Archives pour la catégorie Stéphane Brizé

Une Vie – Stéphane Brizé – 2016

03. Une Vie - Stéphane Brizé - 2016Le trop plein de creux.

   3.5   Je n’ai pas lu Maupassant depuis l’école, tant mieux, ça évite ici de se lancer dans de vains comparatifs. Après avoir filmé Lindon en vigile de supermarché, Stéphane Brizé entreprend d’adapter le premier roman de Guy de Maupassant, soit la vie de Jeanne, fille d’aristocrates, jonchée d’épreuves, de petits bonheurs et de grands drames. Ça devrait être bouleversant mais à moins de créer de l’abstraction et du poétique – comme Malick avait su si bien le traduire dans The tree of life, par exemple – ce genre de grand récit et sa linéarité bien répétitive, au minimalisme trop corseté, s’avère aussi peu passionnant et touchant que Eternité, de Tran Anh Hung, la lourdeur et la grandiloquence (de la musique, des couleurs, des dialogues) en moins puisque Brizé choisit justement de ne s’intéresser qu’aux creux, les avants et après virages forts. J’ai un peu l’impression que Brizé se complait dans son hiératisme parce que « ce cinéma de la soustraction » marche, quelque soit le film, quelque soit le genre. Moi ça me gonfle. Mais sinon y a Judith Chemla, et je l’aime d’amour.

La loi du marché – Stéphane Brizé – 2015

maxresdefault   4.5   C’est pas mal, sur le papier. Mais d’une je n’avais pas du tout envie de ça ce soir-là et de deux je trouve le film de Brizé complètement dévoré par son dispositif. Alors, ça m’a complètement plongé dans un état dépressif donc si c’est l’effet escompté c’est plutôt réussi. J’étais vraiment pas bien en sortant. Mais je ne peux m’empêcher de trouver la démarche racoleuse. Le problème ce sont ces longues séquences, en fait ; Leur longueur crée de la performance là où c’était l’énergie du récit qui faisait la force de Ressources humaines, de Laurent Cantet ou encore de Deux jours, une nuit, des frères Dardenne, autres films d’entreprise grosso modo, bien meilleurs à mon sens. La loi du marché fait davantage petit laboratoire ou cas d’étude un peu lourd et didactique. Néanmoins il y a quelque chose qui saisit les tripes là-dedans. En un sens on est plus proche d’un Haneke qu’autre chose. Ça ne demande qu’à déborder, exploser, mais c’est archi maitrisé d’un bout à l’autre. Une maîtrise qui se déploie jusque dans la passivité du personnage central. A part ça, Lindon y est excellent.


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silencio


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