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Paranormal activity 2 – Tod Williams – 2010

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Caméras écorchées.

   3.8   Je ne sais pas trop si ce second volet est meilleur que le précédent ou si c’est le simple fait de le voir à la maison, mais j’étais dedans, j’ai relativement marché, contrairement à l’indifférence que m’avait procuré le premier, au cinéma, que j’avais surtout trouvé risible de bout en bout. Je suis presque prêt à lui donner une deuxième chance étant donné que cette suite a réussi la seule chose que je recherche en me posant devant, à savoir me faire flipper, en l’occurrence autant pendant qu’après. J’ai la sensation cette fois d’un doux remplissage, et non d’une télé-réalité conjugale. De même je ressens moins cet abus de l’utilisation de l’image accélérée, ce qui faisait le sel du premier et devenait vite insupportable. L’idée était d’installer un plan fixe, au moyen des caméras de surveillance et d’accélérer le temps façon Sims la nuit jusqu’à ce qu’il se produise un mouvement. Principe hautement non cinématographique. Là, le principe est utilisé mais moins. Celui qui le remplace m’intéresse davantage : c’est la multiplication des plans de caméras de surveillance jouant quasi systématiquement sur le présent. L’heure du jour est chaque fois mentionnée en bas de l’écran mais le film se permet de recourir à l’ellipse. Ainsi, la succession, contrairement à l’accélération, n’appelle pas forcément un mouvement, ne le présage pas systématiquement. Chaque nuit est alors construite de manière similaire, quelques secondes sur une caméra puis sur une autre, six en tout. Parti pris redondant mais pas forcément ennuyant. Parfois il y a un mouvement, un bruit qui attirent l’attention, parfois rien du tout mais le simple fait de faire durer un peu les plans tient en haleine. Reste que l’effet de surprise du programme est échaudé dans la mesure où comme c’était le cas dans le précédent film, la tension s’avère forcément progressive et que l’on s’attend à souffrir davantage dans ses dix dernières minutes. Je n’en garderai pas grand-chose mais je voulais surtout dire que c’est le film même à découvrir chez soi, dans son canapé, en fin de soirée, toutes lumières éteintes ou légèrement tamisées (le simple fait de devoir faire quelques mètres pour rejoindre son lit est une épreuve) et non au cinéma. Et puis il y a une scène qui marche plus que toutes les autres, celle où la mère est seule dans sa cuisine, en plein jour – le film se permet même le risque de jouer sur la peur diurne. Ce qui marche dans cette séquence c’est que l’on est totalement pris au dépourvu, on est depuis le début en quête d’un infime mouvement ou d’un bruit étrange mais discret, régulièrement la nuit quand les personnages dorment – il y a bien de légers soubresauts anodins comme lorsque la chaise haute du bébé se renverse toute seule mais pas suffisamment notables pour créer un sursaut – tandis que là, au moment où l’on s’y attend le moins, le dérèglement opère puissance dix. Se retrouver seul dans sa cuisine après cela n’est pas un moment de tranquillité.


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silencio


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