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Life during wartime – Todd Solondz – 2010

life-during-wartime-1   5.9   Tout est question de mise en place. Comment raconter les vies respectives de trois sœurs tout en les enchevêtrant ? Solondz choisit d’abord le cas par cas. Ce seront avant tout deux d’entre elles que nous suivrons, sans savoir d’ailleurs que ce sont des sœurs. Solondz abandonne très vite l’idée du récit choral à sensation. Les relations qu’elles entretiennent ensemble importent moins le cinéaste que celles qu’elles ont au quotidien avec leurs hommes, ou bien leurs solitudes. Nous sommes en plein milieu aisé. L’american way of life donc. Mais son versant réaliste, celui que l’on ne soupçonne pas derrière tout ce spectacle des apparences bourgeoises tranquilles. Nos trois frangines ce sont comme nos desperate housewives. Elles n’ont d’heureux que leur paraître. Joy galère avec un mari junkie et pervers, alors qu’elle sort d’une relation difficile avec un type qui s’est finalement suicidé. Scène d’entrée en matière hallucinante. Helen, celle que l’on ne verra qu’une seule fois, mais reviendra parfois dans les discussions, entretient une haine de la famille bien appuyée par sa paranoïa maladive due à sa solitude de star déchue. Quant à la troisième, Trish, celle qui nous intéresse davantage, vit dans un mensonge qu’elle inculque à ses enfants pour les préserver dit-elle, qui veut que leur père ne soit pas le pédophile en prison qu’il est mais tout simplement mort. Elle entre dans une relation naissante avec un gentil bonhomme un peu gros, un peu vieux dont elle se surprend être attirée, mais ne sais plus si elle doit en parler à son fils, curieux et lucide (ça nous change) qui s’apprête à fêter sa bar-mitsva. Et comme si ça ne suffisait pas, c’est à cet instant que le père sort de taule… Il faut voir comment le récit est raconté, tout en fluidité, tout en simplicité. Life during wartime serait en quelques sortes une réponse généreuse et passionnante au dernier film nombriliste et chiant des Coen. Et puis même sans parler d’humour ou de prétention sur quoi que ce soit, le dernier Coen n’a pas de séquences comme celle de la retrouvaille père/fils du Solondz. Et puis c’est un film extrêmement touchant. Solondz a dépassé la barrière du film cynique auquel je m’attendais en livrant un film humain, tout simplement. Ce pourrait être grotesque c’est par instant bouleversant. 


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silencio


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