Archives pour la catégorie Simon West

Le flingueur – The mechanic – Simon West – 2011

Le flingueur - The mechanic - Simon West - 2011 dans Simon West le-flingueur-jason-statham-2-300x199Jason.   

   2.1   Du Statham de premier choix. Aucun intérêt. Et en plus c’est tout mou. A défaut d’avoir des choses à dire sur cet énième ersatz de film d’action sans idées, parlons de Jason Statham. Finalement, le film c’est lui. On dit J’ai vu tel film avec Jason Statham voire J’ai vu un Statham, on ne dit pas j’ai vu Le flingueur, encore moins J’ai vu Le flingueur de Simon West. Il y a en lui une présence captivante, capable de part sa gestuelle lente et sa rapidité d’exécution, d’envahir le cadre autant que de s’y fondre. Il lui faudrait faire des bons choix, aller vers le vrai film en mouvement, un film de chair, où l’on ressent les coups et les blessures, le film d’un vrai cinéaste qui se focaliserait davantage sur la dimension corporelle que sur les canons narratifs. Pour le moment tous les films dans lesquels il joue (et dont il contribue largement à leur offrir de la dynamique, Statham étant presque un élément de montage à lui seul, au moins équivalent aux boites de vitesse manuelle dans la saga Fast and Furious) ont en commun le fait qu’ils se ressemblent tous et n’aspirent qu’à être des petits scénarios sans imagination déroulant leur mécanique paresseusement ou efficacement, sans prise de risque. Excepté un film (une saga ?) : Expendables, que je n’aime pas mais dont je reconnais un intérêt notable. Dans Expendables tous cabotinent sauf Jason Statham, en sous régime, comme à l’accoutumé, mais en l’occurrence complètement à côté de la plaque. Il y a chez lui un jeu très minéral qui demande à s’embraser, qui me fascine et m’évoque parfois Grégoire Colin chez Claire Denis, ou Vincent Gallo chez Vincent Gallo ou Vincent Gallo encore chez Claire Denis, mais eux se sont embrasés. Un The American, par exemple (le sublime film d’action au ralenti avec Clooney) lui irait comme un gant. A titre comparatif il n’aura jamais l’exubérance d’un Denis Lavant, qui lui aussi est un acteur physique (que l’on retrouve aussi chez Denis (Beau travail) ce n’est pas un hasard et chez Carax (Les amants du Pont Neuf), le cinéaste du corps) mais il peut naître de ce corps en sourdine une folie, une violence sèche, pour une fois non dépourvue d’émotion, j’en suis quasi persuadé. Jusqu’ici il n’incarne jamais en substance. Il est le boucher, pas l’homme caché derrière le boucher. Mais j’y crois. On a bien fait de Gosling une machine aux apparences et aux motivations humaines (Drive) alors pourquoi pas Statham après tout…


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silencio


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