde nouveau qui abrite un chaos imminent, entre ceux qui souhaitent chaque jour se souvenir et se murer peu à peu dans le silence jusqu’à mourir et ceux qui tentent d’oublier et de survivre dans une nouvelle réalité. On peut le voir comme un Lost inversé. Voire même comme un contrechamp de Lost.

     Les épisodes défilent et il est bluffant de constater le rythme émotionnel que la série impose. Ce qu’elle distille d’émotions, d’ambiguïtés, de métaphores, de tragique sous-jacent tout en restant constamment indomptable, éloignée de toute standardisation, de l’emprise sensationnelle. Il se joue ici quelque chose d’autre que son simple pitch, des événements qui semblent dépasser la série elle-même, tout respire un désespoir inéluctable, l’impression d’un château de cartes avant la tourmente. Il y a pourtant d’abord une frustration à ne pas être beaucoup plus éclairé sur le phénomène, les origines autant que sa dimension, mais la série choisit de nous tenir à l’écart de tout arrangement explicatif, nous laissant dans le même flou que celui dans lequel se trouvent les personnages. En un sens elle semble dire que la folie provient ce qui est inexpliqué et/ou inexplicable. L’évocation majeure de la religion, notamment dans l’épisode 3 centré sur le pasteur puis le suivant avec le bébé de la crèche qui disparaît accentue ce trouble et ce désordre général glissant progressivement vers le chaos. C’est un cataclysme qui ébranle tout, jusqu’à la notion même de foi : ici un homme en vient à venir lyncher un révérend en plein sermon. Rappelons que la série en s’ouvrant sur les disparitions intégrait celle du pape. Si les créateurs ont appuyé sur l’Eglise c’est qu’ils savent l’Amérique camouflée, si désastre, derrière cette institution à priori inébranlable. L’être humain semble aux portes de sa propre décomposition, dans son confort autant que ses croyances.

     Il y a une beauté et une cruauté à voir ce que ce phénomène crée de multitudes recomposées, à constater que les idéaux d’antan sont soit bouleversés (Certains tentent encore de fermer les yeux) soit anéantis par cette nouvelle donne. Le chaos provient au fond d’un profond sentiment d’injustice, puisque chaque famille ne le vit pas selon la même intensité. C’est le cas pour cette femme qui s’est vu privée, en ce jour de 14 octobre, de son mari et de ses deux enfants – Une probabilité aussi faible que de gagner au loto. A l’opposé, certaines familles ont été entièrement épargnées. Une personne qui disparait sur cinquante ce n’est finalement pas suffisant pour ne pas tenter d’y survivre. Cette impression d’injustice ne cesse de planer jusque dans cette disparition du pape qui ira côtoyer un dangereux condamné à mort ravi de sa cellule de transit. L’ébranlement provient de là : Si encore on pouvait réfugier ce ravissement derrière une solution cartésienne ou la possibilité d’absolution, mais pas du tout. C’est une injustice cruelle, d’autant plus cruelle et injuste qu’elle est inexplicable. Pour tout le monde. Ainsi, comment ne pas concevoir de se laisser dériver vers la folie ou de croire en cet ésotérisme (les fameuses blouses blanches qui refusent de gaspiller leur salive et tentent de guider les hérétiques vers ce que l’on croit d’une part être une sorte de rupture émotionnelle – se séparer de son passé – mais dont on apprendra vite un tout autre dessein) quand on se trouve face à l’impensable, qui semble apparemment uniquement guidé par les lois du hasard ? Comprendre alors pourquoi cette femme et mère de famille quitte tout alors qu’elle a, par chance, semble-t-il encore tout – On verra aussi plus tard que ce n’est pas si prosaïque. La série est puissante sur ce qu’elle dit de la non acceptation de ce statut de privilégie qui peut échoir à certain au milieu du malheur indomptable des autres.

     C’est tout le programme d’un récit fou qui entremêle les destins, les triturent, les chevauchent, déjoue les attentes, use de faux-semblants. Ces guilty remnants n’acceptent pas l’oubli et c’est parce qu’ils ne l’acceptent pas qu’ils vivent dans ce silence, ne choisissant aucune compensation affective. A contrario, le personnage de Nora Durst, touché par le départ de toute sa famille, donne un sens à sa vie en sondant les victimes pour que le gouvernement puisse éventuellement éclaircir les origines. Eux choisissent la souffrance. La souffrance muette, sans échappatoire.

     Quand la série, dans l’ultime épisode de sa première saison, cumule les idées si hallucinantes qu’elle te procure un frisson tenace et continu, tu te dis que ça se pose là, que le show dont tu rêvais secrètement est arrivé. Assister à ce contrechamp vertigineux où Nora se trouve face aux répliques cirées de sa famille disparue, assis comme leur de leur disparition fait dores et déjà partie des plans les plus terrifiants ever. Ecouter Kevin raconter qu’avant ce jour il aurait voulu fuir le noyau familial et qu’il fut pétri de honte lorsqu’il a senti ses enfants heureux de voir qu’il n’avait pas disparu. Et que dire de ce cri de Laurie lors du chaos incendiaire, qui renvoi au cri sourd de son fils dans la piscine durant l’un des tous premiers épisodes ?

     Depuis Lost, quelle série jouait à ce point de cette sidération permanente ? The Leftovers parait pourtant plus ramassé, plus concentrée et concise que son modèle – Deux fois moins d’épisodes, déjà – ce qui du coup provoque cette impression de dévastation constante, dans chaque épisode, chaque séquence où l’on ne sait jamais où l’on va finir – entre réalité parallèle, personnages mystérieux, rêves indéchiffrables. Il faut aimer jouir de l’imprévisible. Et cette quête de la sidération parfaite – que l’on pourrait définitivement associée aux cinq dernières minutes de la saison 3 de Lost / Au « We have to go back » de Jack dans Lost, The Leftovers y répond via la plume de Mégan : « We made than remember » – semble être une constante en germe dans ce nouveau produit HBO.

     2014 aura vu naître deux bombes sérielles. Si True Detective semble marquer la quintessence du polar hypnotique, la perfection anthologique de l’année, huit épisodes qui se suffisent à eux-mêmes, The Leftovers est incontestablement – jusque dans son emphase et ses imperfections – la série (en devenir) la plus excitante, éprouvante, sidérante vue depuis longtemps. 

Rectify – Saison 1 – Sundance Channel – 2013

38.-rectify-saison-1-1024x575L’étranger.   

   7.0   Je suis très impatient de voir où la deuxième saison va me mener mais je pense qu’on tient là un futur standard, un indispensable. La série raconte la sortie de prison – grâce à une preuve Adn – d’un homme resté dans le couloir de la mort pendant 19 ans. On suit alors ses interactions avec ce monde qu’il ne reconnaît pas, entre l’accueil familial et le regard des autres, entre ceux qui le voient innocent et les autres toujours coupable du meurtre d’une jeune femme. Magnifique personnage que cet adolescent dans un corps d’adulte. La série est d’une extrême lenteur, apprivoisant ses déplacements, errements et perditions. Six épisodes magistraux, d’une puissance folle avec une fin qui laisse littéralement sur le carreau.

 

Sherlock – Saison 1 – BBC One – 2010

36. Sherlock - Saison 1

   5.0   Pas mal cette nouvelle adaptation de Sherlock Holmes. C’est une série en trois épisodes de 90 minutes, qui va à cent à l’heure, vraiment à cent à l’heure, ne s’apitoyant jamais, ne posant jamais, sur aucun gag, élément de récit ou autre facilité. Tout est réglé sur le tempo du personnage, aussi génial qu’antipathique. Le premier épisode de découverte est top, passionnant et jubilatoire puis tout en trouvant ça correct et hyper divertissant, je me suis gentiment lassé des deux suivants. Pas plus motivé que ça pour enchaîner sur la suite.

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