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Terminator, Dark fate – Tim Miller – 2019

19. Terminator, Dark fate - Tim Miller - 2019Allez, Hasta la vista, non ?

   4.5   Le simple fait qu’il s’ouvre sur la voix de Sarah racontant son rêve de fin du monde, comme elle se voyait jadis le raconter à Silberman dans une vidéo antérieure, place ce nouvel opus de la saga Terminator sur les traces de T2. Dans la foulée, la mère de celui qui a pour nous toujours symbolisé la résistance, raconte qu’elle a pu sauver ce 29 août 1997 des griffes de Skynet et du jugement dernier, mais qu’elle n’a pu (images à l’appui, elles sont assez perturbantes) sauver son fils, un an plus tard, tué brutalement au Guatemala par un autre T800.

     Quant à son sous-titre « Dark fate » il évoque largement le « No fate » gravé par Sarah sur une table en bois dans le désert mexicain. Il sera aussi question du Mexique ici, puisqu’on va rapidement comprendre qu’une certaine Dani, qui a l’instar de Sarah en 1984 ou de John en 1994 ne revête pas vraiment l’apparence d’une fille qui mérite d’être traquée ou protégée, sera le personnage central du film. Le Rev-9, nouveau modèle de Terminator sera chargé, lui, de la liquider. Quant à Grace, une humaine « augmentée » elle sera chargée de sa protection. Comme le T1000, le REV-9 est tout luisant quand il arrive dans sa bulle électrique au milieu des linges suspendus dans une résidence mexicaine. Comme Kyle, elle est éjectée du ciel chutant sur une route déserte sous un pont.

     Tout le film sera à l’image de ces apparitions et de son scénario ressassé : Il n’y aura aucune vraie surprise. Le peu de nouveauté se situe dans l’introduction (John Connor est mort) ou sur l’affiche : Linda Hamilton et Arnold Schwarzenegger feront tous deux partie du voyage. Et on prend plaisir à les retrouver car on a vraiment la sensation qu’ils évoluent dans la continuité de T2, enfin surtout Sarah Connor puisque le T800 est un autre T800 – avec cette idée forte qu’il est la déclinaison meurtrière de l’autre, qu’il a évolué comme l’autre aurait sans doute évolué, mais dans son inutilité et ses remords, avec un seul but, celui d’aider Sarah pour venger le fait qu’il ait tué son fils. C’est super intéressant, ça, d’avoir fait évoluer ce personnage sur le terrain de la culpabilité. Et d’autant plus beau que ça reprend la logique de Terminator 2, sur l’humanisation du robot.

     Il y a un problème majeur avec les scènes d’action. On a la sensation que le film mise tout sur la première course-poursuite, celle qui s’ouvre dans une usine et se ferme sur une bretelle d’autoroute, quand Grace et le Rev-9 s’affrontent pour la première fois. Cette longue séquence impressionne. Il y a du rythme, de la lisibilité, quelques marqueurs forts comme ce camion jaune, ces barres de fer, les yeux de Mackenzie Davis, le Rev-9 qui se dédouble. On sait que Sarah va venir à la rescousse, on le sent, mais on prend du plaisir malgré tout. Un plaisir qui peut rappeler celui du camion-grue dans Le soulèvement des machines, disons.

     A l’opposé de cette réussite somme toute relative, il y a la scène des avions cargo. Comment dire ? C’est affreux. C’est n’importe quoi, illisible, laid, indigeste, on ne comprend rien. Il n’y a plus d’enjeu puisqu’il n’y a plus de limite. Problème est que cette bataille d’avions (lol) sert d’introduction à l’affrontement final. Donc on a perdu le fil. On regarde ça de loin. Qu’importe les sacrifices pourvu que ça se termine et vite. C’était cool de voir Cameron revenir sur les rails de ce projet (puisqu’il en récupérait les droits) mais je pense très sincèrement que lui aussi s’en bat les reins, qu’il n’y a plus que les suites d’Avatar qui comptent à ses yeux. Il serait donc temps d’arrêter le massacre de cette franchise, non ? Sur un épisode moins pourri que le précédent, qui plus est (On se contente de ce qu’on a).

Deadpool – Tim Miller – 2016

15965180_10154320359197106_1760328371479267681_n     2.5   Enième sortie Marvel et comme d’habitude, c’est nul. Mais ce n’est pas nul pour les mêmes raisons qu’Avengers ou Captain America sont nuls. Là c’est nul car on te sert un truc qui se clame décomplexé et subversif mais qui semble sans cesse s’excuser de son insolence en te resservant les poncifs habituels malgré le fatras vulgaire et l’utilisation archi-méta qui fait sa pseudo originalité. On est vraiment dans le film de super-héros super-cool pour les adolescents boutonneux mangeant leur popcorn. Un truc pour ados qui n’ont plus onze mais quatorze ans, en gros. Après il y a du rythme hein (encore heureux) donc ça se regarde facilement mais c’est comme Kick-ass, c’est un film de gros beauf, plus agaçant et laid qu’autre chose.


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