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La petite chambre – Stéphanie Chuat & Véronique Reymond – 2011

La petite chambre - Stéphanie Chuat & Véronique Reymond - 2011 dans Stephanie Chuat & Veronique Reymond 19488681

     4.8   Encore un joli film bien écrit, bien interprété. Encore un joli film avec un beau sujet. Encore un de ces films sans grande prétention qui affiche sa simplicité et sa sensibilité dans chaque plan. Discret comme les montagnes sur son affiche. C’est un film que j’aime bien, qui me touche beaucoup, essentiellement l’histoire de la jeune femme d’ailleurs, dont on apprend plus tard le traumatisme récent. S’il ne manque pas d’élégance, La petite chambre manque de personnalité, de subtilité dans sa mise en scène. De mise en scène tout court. Rien ne ressort vraiment de ce beau sujet. C’était aussi le cas cette année dans Angèle et Tony. La douleur du passé, la rencontre des âmes tuméfiées, oui mais comment en parler pour que ça marque ? La petite chambre est selon moi un peu meilleur. Et surtout il contient une des scènes les plus fortes de ce début d’année, dans les aveux de Rose à Edmond, sur ce passé qu’elle ne peut oublier, qui l’empêche d’avancer. C’est que Rose est l’infirmière à domicile d’Edmond. Ce dernier, aigri, peu bavard, ne souhaite qu’une chose, qu’on le laisse tranquille au milieu de ses fleurs et de sa musique. Avec cette femme quelques minutes au quotidien et un père qui voudrait le déplacer en maison de retraite il n’est pas gâté le pauvre Edmond. Et il y a cette photo qu’il observe sans cesse, de cette femme qui l’a quitté il y a quarante ans dans ces montagnes alpines. Rose l’assiste mais Rose n’est pas pour autant heureuse – séquence classique d’une fausse discussion sur le bonheur entre l’infirmière et son patient, premier signe d’un manque évident d’inventivité, d’une construction bien trop écrite – dans sa vie de tous les jours. On a accompagné Edmond, on accompagne maintenant Rose. Que l’on découvre en couple avec un homme. Il y a comme quelque chose de pesant, pourtant on sent comme une jolie alchimie entre les deux, mais il y a un drame, le genre de drame vécu à deux, qui disloque autant qu’il resserre. La peur de faire l’amour. Une chambre cachée. Les cinéastes multiplient les séquences autour de ce mystère, cette attente, c’est parfois très beau, parfois gluant (l’ampoule cassée, le fait divers dans le journal). Un enfant est mort. Mort-né. Un garçon qui voudrait rebondir, une femme qui se cloître dans son malheur. Cette rencontre entre ce vieil homme au seuil de la mort et cette infirmière qui a vu un peu d’elle mourir n’a rien d’étonnant, c’est attendu mais encore une fois c’est juste, c’est touchant. Et le film sera ça tout le temps. La fin est sublime d’ailleurs. Mais tout ça manque de folie, de lumière. Tout est très scolaire. Il manque ce truc qui me chamboulera, m’emportera, encore une fois ce n’est pas une question de sujet, ce n’est que de la mise en scène. Sage et fade pour un récit si puissant. Autrement, Florence Loiret-Caille est, comme chaque fois, épatante.


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